Les inondations en Belgique lancent la polémique sur le système d'alerte

Les fortes crues provoquées par plusieurs jours de pluies diluviennes ont causé la mort d'au moins 36 personnes les 14 et 15 juillet. (Photo, AFP)
Les fortes crues provoquées par plusieurs jours de pluies diluviennes ont causé la mort d'au moins 36 personnes les 14 et 15 juillet. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

Les inondations en Belgique lancent la polémique sur le système d'alerte

  • Onze personnes étaient encore portées disparues, selon le dernier bilan vendredi du centre de crise national
  • Des sinistrés se sont plaints de ne pas disposer de toutes les informations, notamment sur un barrage saturé dont les vannes ont été ouvertes

BRUXELLES : Le bilan des inondations en Belgique aurait-il pu être moins lourd ? Critiquée par des sinistrés pour un manque d'anticipation, la région de Wallonie (Sud) a promis la transparence sur les failles supposées du système d'alerte aux risques de crues.

Dans un communiqué, le ministre wallon du Climat Philippe Henry estime que la "clarté complète" est due à la population et que son administration doit fournir des explications.

Des sinistrés se sont en effet plaints de ne pas disposer de toutes les informations, notamment sur un barrage saturé dont les vannes ont été ouvertes, sans que tous les riverains n'aient été évacués préventivement.

Les fortes crues provoquées par plusieurs jours de pluies diluviennes ont causé la mort d'au moins 36 personnes les 14 et 15 juillet, principalement dans les vallées de l'est de la Wallonie, la partie francophone de la Belgique.

Onze personnes étaient encore portées disparues, selon le dernier bilan vendredi du centre de crise national.

Or, les gestionnaires d'un système d'alerte européen sur les risques de crues (European Flood Awareness System, Efas) affirment qu'entre le 10 et le 14 juillet ils ont envoyé "plus de 25 notifications aux autorités nationales compétentes" des pays traversés par le Rhin et la Meuse.

Leurs prévisions faisaient état dès les 9 et 10 juillet d'"un risque élevé d'inondation pour le bassin de la Meuse, touchant la Belgique", ont-ils aussi relevé sur leur site dès le lendemain du drame, le 16 juillet.

A qui sont parvenues ces notifications ? Ont-elles été bien transmises ? Les autorités belges ont-elles réagi trop tard? 

Philippe Henry explique avoir entendu depuis une semaine, dans les communes sinistrées, ces "questions légitimes", auxquelles il veut apporter une réponse.

Une première est arrivée vendredi après-midi: l'administration de sa région, le Service public de Wallonie (SPW), a assuré que "seuls quatre des 24 emails" reçus de l'Efas du 10 au 14 juillet concernaient le territoire régional.

Ces "notifications" étaient émises parfois "avec un certain niveau d'incertitude", s'est défendu le SPW dans un communiqué. Les risques évoqués concernaient l'Ourthe, qui se jette dans la Meuse, mais ni ce grand fleuve lui-même, ni la Vesdre (autre affluent).

«Episode pluvieux inédit»

"Il est important de rappeler que même les prévisions les plus pessimistes en matière de précipitations ont été largement dépassées par cet épisode pluvieux inédit, tant par son intensité que par la superficie du territoire touché en particulier sur la Vesdre", ajoute cette administration.

Au cœur des interrogations en Belgique figure aussi la question du délestage de ce barrage situé à Eupen (est), en amont des communes de la vallée de la Vesdre.

Son délestage, le 14 juillet dans l'après-midi, a conduit certaines communes à ordonner des évacuations au bord de la Vesdre, alors que d'autres ont visiblement mal anticipé un renforcement du débit de cette rivière.

La commune de Verviers, qui compte parmi les plus touchées par les inondations, avec des milliers d'habitants à reloger, diffusait à sa population un message rassurant peu avant cette opération.

"Nous sommes au courant du délestage d’eau prévu par le barrage d'Eupen d’ici 17H00. Par mesure de précaution, et à la suite d’un arrêté du gouverneur, certaines communes ont fait évacuer les zones à risque", écrivait la commune sur son site. "Toutefois, Verviers ne devrait pas être impactée de manière significative", était-il ajouté.

Pour éclaircir cette question des barrages, M. Henry s'est engagé à confier à un bureau d'études "une analyse indépendante sur la gestion des voies hydrauliques". Il souhaite disposer de conclusions "dès la fin de l'été".

Ces inondations ont également fait au moins 177 morts dans l'ouest de l'Allemagne. Des crues ont aussi touché le Luxembourg, les Pays-Bas puis l'Autriche quelques jours plus tard mais sans y faire de victime.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.