Indonésie: les musulmans prient ensemble pour l'Aïd en dépit de la flambée épidémique

A Bandung, des habitants ont déroulé leur tapis de prière devant leur maison. (AFP)
A Bandung, des habitants ont déroulé leur tapis de prière devant leur maison. (AFP)
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Publié le Mardi 20 juillet 2021

Indonésie: les musulmans prient ensemble pour l'Aïd en dépit de la flambée épidémique

  • Du fait de ce regain épidémique, les hôpitaux de Jakarta et de l'ensemble de l'île de Java sont actuellement débordés, et le pays est confronté à une pénurie d'oxygène
  • L'archipel de près de 270 millions d'habitants a connu une grave flambée épidémique à l'issue du Ramadan en mai, au cours duquel des millions de personnes avaient voyagé

JAKARTA: Les fidèles indonésiens se sont rassemblés mardi à l'extérieur des mosquées pour prier à l'occasion de la plus importante fête musulmane, l'Aïd al-Adha ou fête du Sacrifice, en dépit des consignes visant à éviter les regroupements face à la flambée épidémique dans l'archipel.


Les autorités ont interdit les rassemblements de grande ampleur, y compris pour le sacrifice du mouton, et exhorté les fidèles à ne pas non plus se rassembler pour la prière.


A Jakarta et dans plusieurs régions de cet archipel, qui est le pays musulman le plus peuplé au monde, beaucoup ont suivi la consigne de ne pas se rendre dans les mosquées. Mais ils se sont néanmoins rassemblés à leurs abords, notamment dans les rues.


A Bandung, des habitants ont déroulé leur tapis de prière devant leur maison.


Le président Joko Widodo a appelé ses concitoyens à prier chez eux, plutôt que de prendre le risque de contracter le coronavirus dans les rassemblements publics.


"En pleine pandémie, il y a des choses que l'on doit sacrifier", a-t-il déclaré lors d'un discours télévisé. "L'intérêt du public doit être la priorité."


L'archipel de près de 270 millions d'habitants a connu une grave flambée épidémique à l'issue du Ramadan en mai, au cours duquel des millions de personnes avaient voyagé.


L'Indonésie a annoncé lundi le chiffre record de 1.338 décès liés au Covid-19 sur 24 heures.


Le nombre quotidien de nouvelles contaminations est actuellement supérieur à 50.000, ce qui est dix fois plus que ce qu'il était début juin.


Des points de contrôle ont été mis en place sur les routes de l'île de Java et les vols intérieurs sont soumis à des contrôles accrus pour empêcher les personnes de voyager afin de rendre visite à leurs proches.


Du fait de ce regain épidémique, les hôpitaux de Jakarta et de l'ensemble de l'île de Java sont actuellement débordés, et le pays est confronté à une pénurie d'oxygène.


De plus en plus de patients sont refoulés des centres hospitaliers ou accueillis dans des tentes installées à leurs abords. Et nombre de décès se produisent désormais au domicile des malades.


Depuis le début de l'épidémie, l'Indonésie totalise officiellement 2,9 millions de cas, et près de 75 000 décès. Mais faute de tests et d'un traçage suffisant des cas, les experts estiment que le bilan de la pandémie dans l'archipel est en fait beaucoup plus lourd.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.