Après les inondations meurtrières, un typhon menace l'est de la Chine

Dans la ville meurtrie de Zhengzhou, une métropole de 10 millions d'habitants, pompiers et secouristes s'activaient vendredi avec d'immenses pompes pour retirer les volumes d'eau accumulés dans les rues. (Photo, AFP)
Dans la ville meurtrie de Zhengzhou, une métropole de 10 millions d'habitants, pompiers et secouristes s'activaient vendredi avec d'immenses pompes pour retirer les volumes d'eau accumulés dans les rues. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

Après les inondations meurtrières, un typhon menace l'est de la Chine

  • Une alerte orange a été émise à l'approche du typhon In-Fa, qui devrait toucher terre ce week-end dans une zone qui compte des dizaines de millions d'habitants
  • Les intempéries ont entraîné l'évacuation de plus de 395 000 personnes et causé pour plus de 8,5 milliards d'euros de dégâts

ZHENGZHOU : Au moins 56 morts: trois jours après des pluies dévastatrices dans le centre de la Chine, le bilan s'est alourdi vendredi alors qu'un typhon menace désormais Shanghai et sa région.

La météorologie chinoise a émis vendredi une alerte orange à l'approche du typhon In-Fa, qui devrait toucher terre ce week-end dans une zone, qui compte des dizaines de millions d'habitants. 

Il se situe pour l'heure à quelque 600 kilomètres des côtes du Zhejiang (est), une des provinces limitrophes de Shanghai.

In-Fa ("feu d'artifice"), dont les vents peuvent atteindre plus de 150 kmh, est accompagné de pluies torrentielles, a mis en garde l'Agence météorologique chinoise. 

Plus à l'ouest, le Henan (prononcer: "Renane"), troisième province de Chine par la population avec près de 100 millions d'habitants, a été frappé par des précipitations record ces derniers jours, qui ont transformé les rues en torrents de boue.

Zhengzhou, sa capitale, a été particulièrement meurtrie, au point qu'une rame de métro a été engloutie mardi, faisant 12 morts. 

Vendredi, le bilan des intempéries a été revu à la hausse alors que les secours déblaient toujours les zones sinistrées.

Au moins 56 personnes ont péri, a indiqué l'agence de presse officielle Chine nouvelle, évoquant également des disparus. Plus tôt, un bilan des autorités locales de Zhengzhou avait fait état de 51 victimes.

Pompes et bulldozers

Dans la métropole de 10 millions d'habitants, pompiers et secouristes s'activaient vendredi avec d'immenses pompes pour retirer les volumes d'eau accumulés dans les rues.

Les intempéries ont entraîné l'évacuation de plus de 395 000 personnes et causé pour plus de 65,5 milliards de yuans (8,5 milliards d'euros) de dégâts, ont annoncé vendredi les autorités municipales.

Sur un bulldozer, une quinzaine d'habitants sont évacués à la hâte. Certains ont pu prendre quelques affaires. D'autres n'ont rien et sont torse nu.

A la sortie d'un tunnel du centre-ville, beaucoup restent stupéfaits devant l'entassement de dizaines de véhicules emportés par les flots mardi.

Mais des policiers interdisent aux badauds et aux journalistes de prendre photos ou vidéos.

Des corps sont encore susceptibles de se trouver à l'intérieur des véhicules submergés.

Au bord d'une avenue encore boueuse, Chen Yan cherche à quitter Zhengzhou. 

"Il n'y a presque aucun train aujourd'hui. Sans voiture, c'est difficile de quitter la ville", peste la trentenaire, bloquée à Zhengzhou depuis trois jours.

Les fortes pluies se concentrent désormais plus au nord.

Radeaux de fortune

A 90 km de Zhengzhou, l'agglomération de Xinxiang et ses environs sont comme coupés du monde. La rivière Wei est sortie de son lit, selon la télévision publique CCTV.

Ses images montrent des sauveteurs en train d'utiliser un ponton amovible pour évacuer des habitants. Près de 9.000 personnes ont ainsi été mises à l'abri.

Il en reste 19 000 à évacuer, a précisé la chaîne.

Dans une rue de Weihui, l'eau arrive jusqu'aux genoux, voire jusqu'au cou par endroits.

Des volontaires participent aux secours.

"L'idée c'est qu'il n'y ait pas deux équipes au même endroit qui fassent la même chose", explique Zhang Luyang, un grand jeune homme équipé d'une lampe frontale et d'un gilet de sauvetage.

A ses côtés, Liu Long, 30 ans, écoute attentivement.

"Je ne suis pas un professionnel des secours et je ne sais pas nager [...] mais je voulais aider physiquement", confie-t-il.

Les habitants coincés sont évacués sur des canots pneumatiques ou des radeaux de fortune composés de portes ou de tôles.

"Il ne reste rien

Ce sont surtout les personnes âgées pour qui la situation reste difficile, car le niveau d'eau complique toute sortie. 

Un retraité tente malgré tout de se faufiler dans une artère inondée avec son vélo, dont les roues sont entièrement couvertes d'eau.

Dans une localité voisine, des centaines de personnes sont venues trouver refuge dans l'hôtel de Liang Long.

"Leurs villages ont été rasés, il ne reste rien", se désole-t-il. 

L'hôtel, situé à une vingtaine de kilomètres des zones les plus touchées, reçoit encore des appels à l'aide. 

"La nourriture de notre hôtel est en train de s'épuiser". 

Le changement climatique est montré du doigt pour expliquer les pires intempéries survenues dans la région depuis le début des relevés météorologiques il y a 60 ans.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.