Intempéries en Europe: au moins 42 morts en Allemagne, durement touchée

Intempéries en Europe: au moins 42 morts en Allemagne, durement touchée
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Intempéries en Europe: au moins 42 morts en Allemagne, durement touchée

  • A deux mois et demi des élections générales, plusieurs candidats ont accusé le changement climatique d'être la cause des ces orages particulièrement violents
  • La Belgique, où les intempéries ont fait deux morts, le Luxembourg et les Pays-Bas ont aussi subi d'importants dégâts

MAYEN: Pluies diluviennes et inondations ont frappé jeudi plusieurs pays européens, notamment l'Allemagne où les crues ont provoqué une catastrophe sans précédent depuis plus de deux décennies avec au moins 42 morts.


A deux mois et demi des élections générales, plusieurs candidats, dont le favori conservateur Armin Laschet, ont accusé le changement climatique d'être la cause des ces orages particulièrement violents.


La Belgique, où les intempéries ont fait deux morts, le Luxembourg et les Pays-Bas ont aussi subi d'importants dégâts.


Mais c'est dans l'ouest de l'Allemagne que la situation était jeudi la plus préoccupante.

Merkel «bouleversée»
"Je suis bouleversée par la catastrophe que doivent endurer tant de personnes dans les zones inondées", a réagi Angela Merkel, qui entame jeudi une visite officielle aux Etats-Unis.


Au moins 33 décès, dont 18 dans le seul district d'Ahrweiler (Rhénanie-Palatinat) étaient à déplorer à la mi-journée, selon la police.


Le bilan pourrait encore s'alourdir. Ainsi dans la commune de Schuld, au sud de Bonn, où six maisons en bord de rivière se sont effondrées, la police dénombre entre 50 et 60 disparus.


Dans la localité de Mayen, les rues étaient inondées. Les habitants de la région ont été invités à envoyer à la police des vidéos et des photos susceptibles de fournir des indices sur leurs proches disparus. 


"En 2016, nous avions déjà connu des inondations extrêmes, mais celles-ci les ont dépassées de loin", a témoigné Uli Walsdorf, chef adjoint des pompiers de la Mayen.


"Nous sommes conscients du danger, mais nous n'avons jamais rien vu de tel. Mon beau-père a presque 80 ans, il est de Mayen et dit qu'il n'a jamais vécu quelque chose comme ça", a renchéri Ortrud Meyer, 36 ans, consciente que la ville est en partie érigée sur une zone inondable.


Armin Laschet, favori pour succéder à l'automne à la chancelière, a annulé à la hâte une réunion de son parti en Bavière pour suivre la situation dans son État, le plus peuplé d'Allemagne.


"La situation est alarmante", a déclaré M. Laschet, qui a visité, chaussé de bottes en caoutchouc, des localités sous les eaux.


Dans cette vaste région, deux pompiers sont morts en intervention, tandis que deux hommes ont été noyés dans leur cave inondée.


Quelque 135.000 foyers étaient jeudi matin privés d'électricité. Faute de courant, les autorités ont entrepris d'évacuer les près de 500 patients de la clinique de Leverkusen.


Le ministre des Finances et candidat social-démocrate Olaf Scholz, candidat social-démocrate à la chancellerie, va lui aussi se rendre sur place pour estimer les dégâts et les aides fédérales à apporter. A deux mois et demi des élections, la candidate écologiste Annalena Baerbock va elle interrompre ses vacances.


Ces intempéries interviennent en effet en pleine campagne électorale et rappellent ainsi de précédentes crues à l'été 2002, que le chancelier Gerhard Schröder avait su affronter, avant d'être réélu face aux conservateurs.


L'ouest de l'Allemagne est frappé par des pluies diluviennes qui ont fait gonfler les rivières, arraché des arbres, inondé routes et maisons.


Les secours tentent d'évacuer les sinistrés, dont beaucoup se sont réfugiés sur le toit des maisons. Mais de nombreux accès sont bloqués, compliquant les opérations.


Les autorités ont appelé les habitants à rester chez eux si possible et à "se réfugier dans les étages supérieurs si nécessaire".


L'armée allemande va déployer 300 soldats dans les régions les plus touchées pour participer aux opérations de sauvetage.

«Accélérer» les mesures pour le climat 
C'est une "tragédie" dont l'ampleur est "loin d'être prévisible", a prévenu dans Bild le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer.


