Avec ses armes hypersoniques, la Russie a une «longueur d'avance»

Un missile balistique intercontinental porteur d'armes nucléaires Yars RS-24 durant la traditionnelle parade de la Fête de la Victoire le 7 mai à Moscou: bien qu'antérieur à la technologie hypersonique, l'arsenal nucléaire est un atout pour la défense russe qui dispose de presque la moitié des capacités mondiales. (Photo, Archives/AFP)
Un missile balistique intercontinental porteur d'armes nucléaires Yars RS-24 durant la traditionnelle parade de la Fête de la Victoire le 7 mai à Moscou: bien qu'antérieur à la technologie hypersonique, l'arsenal nucléaire est un atout pour la défense russe qui dispose de presque la moitié des capacités mondiales. (Photo, Archives/AFP)
Un missile balistique intercontinental porteur d'armes nucléaires Yars RS-24 durant la traditionnelle parade de la Fête de la Victoire le 7 mai à Moscou: bien qu'antérieur à la technologie hypersonique, l'arsenal nucléaire est un atout pour la défense russe qui dispose de presque la moitié des capacités mondiales. (Photo, Archives/AFP)
Un missile balistique intercontinental porteur d'armes nucléaires Yars RS-24 durant la traditionnelle parade de la Fête de la Victoire le 7 mai à Moscou: bien qu'antérieur à la technologie hypersonique, l'arsenal nucléaire est un atout pour la défense russe qui dispose de presque la moitié des capacités mondiales. (Photo, Archives/AFP)
Le système de missiles anti-aérien S-400 est un autre fleuron de l'industrie russe de la défense. (Photo, Archives/AFP)
Le système de missiles anti-aérien S-400 est un autre fleuron de l'industrie russe de la défense. (Photo, Archives/AFP)
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Publié le Vendredi 23 juillet 2021

Avec ses armes hypersoniques, la Russie a une «longueur d'avance»

  • Capable de voler jusqu'à Mach 9 et d'une portée théorique de 1000 km, le Zircon fait partie des armes «invincibles» annoncées en grande pompe en 2018 par Poutine
  • La Chine a dévoilé son premier missile hypersonique en 2019 et Washington a réactivé plusieurs programmes en sommeil. La France s'est aussi lancée dans la course

MOSCOU : L'Avangard, le Kinjal, et maintenant le Zircon... Lancée plus tôt dans la course aux missiles hypersoniques, la Russie a selon des experts une "longueur d'avance" en la matière, qu'elle pourrait utiliser comme levier de négociations sur le contrôle des armes.

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Le président russe Vladimir Poutine (5ème à partir de la gauche) visite le centre de contrôle de la défense nationale pour superviser le lancement d'essai du missile hypersonique Avangard, à Moscou, le 26 décembre 2018. (Photo, Archives/AFP)

Capable de voler jusqu'à Mach 9 et d'une portée théorique de 1000 km, le Zircon a réussi cette semaine un nouveau test qui le rapproche de sa mise en service dans la marine russe, où il équipera des frégates et, à terme, des sous-marins nucléaires.

Ce missile hypersonique fait partie des armes "invincibles" annoncées en grande pompe en 2018 par Vladimir Poutine, accompagnées d'un avertissement aux pays occidentaux: "Ecoutez-nous maintenant!"

Deux sont déjà en service: le missile Kinjal, qui équipe l'armée de l'air et surtout "l'arme absolue" du président russe, le planeur hypersonique Avangard. Pouvant emporter une charge nucléaire, il vole jusqu'à 33000 km/h et change de façon imprévisible de cap ou d'altitude, le rendant quasiment impossible à intercepter.

Des armes destinées "à intimider l'Occident", estime l'analyste indépendant Alexandre Golts, Vladimir Poutine ayant répété à plusieurs reprises que leur développement était une réponse au bouclier anti-missiles américain.

A Washington et à l'Otan, l'essai de lundi n'est pas passé inaperçu. "Les nouveaux missiles hypersoniques de la Russie sont potentiellement déstabilisants et posent des risques importants" car ils peuvent transporter des charges nucléaires, a réagi lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

Un responsable de l'Otan a pour sa part dénoncé auprès de l'AFP des missiles qui "créent un risque accru d'escalade et d'erreur de calcul", assurant que l'Alliance atlantique "ne reproduira pas ce que fait la Russie".

En matière d'armes hypersoniques, l'avance technologique russe est indéniable. "Personne d'autre que la Russie n'en a, mais tout le monde en veut", souligne Alexandre Golts.

La Chine a dévoilé son premier missile hypersonique en octobre 2019 et Washington a réactivé plusieurs programmes en sommeil. La France s'est aussi lancée dans la course.

"Les Russes sont tout à fait conscients que leur longueur d'avance est temporaire", souligne Igor Delanoë, directeur-adjoint de l'Observatoire franco-russe et spécialiste des questions de défense.

"Les Américains vont combler leur retard à l'échelle de quelques mois, un an et demi ou deux ans tout au plus".

Plus que leur vitesse, finalement pas supérieure à celle d'un missile balistique intercontinental, les armes hypersoniques sont redoutables pour leur capacité à changer de direction et non suivre une trajectoire prévisible, rendant obsolètes les défenses antimissiles.

Ces dernières années, plusieurs responsables américains se sont notamment inquiétés du danger de ces armes pour les porte-avions, extrêmement vulnérables.

Pour autant, plusieurs analystes estiment que les missiles hypersoniques n'apportent rien de réellement révolutionnaire.

"L'Avangard est une réussite scientifique remarquable mais d'un point de vue militaire, il n'y a absolument aucune différence entre ça et une ogive nucléaire banale", assène Alexandre Golts.

A ses yeux, Moscou dispose déjà d'une arme invincible: "son arsenal nucléaire, presque la moitié des capacités mondiale".

Pourquoi alors dépenser des milliards pour de tels missiles?

"L'idée n'est pas nécessairement d'utiliser ces armes (...) mais de montrer que n'importe quelle arme que quelqu'un développe, vous l'aurez en premier. Vous serez toujours à la pointe", souligne Cameron Tracy, du Centre pour la sécurité et la coopération internationale de l'Université de Stanford (Etats-Unis).

La Russie pourrait notamment profiter de son avantage pour ramener les Etats-Unis à la table des négociations en matière de contrôle des armes.

"C'est une stratégie courante de développer de nouveaux systèmes d'armes non pas dans l'idée de les déployer, mais comme moyen de négociation", relève Cameron Tracy

Mi-juin, la rencontre entre Vladimir Poutine et le président américain Joe Biden a abouti à un court texte sur la mise en place d'un "dialogue sur la stabilité stratégique", une rupture après les années Trump marquées par l'abandon du traité russo-américain INF sur les missiles de portée intermédiaire.

En attendant que ce dialogue aboutisse, ou pas, on assiste "certainement à la phase d'ouverture d'une course aux armements", estime Hans Kristensen, expert en armes nucléaires à la Federation of American Scientists.

"Une course dangereuse pour savoir qui a la capacité de détruire les installations de l'autre camp en premier", ajoute-t-il: "personne ne sait vraiment comment ça va se terminer".


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.