Le pape François «profondément attristé» par l'explosion de Bagdad

Le pape François a également transmis ses condoléances aux familles et aux amis des personnes tuées dans l'explosion. (Photo, AFP)
Le pape François a également transmis ses condoléances aux familles et aux amis des personnes tuées dans l'explosion. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 juillet 2021

Le pape François «profondément attristé» par l'explosion de Bagdad

  • Plus de 30 morts et des dizaines de blessés dans l'attentat à la bombe le plus meurtrier de la capitale irakienne depuis six mois
  • Le cardinal Sako, qui se trouve actuellement à Erbil, a demandé de prier pour les musulmans célébrant l'Aïd, pour la paix et la stabilité en Irak, ainsi que pour l'Église.

ROME: Le pape François a déclaré qu'il était «profondément attristé» par la perte de vies humaines lors de l'attentat à la bombe de mardi sur un marché très fréquenté de Bagdad.

L'explosion, qui a eu lieu sur le marché d'Al-Wuhailat alors que les familles se préparaient pour l'Aïd al-Adha, a fait plus de 30 morts et des dizaines de blessés. Il s’agit de l'attentat à la bombe le plus meurtrier de la capitale irakienne depuis six mois.

Dans un message adressé au nonce apostolique en Irak, l'archevêque Mitja Leskovar, le pape a déclaré: «Aucun acte de violence n’arrêtera ceux qui s'efforcent de promouvoir la réconciliation et la paix.»

Le chef de l'Église catholique romaine, qui s'est rendu en Irak il y a quelques mois, a également transmis ses condoléances aux familles et aux amis des personnes tuées dans l'explosion.

Le chef de l'Église catholique chaldéenne, le cardinal Louis Raphaël I Sako, qui a accompagné le pape lors de son voyage de quatre jours en mars, a déclaré à Radio Vatican: «C'était un véritable massacre, à la veille de la fête musulmane. C'est une chose tragique, mais malheureusement ce n'est pas la première fois.»

«Il n'y a ni sécurité ni stabilité en Irak, et cette attaque n'en est que le dernier exemple en date. C'est un problème moral: la corruption et le meurtre de personnes innocentes sont des actes immoraux», a-t-il ajouté.

Le cardinal Sako, qui se trouve actuellement à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, pour la retraite spirituelle du clergé chaldéen, a demandé de prier pour les musulmans célébrant l'Aïd, pour la paix et la stabilité en Irak, ainsi que pour l'Église.

Lors de la visite du pape en Irak, le cardinal a déclaré: «Il a changé la mentalité des gens en Irak. On respecte maintenant la diversité et l’on ne parle plus de chrétiens et de musulmans, mais d’Irakiens, en tant que frères et sœurs.» Il a également exprimé l'espoir de voir «une classe politique irakienne au service du bien commun».

P. Giuseppe Ciutti, un prêtre italien qui a apporté sa contribution dans un camp de réfugiés à Qaraqosh, dans le nord de l'Irak, a déclaré à Arab News: «Nous espérions une amélioration de la situation, mais des faits comme l'attaque du marché d'Al-Wuhailat à Bagdad montrent malheureusement qu’il y a encore beaucoup à faire pour pouvoir dire que les choses vont mieux.

«J'ai entendu dire que les autorités irakiennes ont également arrêté un homme qui essayait d'entrer dans un autre hôpital avec une bombe. C'est un conflit entre chiites et sunnites ou entre chiites et chiites, une lutte pour le pouvoir et l'argent, et il n'y a donc pas de morale.

«Cependant, nous sommes des hommes d'espoir. Le pape François nous a dit que nous devions continuer à travailler dans le bon sens et à apporter notre contribution pour que l'Irak puisse enfin trouver la paix», a-t-il ajouté.

Ciutti a indiqué que pendant qu'il se trouvait dans la ville irakienne de Mossoul, le pape avait prié pour toutes les victimes de la violence en cours en Irak, affirmant que l’ensemble de la composition religieuse et culturelle du pays «était affaibli par la perte de n’importe lequel de ses membres, même minime.»

«Nous sommes tous des composantes d'une mosaïque en Irak. Et chaque pièce est absolument précieuse. Si nous vivons tous ensemble en paix, nous pouvons faire un travail fantastique. C'est pourquoi, comme le dit le pape, la violence ne doit pas nous empêcher de poursuivre notre travail», a déclaré Ciutti.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.