"Ces caprices météorologiques extrêmes sont les conséquences du changement climatique", a ajouté ce conservateur bavarois, pour qui l'Allemagne, doit "se préparer beaucoup mieux".


"Cela signifie que nous devons accélérer les mesures de protection du climat - au niveau européen, national et mondial", a renchéri M. Laschet, qui devance les écologistes dans les sondages.


Voisins des régions allemandes les plus touchées, la Belgique et le Luxembourg sont également affectés par les intempéries.


De "nombreuses" maisons sont inondées et "plus habitables" partout dans le pays et leurs habitants ont été évacués, selon les autorités luxembourgeoises.


En Belgique, l'armée a été déployée dans quatre des dix provinces du pays (Liège, Namur, Luxembourg, Limbourg) pour participer aux secours et notamment aux nombreuses évacuations. Des tentes ont été mises à disposition pour reloger des habitants de Spa, la ville thermale sous l'eau depuis mercredi.


Aux Pays-Bas, la province du Limbourg, bordée par l'Allemagne et la Belgique, a également déploré d'importants dégâts.  Plusieurs axes, dont une autoroute très fréquentée, ont été fermés face au risque de crues de fleuves et rivières.


Washington abat un drone iranien mais les discussions restent programmées

L’armée américaine a abattu le 3 février 2026 un drone iranien qui s’était approché de manière « agressive » du porte-avions Abraham Lincoln, ci-dessus, dans la mer d’Arabie. (Photo d’archives US Navy/AFP)
L’armée américaine a abattu le 3 février 2026 un drone iranien qui s’était approché de manière « agressive » du porte-avions Abraham Lincoln, ci-dessus, dans la mer d’Arabie. (Photo d’archives US Navy/AFP)
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  • Un avion américain a abattu un drone iranien près d’un porte-avions dans la mer d’Arabie, tandis que des incidents impliquant des navires ont ravivé les tensions entre Washington et Téhéran
  • Malgré ces incidents, les discussions entre les États-Unis et l’Iran restent prévues, avec des efforts diplomatiques intensifs menés par des pays médiateurs de la région

WASHINGTON: Un avion furtif américain a abattu mardi un drone iranien qui s'était approché d'un porte-avions américain dans la mer d'Arabie, mais les discussions prévues en fin de semaine entre les deux pays sont maintenues selon la Maison Blanche.

Depuis janvier et le vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang par le pouvoir iranien, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s'efforcent de réduire les tensions.

Dans ce contexte fébrile, deux incidents se sont produits mardi dans les eaux du Moyen-Orient.

Un avion de combat du porte-avions Abraham Lincoln a abattu le drone "en état de légitime défense et pour protéger le porte-avions et le personnel à bord", a expliqué le porte-parole du commandement américain pour la région (Centcom), le capitaine Tim Hawkins.

Ce navire a récemment été déployé dans le Golfe par le président Donald Trump, décidé à accentuer la pression sur l'ennemi iranien au moment où celui-ci étouffait les manifestations et à qui il veut arracher un accord sur le nucléaire.

Le Centcom a également confirmé que deux bateaux armés iraniens et un drone s'étaient approchés "à grande vitesse" d'un pétrolier sous pavillon américain, le Stena Imperative, et "menaçaient de l'aborder et le saisir".

Un destroyer américain a porté assistance au pétrolier, avec le soutien de l'armée de l'air, et l'a escorté hors de danger, selon la même source.

L'agence de presse iranienne Fars avait auparavant indiqué qu'un navire, entré "illégalement" dans le détroit d'Ormuz et "dans les eaux territoriales iraniennes", avait été "averti" et avait "immédiatement quitté la zone.

Téhéran a récemment menacé de bloquer le détroit, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, en cas d'attaque américaine.

- Efforts "très intenses" -

Malgré ces incidents, les pourparlers "restent programmés pour l'instant", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, alors que ces derniers jours, les deux pays ont semblé vouloir donner une chance à la diplomatie.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a annoncé mardi avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour des négociations directes avec les Etats-Unis, rejetant néanmoins toutes "demandes déraisonnables".

Une source arabe proche du dossier a indiqué à l'AFP que ces discussions auraient "probablement" lieu vendredi, en Turquie.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a toutefois souligné que si des pourparlers étaient bien prévus "dans les prochains jours", la date et le lieu précis faisaient toujours l'objet de "consultations".

