Le fils d'un critique iranien enlevé exige la libération de son père

Sharmahd, un informaticien de 66 ans qui a fui l'Iran il y a quatre décennies, était le porte-parole d'un groupe cherchant à renverser le gouvernement iranien. (Twitter/@NagiNajjar)
Sharmahd, un informaticien de 66 ans qui a fui l'Iran il y a quatre décennies, était le porte-parole d'un groupe cherchant à renverser le gouvernement iranien. (Twitter/@NagiNajjar)
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Publié le Samedi 17 juillet 2021

Le fils d'un critique iranien enlevé exige la libération de son père

  • Jamshid Sharmahd, 66 ans, est atteint de la maladie de Parkinson
  • Il aurait été arrêté par des agents iraniens en juillet de l'année dernière, dans un hôtel proche de l'aéroport international de Dubaï

LONDRES : Le fils d'un dissident américano-iranien enlevé par Téhéran a exhorté la communauté internationale à demander justice pour son père, qui n'a pas été vu en public depuis plus d'un an, rapporte le journal The Independent.

Shayan Sharmahd, 33 ans, fils de Jamshid Sharmahd qui a été kidnappé à Dubaï l'année dernière, déclare: « Je dirais simplement:" Ne vous taisez pas, nous devons parler. C’est résolument le moment“. Et cela s’adresse non seulement à tous les peuples, mais à tous les gouvernements et organisations. Cela concerne tout le monde. »

« Mon père a dit que la seule façon de se débarrasser du régime était de sensibiliser le public, en montrant ce qu'il faisait - en ripostant avec la même arme. »

Sharmahd, un informaticien de 66 ans qui a fui l'Iran il y a quatre décennies, était le porte-parole d'un groupe cherchant à renverser le gouvernement iranien.

Il aurait été arrêté par des agents iraniens en juillet de l'année dernière, dans un hôtel proche de l'aéroport international de Dubaï.

À la suite de son enlèvement, Téhéran a révélé qu'il avait appréhendé le binational dans “une opération complexe“ et diffusé une prétendue confession à la télévision d'État, où Sharmahd a admis avoir dirigé une attaque contre la ville iranienne de Shiraz qui a fait 14 morts.

Cependant, Amnesty International, qui a mis en lumière son cas et fait part de ses craintes pour sa vie, déclare que sa famille a nié qu'il était impliqué dans l'une des violences dont Téhéran l'avait accusé.

Sa famille ajoute qu'il souffre de la maladie de Parkinson et qu'il a probablement manqué de soins médicaux pendant sa détention.

Shayan pense que le gouvernement iranien "cherche à intimider tous les dissidents"

Il ajoute: « Cela ressemble un peu à un acte de désespoir, comme s'ils étaient coincés dans leurs derniers retranchements. Le monde prend lentement conscience du fait que le régime qui dirige le pays – ce que le peuple iranien refuse –cherche à intimider toute la planète. »

L'avocat américain de la famille, Jason Poblete, avertit que l'Iran est responsable de l'enlèvement de dissidents basés à l'étranger depuis quatre décennies afin d'acquérir une influence politique et d'envoyer un message d'intimidation.

« Ils ont essayé d'assassiner Sharmahd en 2009 », dit-il. « Les Iraniens l’ont fait plusieurs fois. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.