«C'est la folie»: un village allemand sonné par la violence des inondations

Les garages de la rue sont inaccessibles ; l'eau, qui a déjà commencé à refluer, arrive encore à la hauteur des genoux. (Photo, AFP)
Les garages de la rue sont inaccessibles ; l'eau, qui a déjà commencé à refluer, arrive encore à la hauteur des genoux. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

«C'est la folie»: un village allemand sonné par la violence des inondations

  • Les pluies diluviennes ont fait gonfler la petite rivière Nette, un affluent du Rhin qui d'ordinaire traverse paisiblement la commune à l'architecture médiévale
  • Les pluies diluviennes et les inondations qui ont frappé l'ouest de l'Allemagne ont fait au moins 42 morts et des dizaines de disparus

MAYEN: La surprise, puis la panique : l'eau qui a envahi les rues et les caves du pittoresque village de Mayen, en Allemagne, a fait passer une nuit d'angoisse aux habitants, encore sonnés par le "vacarme" et la furie des flots.


Si la commune de près de 20 000 habitants, lovée entre de vertes collines, n'a pas déploré de victimes, les pluies diluviennes et les inondations qui ont frappé l'ouest de l'Allemagne ont fait au moins 42 morts et des dizaines de disparus, les pires intempéries depuis plusieurs décennies dans le pays.


"Personne ne s'attendait à cela. D'où vient toute cette pluie ? C'est de la folie. Ça faisait un tel vacarme. A la vitesse à laquelle c'est arrivé, nous avons pensé : la porte est sur le point de s'effondrer", témoigne jeudi Annemarie Müller, rencontrée par une journaliste de l'AFP, après une nuit sans dormir.


Les pluies diluviennes ont fait gonfler la petite rivière Nette, un affluent du Rhin qui d'ordinaire traverse paisiblement la commune à l'architecture médiévale.

La caserne pompe 
"Nous nous sommes assis sur le balcon et avons regardé la Nette déborder, nous ne pouvions rien faire de plus. Tant qu'aucune vie n'est en jeu, c'est encore supportable", soupire la retraitée de 65 ans en contemplant son jardin inondé. 


Les garages de la rue sont inaccessibles ; l'eau, qui a déjà commencé à refluer, arrive encore à la hauteur des genoux.


"Nous avons eu de la chance", s'émeut sa voisine Andrea Schär : "la cave est complètement noyée et l'eau est montée à 4 cm du sol du rez-de-chaussée. C'était rapide, en 20 minutes toute la cave était pleine", témoigne cette femme de 55 ans.


Les habitants du village assurent n'avoir "jamais vécu ça". Beaucoup s'étonnent de la vitesse avec laquelle l'eau est montée.


"En 2016, nous avions déjà connu des inondations extrêmes, mais celles-ci les ont dépassées de loin. Nous étions préparés et avions mis en place des structures. Mais on ne peut jamais être préparé à 100 % à de tels événements...", constate Uli Walsdorf, chef adjoint du service d'incendie de Mayen.


Même les pompiers locaux en sont réduits à pomper l'eau dans le sous-sol de la caserne.

Maisons effondrées 
C'est l'activité la plus répandue dans les rues de Mayen jeudi matin. 


Ortrud Meyer, une éducatrice de 36 ans, cherche aussi à évacuer l'eau de sa cave. 


Elle vit à Mayen depuis 6 ans, sait bien ce qu'est une zone inondable et n'a donc pas d'objets de valeur dans son sous-sol. "Nous sommes conscients du danger, mais nous n'avons jamais rien vu de tel, assure-t-elle. Mon beau-père a presque 80 ans, il est de Mayen et dit qu'il n'a jamais vécu quelque chose comme ça".


Les habitants ont conscience d'avoir échappé à bien pire : à moins de 50 kilomètres de chez eux, le district d'Arweihler paie un lourd tribut à ces intempéries exceptionnelles : 18 morts y ont été dénombrés et de nombreuses personnes restent disparues.


Dans le village de Schuld, également traversé par une rivière, des maisons se sont tout bonnement effondrées, sous la violence des flots et plusieurs personnes sont décédées.


Localement, les pluies devraient encore se poursuivre jusqu'à vendredi avant une accalmie ce week-end.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.