La reprise saoudienne se confirme avec la levée des mesures de confinement

Mohammed Al-Jadaan a précisé que certains secteurs montraient des signes de redressement post-confinement. (AFP/Fichier)
Mohammed Al-Jadaan a précisé que certains secteurs montraient des signes de redressement post-confinement. (AFP/Fichier)
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Publié le Jeudi 03 septembre 2020

La reprise saoudienne se confirme avec la levée des mesures de confinement

  • Le ministre de l’Investissement, Khalid Al-Falih, a annoncé que 506 nouvelles licences commerciales avaient été accordées au premier semestre de cette année
  • Le tourisme intérieur a augmenté de 18% en juin par rapport à l'année précédente, tandis que le taux d'occupation des hôtels se situe de nouveau entre 85 et 90 %

RIYAD: Des communiqués de presse de deux ministres saoudiens montrent que la reprise économique se profile en Arabie saoudite, et ce, alors que la stratégie du Royaume pour la lutte contre les effets de la pandémie de coronavirus (Covid-19) s’achève.

Le ministre de l’Investissement, Khalid Al-Falih, a annoncé que 506 nouvelles licences commerciales avaient été accordées au premier semestre de cette année, avec un regain d'activité en juin compensant en partie la forte baisse qui avait eu lieu en avril et mai en raison des mesures de confinement, qui ont sévèrement réduit l'activité d'investissement mondiale.

Le ministre s’est dit « encouragé par la résilience dont a fait preuve l’économie saoudienne au premier semestre de l’année 2020 ». Il a également ajouté que « les données économiques positives pour le mois de juin nous donnent confiance dans la capacité de l’économie saoudienne de surmonter l’impact de la Covid-19 » et « que la croissance des investissements étrangers commencera à retrouver la forte dynamique des dernières années. »

Par ailleurs, le ministre des Finances, de l'Économie et de la Planification, Mohammed Al-Jadaan, a déclaré lors d’un forum virtuel que certains secteurs montraient des signes de redressement avec la levée des mesures de confinement vers la fin du premier semestre de l’année.

Le tourisme intérieur a augmenté de 18% en juin par rapport à l'année précédente, tandis que le taux d'occupation des hôtels  - pratiquement à zéro au début du printemps - se situe de nouveau entre 85 et 90 %, a précisé le ministre. « Les résultats sont très positifs depuis le mois de juin et la réouverture de l’économie. Nous nous remettons sur pied, mais nous devons être prudents et nous souvenir que nous ne sommes pas encore sortis d’affaire. »

Al-Falih partage cette note d’optimisme prudent. « Cette année a sans aucun doute été une année de défis sans précédent, et la trajectoire de l'économie à court terme dépendra du virus ». Le ministre de l’Investissement a mis en évidence des preuves encourageantes d'une reprise. « D'autres données récentes ont également indiqué une augmentation de l'activité économique vers la fin du deuxième trimestre, ce qui signifie que l'économie pourrait connaître une croissance de rattrapage significative alors que le Royaume lève prudemment certaines mesures de confinement », explique un communiqué du ministère.

Le communiqué fournit des chiffres de l'Autorité monétaire saoudienne (SAMA) indiquant que les transactions au point de vente ont connu une hausse de 78,5% en glissement annuel en juin pour atteindre un niveau record de 8,35 milliards d’euros (37 milliards de rials saoudiens), après de fortes baisses en avril et en mai.

De même, les données publiées par le ministère de l’Industrie et des Ressources minières ont révélé que les investissements des usines industrielles nouvellement autorisées se sont élevés à 581 millions de dollars en juin (490 millions d’euros), après un net ralentissement en avril et mai.

La résilience des marchés locaux de la dette

Mohammed Al-Jadaan a affirmé que la pandémie de Covid-19 avait touché l’économie saoudienne « comme un train à vapeur » en mars. « Nous ne nous attendions vraiment pas à cela. Cette année a été la plus difficile depuis 100 ans, et le monde entier a souffert », a-t-il déclaré lors d’un forum en ligne organisé par la société d’informations financières Euromoney.

Le ministre des Finances a ajouté que les réformes de la Vision 2030 avaient aidé le Royaume à mettre en œuvre sa réponse à la pandémie et il a souligné la solidité des réserves financières détenues par la SAMA et par d'autres institutions financières du pays.

Il a noté qu'une cinquantaine de pays avaient été déclassés par les agences de notation en raison de la crise économique due à la pandémie, mais que l'Arabie saoudite avait conservé un statut « stable ». Il a également souligné la résilience des marchés locaux de la dette et le bon accueil réservé par les marchés internationaux aux émissions d'obligations saoudiennes.

Les sociétés américaines, britanniques et indiennes constituent le plus gros contingent dans les entreprises répertoriées dans les nouvelles données de licence. Elles investissent dans l'entrepreneuriat, l'éducation, les services financiers et le logement, ainsi que dans les technologies industrielles, de fabrication et de l'information.

Al-Jadaan a applaudi le travail du G20 - l’organisation des dirigeants qui doit se réunir à Riyad en novembre - pour avoir collecté des fonds pour des projets médicaux, notamment pour la recherche d'un vaccin contre le virus.


Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.