«Il faudra des semaines pour réparer»: après les inondations, l'heure du bilan en Belgique

Des voitures endommagées, des débris et des briques éparpillés dans la rue, à la suite de fortes pluies qui avaient provoqué de graves inondations dans la région, à Pepinster le 17 juillet 2021. Le nombre de morts des inondations dans l'est de la Belgique a atteint 24 le 17 juillet, alors que la police se rendait à la porte. à la recherche d'informations sur les habitants à risque et le Premier ministre a visité les villes dévastées. (AFP)
Des voitures endommagées, des débris et des briques éparpillés dans la rue, à la suite de fortes pluies qui avaient provoqué de graves inondations dans la région, à Pepinster le 17 juillet 2021. Le nombre de morts des inondations dans l'est de la Belgique a atteint 24 le 17 juillet, alors que la police se rendait à la porte. à la recherche d'informations sur les habitants à risque et le Premier ministre a visité les villes dévastées. (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 19 septembre 2023

«Il faudra des semaines pour réparer»: après les inondations, l'heure du bilan en Belgique

  • Cet homme de 44 ans s'estime pourtant «chanceux» : «des gens sont morts, alors perdre mes meubles, c'est vraiment la moindre peine»
  • «Chez moi, tout est fichu. L'eau est montée en 15 minutes mais il faudra des semaines pour tout réparer»


ANGLEUR: "L'eau se retire, les dégâts restent", constate amer Olivier Saelen, en vidant sa maison dévastée par les inondations historiques à Angleur, dans l'est de la Belgique, tandis que le reflux des eaux permettait samedi de mesurer l'étendue de la catastrophe.


Après les violentes précipitations des derniers jours, le soleil s'est levé sur une ville dévastée. Les rues rouvrent progressivement à la circulation et les habitants qui avaient fui les intempéries regagnent leurs domiciles.


Dans la rue principale, des dépanneuses évacuent de la chaussée des voitures cabossées, balayées par les eaux. Sur certains trottoirs, des trous béants sont encadrés de barrières blanches et oranges.


"Chez moi, tout est fichu. L'eau est montée en 15 minutes mais il faudra des semaines pour tout réparer", explique encore Olivier Saelen, en montrant du doigt le sol boueux de son salon qu'il a entièrement vidé.


Cet homme de 44 ans s'estime pourtant "chanceux" : "des gens sont morts, alors perdre mes meubles, c'est vraiment la moindre peine".


Dans cette commune proche de Liège, bordée par l'Ourthe, affluent de la Meuse, deux personnes ont été découvertes mortes à leur domicile vendredi et la police frappait encore aux portes samedi à la recherche d'éventuelles victimes.


Le dernier bilan, samedi à la mi-journée, faisait état d'au moins 24 morts dans l'ensemble du pays.


"Depuis hier, on entend des sirènes et des hélicoptères. Comme si on avait besoin de ça après la pandémie", soupire Angela Celliere, 60 ans, tout en raclant l'eau qui stagne encore dans son entrée.

Odeur de mazout 

Les rues alentour sont tapissées de boue et jonchées des meubles gorgés d'eau dont les habitants se débarrassent petit à petit.


Une odeur d'essence flotte dans l'air : des cuves à mazout se sont déversées dans les caves inondées puis dans les rues au moment du reflux.


A l'entrée de la bibliothèque municipale, Aurélie Nisot, animatrice, jette sur le bitume des dizaines de livres gonflés d'eau. "On n'avait jamais vu ça. Un peu d'eau dans les caves, oui, mais là c'est inédit", assure-t-elle.


Seule une épicerie épargnée par la montée des eaux était ouverte samedi matin, le gros des commerçants constatant, atterrés, l'ampleur des dégâts.


"Je ne sais pas quand je pourrai rouvrir ma boutique, il faut tout remplacer", raconte John Theunis, gérant du salon de coiffure Studio 87, où l'eau est montée jeudi à plus d'un mètre.


Son salon à l'ambiance "vintage" ne sera "plus jamais le même" : "J'avais des strapontins venant d'un cinéma de Liège des années 1950 et un siège de l'exposition universelle de 1958 (à Bruxelles)… Quel gâchis", déplore le jeune homme de 33 ans.

Reprise de la circulation 

A quelques centaines de mètres, les instituteurs de l'école maternelle sont tout aussi affligés.


Pour circuler dans les couloirs, il faut slalomer entre les débris et les pupitres renversés. Dans les classes, les murs rose et vert sont tachés de terre, les étagères sont renversées et les jouets éparpillés.  


"Il y a tellement de travail. J'espère qu'on pourra ouvrir à la rentrée", lance Sophie Djokalaj, institutrice de petite section, venue aider à nettoyer les lieux avec sa fille et son mari. Elle a du mal a retenir ses larmes.


Des milliers de personnes restaient samedi privées d'eau potable, de gaz, d'électricité ou de réseau téléphonique. Le trafic ferroviaire devrait rester perturbé de longues semaines dans les zones les plus touchées au sud et à l'est du pays.


La Croix-Rouge de Belgique a ouvert un numéro de compte pour venir en aide aux personnes touchées. Une journée de deuil national est prévue mardi 20 juillet.


Le Premier ministre Alexander De Croo s'est rendu samedi dans plusieurs zones sinistrées, dont les communes de Rochefort (Sud) et Pepinster (Est) en compagnie de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.


"J'ai eu le cœur serré en rencontrant des gens qui ont perdu leur maison, les économies d'une vie", a-t-elle déclaré sur Twitter, en promettant l'aide de l'Europe.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Short Url
  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Short Url
  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

Short Url
  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.