"Tant la Turquie que Oman et d'autres pays de la région se sont montrés disposés à accueillir les pourparlers", a relevé le ministère, relayé par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Si le dialogue aboutit, "super". Mais dans le cas contraire, "de mauvaises choses se produiraient probablement", a prévenu le président Trump.

Abbas Araghchi a multiplié mardi les consultations avec ses homologues de la région. Il s'est entretenu successivement avec ses homologues du Qatar, de la Turquie, d'Oman et du Koweït.

Les efforts diplomatiques se "poursuivent de manière très intense", a affirmé le Qatar.

Quant à l'émissaire américain Steve Witkoff, il a rencontré à Jérusalem le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui l'a mis en garde, l'Iran ayant selon lui "prouvé de manière répétée que l'on ne pouvait pas faire confiance à ses promesses".

- Nucléaire -

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont accentuées après le mouvement de contestation iranien, déclenché par des manifestations contre le coût de la vie.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a recensé plus de 50.000 personnes arrêtées et a pu confirmer 6.872 morts, en grande majorité des manifestants.

Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17.000 décès en cours d'examen.

Mardi, Paris a estimé que les discussions irano-américaines devraient viser à mettre fin à la "répression" de Téhéran, "avant de "traiter des questions du nucléaire, des missiles, du soutien aux organisations terroristes".

Les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément.

Des négociations avec les Etats-Unis s'étaient tenues au printemps 2025, avant la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël, mais avaient notamment achoppé sur la question de l'enrichissement d'uranium.

Abbas Araghchi a indiqué dimanche sur CNN qu'un accord était "possible" mais dit attendre une levée des sanctions contre son pays, qui a exclu de discuter de ses capacités de défense et balistiques.


Iran : l'UE désigne les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
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  • Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE ont classé les Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste suite à la répression sanglante des manifestations en Iran
  • L’UE a également sanctionné 21 responsables iraniens, avec interdiction d’entrée sur le territoire et gel de leurs avoirs

BRUXELLES: Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi pour désigner les Gardiens de la révolution comme une "organisation terroriste", après la répression sanglante des manifestations en Iran, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.

"+Terroriste+, c'est bien ainsi que l'on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang", a aussitôt réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte", a assuré de son côté Mme Kallas, en marge d'une réunion ministérielle à Bruxelles.

Ces derniers ont donné leur feu vert à l'inscription des Gardiens iraniens dans la liste de l'UE recensant les organisations terroristes. Les Européens rejoignent ainsi d'autres pays comme les Etats-Unis, le Canada ou l'Australie.

La France avait annoncé dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire récente iranienne.

Les Européens ont aussi décidé jeudi de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l'Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. La liste de ces responsables iraniens a été publiée jeudi au Journal officiel de l'UE.

Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d'entrer dans l'UE et le gel de leurs avoirs sur le territoire des Vingt-Sept.


Trump dit qu'il "semble" que le Hamas va se désarmer

Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
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  • Donald Trump affirme que le Hamas « semble » prêt à se désarmer, une étape clé de son plan pour mettre fin à la guerre à Gaza
  • La deuxième phase de la trêve prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif israélien et le déploiement d’une force internationale

WASHINGTON : Donald Trump a dit jeudi qu'il "semblait" que le mouvement palestinien Hamas allait "se désarmer", ce qui est l'une des étapes cruciales prévues dans son plan de règlement du conflit à Gaza.

"Beaucoup de gens disent qu'ils ne se désarmeront jamais. Il semble qu'ils vont se désarmer", a déclaré le président américain pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Il a également relevé que le Hamas "nous a aidé avec les corps, leur rapatriement et sa famille est très reconnaissante", faisant référence au rapatriement des restes du dernier otage israélien du 7-Octobre, Ran Gvili, à qui Israël a rendu hommage mercredi lors de funérailles nationales.

Pour sa part, l'émissaire spécial Steve Witkoff s'est félicité que "nous ayons chassé les terroristes de là-bas et ils vont se démilitariser".

"Ils le feront parce qu'ils n'ont pas le choix. Ils vont abandonner. Ils vont abandonner les AK-47", a-t-il ajouté.

La veille, le Hamas s'était dit prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza aussi vite que possible.

Aux termes du plan du président américain pour mettre fin à la guerre de Gaza, un Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) doit administrer provisoirement le territoire palestinien sous la houlette du "Conseil de paix" présidé par M. Trump lui-même.

La deuxième phase de la trêve entrée en vigueur le 10 octobre dernier prévoit entre autres le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.