Une nouvelle loi britannique pourrait traiter les journalistes comme des espions

Le ministère de l'Intérieur a souligné que les travaux sur la loi sont toujours «en cours et n'ont pas abouti à une conclusion». (Photo, Reuters/Archives)
Le ministère de l'Intérieur a souligné que les travaux sur la loi sont toujours «en cours et n'ont pas abouti à une conclusion». (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

Une nouvelle loi britannique pourrait traiter les journalistes comme des espions

  • Les médias s’inquiètent des graves conséquences pour les journalistes et leur capacité à demander des comptes aux gouvernements
  • Le Home Office affirme que la liberté de la presse fait partie intégrante du processus démocratique du pays

LONDRES : Le gouvernement britannique a défendu vendredi sa position concernant sa proposition de révision de la loi sur les secrets officiels et a affirmé que la liberté de la presse faisait partie intégrante du processus démocratique du Royaume-Uni.

«Il est faux de prétendre que les propositions exposeront les journalistes au risque d'être traités comme des espions et qu'ils resteront, à juste titre, libres de demander des comptes au gouvernement», a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur à Arab News.

Le porte-parole a de plus ajouté «Nous allons introduire une nouvelle loi afin que les services de sécurité et les forces de l'ordre puissent faire face aux menaces en évolution qui guettent l’État et protéger les données sensibles. «Cependant, cela sera équilibré dans le but de protéger la liberté de la presse et la capacité des personnes qui alertent l'opinion à demander des comptes aux organisations en cas d'allégations graves d'actes répréhensibles».

En début du mois de juillet, le gouvernement britannique a proposé une nouvelle loi pour contrer les menaces qui bravent l'État. Cela comprenait une révision de la loi sur les secrets officiels, une loi qui garantit fondamentalement la protection des secrets d'État et des informations officielles.

Selon le gouvernement, la loi proposée vise en grande partie à moderniser les lois existantes sur le contre-espionnage et à améliorer la capacité du gouvernement à protéger les données officielles.

Les réformes proposées ciblent les lois sur les secrets officiels de 1911, 1920 et 1939, qui décrivent les principales infractions d'espionnage, ainsi que la loi sur les secrets officiels de 1989, qui régit la loi sur la «divulgation non autorisée de documents officiels et sa divulgation ultérieure».

Cette décision a fait grand écho dans les médias britanniques, où elle est largement interprétée comme ayant de graves conséquences pour les journalistes et leur capacité à demander des comptes aux gouvernements.

Certains médias ont affirmé que si la loi est adoptée, les journalistes seront traités comme des espions et cela signifie que le gouvernement peut traiter les cas de divulgation non autorisée et les actes d'espionnage absolument de la même manière.

Bien que le gouvernement britannique assimile les actes d'espionnage à des cas de divulgation non autorisée en termes de gravité, il a néanmoins souligné dans le nouveau document législatif qu'«il existe des différences dans les mécanismes et les motivations des infractions d'espionnage et de divulgation non autorisée de secrets d’état».

L'annonce est intervenue peu de temps après que les domiciles de deux personnes ont été perquisitionnés en Angleterre la semaine dernière par des policiers et des responsables du bureau du commissaire à l'information dans le cadre de la fuite d'images compromettantes de caméras de sécurité de l'ancien ministre de la Santé Matt Hancock et de son assistante Gina Coladangelo dans son bureau ministériel.

Si la nouvelle loi est adoptée, cela signifiera que de telles fuites d’informations seront classées comme dangereuses et criminelles.

Dans le passé, la loi sur les secrets officiels était utilisé pour poursuivre les individus responsables de la divulgation d'informations sensibles, au sujet des activités des services de sécurité, par exemple, à des journaux.

Le ministère de l'Intérieur a souligné que les travaux sur la loi sont toujours «en cours et n'ont pas abouti à une conclusion».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.