Le Premier ministre israélien fait machine arrière sur la prière à Al-Aqsa

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett préside la réunion hebdomadaire du cabinet à la Knesset, à Jérusalem, le 19 juillet 2021. (Photo, AP/Gil Cohen-Magen/Pool)
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett préside la réunion hebdomadaire du cabinet à la Knesset, à Jérusalem, le 19 juillet 2021. (Photo, AP/Gil Cohen-Magen/Pool)
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Publié le Mardi 20 juillet 2021

Le Premier ministre israélien fait machine arrière sur la prière à Al-Aqsa

  • Le bureau de Naftali Bennett a indiqué lundi qu'il accepte sans équivoque que le statu quo n'a pas changé
  • Osama Al-Sharif, assure que «même si Bennett a renoncé pour l'instant, en réalité, Israël continuera d’ignorer l'accord relatif au statu quo»  

DJEDDAH : Le nouveau Premier ministre israélien a fait machine arrière lundi, après avoir affirmé que les Juifs ont droit à la «liberté de culte» à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, le troisième site le plus saint de l’Islam.

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Un Palestinien discute avec des gardes-frontières israéliens à Hébron, une poudrière traditionnelle dans la Cisjordanie occupée par Israël, le 18 juin 2021. (Photo, AFP/Mosab Shawer)

 

Le site est géré par la Jordanie à travers le Waqf islamique, et les Juifs ont le droit de le visiter, sans pour autant y prier. Le bureau de Naftali Bennett a indiqué lundi qu'il accepte sans équivoque que le statu quo n'a pas changé.

Les Palestiniens ont été outrés de voir dimanche plus de 1 600 extrémistes juifs défiler sur le site. Les forces de l’ordre israéliennes ont tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes sur les fidèles musulmans de la mosquée Al-Aqsa pour se frayer un passage.

Les ultranationalistes juifs célébraient Tisha Be Av, un jour de deuil et de repentir qui commémore la destruction de deux temples il y a plus de deux mille ans. Les Juifs croient que l'enceinte au sommet de la colline maque leur ancien emplacement et l'appellent le Mont du Temple, le site le plus sacré du judaïsme.

Sous l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, des extrémistes juifs ont fréquemment fait irruption dans le complexe sous protection policière, et ont provoqué des affrontements avec les fidèles musulmans.

L'analyste politique et chroniqueur d'Arab News, Osama Al-Sharif, assure que «même si Bennett a renoncé pour l'instant, en réalité, Israël continuera d’ignorer l'accord relatif au statu quo et de permettre aux groupes juifs d’envahir le site».

«À un moment, un incident effroyable va entraîner une autre intifada ou même une guerre régionale. Le monde doit placer des limites aux violations israéliennes avant qu'une telle catastrophe ne se produise».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.