La crise de l’eau alimente le cours des manifestations en Iran

Sur cette photo, prise par une personne non employée par l'Associated Press et obtenue par l'agence à l’extérieur du territoire iranien, des étudiants universitaires assistent à une manifestation à l'Université de Téhéran, en Iran, le 30 décembre 2017. (Photo, AP)
Sur cette photo, prise par une personne non employée par l'Associated Press et obtenue par l'agence à l’extérieur du territoire iranien, des étudiants universitaires assistent à une manifestation à l'Université de Téhéran, en Iran, le 30 décembre 2017. (Photo, AP)
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Publié le Mercredi 21 juillet 2021

La crise de l’eau alimente le cours des manifestations en Iran

  • La minorité ethnique arabe en Iran, qui vit principalement dans la province du Khouzestan, riche en pétrole, affirme être confrontée depuis longtemps à la discrimination
  • La grogne ne cesse de croître face à la mauvaise gouvernance, au chômage élevé et à un taux d'inflation de plus de 50 %

DUBAÏ : Les manifestations contre les pénuries d'eau dans le sud-ouest de l'Iran se sont poursuivies mardi pour une sixième nuit de violences consécutive, tandis que les résidents de la capitale Téhéran scandaient des slogans contre le gouvernement, selon des vidéos publiées mercredi sur les réseaux sociaux et les médias iraniens.

Plusieurs vidéos sur les médias sociaux montrent des forces de sécurité qui ont recours aux gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants. L'agence de presse semi-officielle Fars indique que des «émeutiers» ont abattu un policier et blessé un autre dans la ville portuaire de Mahshahr, dans la province du Khouzestan.

Dans la ville d'Izeh, une vidéo montre des manifestants qui scandent «Reza Shah, que Dieu bénisse ton âme», une référence au roi qui a fondé la dynastie Pahlavi, plus tard renversée par la révolution islamique de 1979.

Divers groupes d'opposition et militants ont appelé à manifester pour soutenir le mouvement au Khouzestan. Des vidéos, qui ont fait surface mardi soir et mercredi matin, montrent des femmes qui scandent «à bas la République islamique» dans une station de métro à Téhéran. Dans la nuit, certaines personnes dans la capitale ont exprimé leur colère avec des slogans contre le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

Reuters n'a pas pu authentifier de façon indépendante les vidéos.

Au moins deux jeunes hommes ont été abattus lors des manifestations. Des responsables ont accusé les manifestants armés, mais des militants ont déclaré sur les réseaux sociaux que les deux victimes été tués par les forces de sécurité.

La minorité ethnique arabe d'Iran, qui vit principalement dans la province du Khouzestan riche en pétrole, affirme être confrontée depuis longtemps à la discrimination. Une manifestante arabe semble crier face aux forces de sécurité dans une vidéo : « Monsieur ! Monsieur! La manifestation est pacifique. Pourquoi tirez-vous ? Personne n'a pris votre terrain ni votre eau».

L'Iran est confronté à son pire épisode de sécheresse en cinquante ans. La crise de l'eau a affecté les ménages, l'agriculture et l'élevage, et conduit à des pannes d'électricité.

L'économie iranienne est paralysée en partie par les sanctions imposées principalement à son industrie pétrolière par l'ancien président américain Donald Trump en 2018, ainsi que par la pandémie de Covid-19. Les employés, dont des milliers dans le secteur crucial de l'énergie, et les retraités ont protesté pendant des mois, et leur grogne ne cesse de croître face à la mauvaise gouvernance, au chômage élevé et à un taux d'inflation de plus de 50 %.

Il y a eu au moins 31 manifestations à travers l'Iran lundi et mardi, avec notamment des rassemblements de travailleurs et d'agriculteurs, selon l'agence de presse dissidente des militants des droits de l'homme (HRANA).

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.

 

 


Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
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  • Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation
  • Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins

LA MECQUE: Sous des températures dépassant les 40°C, Inas Gamal s'est résolue à rester dans la chambre, climatisée, de son hôtel, pour faire, entre le lever et le coucher du soleil les prières du hajj, qui débute lundi en Arabie saoudite.

"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman.

"Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil.

"J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle.

Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs.

Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques.

Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Le seul obstacle" 

Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc.

"Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni.

Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde.

Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins.

Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C.

Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam.

Coups de chaleur 

Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros.

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures.

Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur.

En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités.

Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur.

Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".


L'Iran "n'abandonnera pas le Hezbollah", assure le groupe libanais

Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
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  • Le Hezbollah affirme avoir reçu un message iranien confirmant que Téhéran continuera de soutenir le mouvement libanais malgré les tensions régionales et la guerre avec les États-Unis
  • Selon le Hezbollah, la dernière proposition iranienne transmise à Washington via des médiateurs pakistanais inclut un cessez-le-feu au Liban dans le cadre d’un accord visant une “fin permanente” du conflit

BEYROUTH: Le Hezbollah a affirmé samedi qu'un message en provenance de l'Iran montrait qu'il n'abandonnerait pas le groupe libanais pro-iranien, et que la dernière proposition de Téhéran visant à mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis incluait un cessez-le-feu au Liban.

Le Hezbollah a indiqué dans un communiqué que son chef Naïm Qassem avait reçu un message du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, assurant que l'Iran "ne renoncera pas à son soutien aux mouvements qui réclament la justice et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah".

Dans la dernière proposition iranienne transmise à Washington par des médiateurs pakistanais visant à obtenir "une fin permanente" de la guerre, la demande d'inclure le Liban dans le cessez-le-feu a été mise en avant, ajoute le communiqué.