Covid-19: les opposants au pass sanitaire à nouveau dans la rue

Des manifestants anti pass sanitaire en France. Photo AFP/ Archives
Des manifestants anti pass sanitaire en France. Photo AFP/ Archives
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

Covid-19: les opposants au pass sanitaire à nouveau dans la rue

  • «Pour la liberté» et «contre la dictature sanitaire»: des dizaines de manifestations sont à nouveau prévues samedi dans toute la France, contre l'extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions
  • Le pass sanitaire, «nous nous en serions bien passé si le contexte était différent», a dit le ministre de la Santé Olivier Véran, face à des lecteurs du Parisien. «On y mettra fin à la minute où nous le pourrons», a-t-il promis

PARIS : "Pour la liberté" et "contre la dictature sanitaire": après une première mobilisation nationale le 17 juillet, des dizaines de manifestations sont à nouveau prévues samedi dans toute la France, contre l'extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions.

Près de 110.000 manifestants sont attendus sur l'ensemble du territoire, selon les autorités. Ces manifestations interviennent alors qu'une très large majorité de français (76%) approuve la décision du président Emmanuel Macron de rendre obligatoire la vaccination pour les personnels soignants et d'autres professions, avec sanctions à la clef, selon un sondage Elabe pour BFMTV le 13 juillet.

L'extension du pass sanitaire (vaccination complète ou test négatif récent) recueille aussi une majorité d'approbations. Le pass sanitaire, "nous nous en serions bien passé si le contexte était différent", a dit le ministre de la Santé Olivier Véran, face à des lecteurs du Parisien. "On y mettra fin à la minute où nous le pourrons", a-t-il promis.

"Quand 90 ou 95% de la population sera vaccinée, on aura 300 cas par jour au lieu de 20.000. On vivra alors avec le Covid, jusqu'à ce qu'il disparaisse de lui-même", a également affirmé le ministre. Devant le Sénat, vendredi soir, il a expliqué que les modèles "prédisent une vague forte avec un impact hospitalier qui pourrait être très dur à la mi ou à la fin août". 

A Paris, trois manifestations ont été déclarées auprès de la préfecture, depuis la place de la Bastille jusqu'à la porte de Champerret, ainsi qu'entre la Place Malraux et les Invalides, et à 14H30 au Trocadéro. "Venez tous ! Liberté !", a tweeté mercredi l'ex numéro deux du FN et président des Patriotes Florian Philippot, à l'initiative du rassemblement parisien sur la place du Trocadéro.

Au moins une dizaine de rassemblements sont prévus en Auvergne-Rhône-Alpes, y compris à Lyon où la mobilisation démarrera à 15H00 depuis la place Bellecour (2e arrondissement). A Annecy, la manifestation déclarée se double d’un rassemblement public d’échanges et de débats à l’appel des organisateurs des premières manifestations, dès mars, "pour la liberté", et sans masques. 

Dans la région Grand Est, un rassemblement est organisé dès 13H00 sur la place Kléber à Strasbourg pour dire "non au pass sanitaire et à la réforme des retraites".  A Toulouse, le rendez-vous est fixé à 14H00 dans le centre-ville, malgré l'interdiction "à tout rassemblement revendicatif non déclaré" émis par la préfecture. 

D’autres appels à manifester ont été lancés, entre autres, à Lille, Marseille, Belfort, Nantes, Besançon ou Colmar, à chaque fois dans l'après-midi.

"Accentuer la pression"

Regroupée autour des mots-dièses #manif24juillet, #PassDeLaHonte ou #liberté sur les réseaux sociaux, l'opposition aux mesures gouvernementales pour lutter contre le Covid-19 fédère des manifestants anti-masques, anti-vaccins ou anti-confinement aux revendications protéiformes. Samedi dernier, plus de 110.000 personnes avaient manifesté dans toute la France contre la vaccination, la "dictature" ou le pass sanitaire, dont 18.000 à Paris réparties en plusieurs cortèges et 96.000 dans le reste du pays, selon le ministère de l'Intérieur.

Pendant la semaine, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale et le Sénat, suivant le parcours parlementaire du projet de loi anti-Covid, dont l'adoption est attendue à la fin du week-end. Pour enrayer la progression du variant Delta, le président Emmanuel Macron a présenté le 12 juillet une série de mesures. 

Source de débats et objet de nombreux amendements à l'Assemblée nationale, la présentation d'un pass sanitaire (parcours vaccinal complet ou test récent) est entrée partiellement en vigueur mercredi.  Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs, son extension pour les cafés, restaurants et trains est prévue au début du mois d'aout.

Avant même l'adoption de ces mesures de durcissement, leur simple annonce par le président Emmanuel Macron a accéléré la vaccination: 58% de la population totale (39 millions de personnes) avaient vendredi reçu au moins une dose (et 48% sont complètement vaccinés), contre respectivement 53% et 40% le 10 juillet. Une disposition du nouveau texte, en cours d'examen au Sénat après une adoption en première lecture à l'Assemblée nationale, ouvre la voie à un licenciement pour les travailleurs d'établissements recevant du public qui refuseraient d'obtenir un pass sanitaire.

Le projet de loi prévoit également l'obligation vaccinale pour les soignants, sapeurs-pompiers ou encore les professionnels auprès des personnes âgées.


Présidentielle: des candidats se plaignent d'un «déséquilibre» du temps de parole

Le président du CSA, Roch-Olivier Maistre, lors d'une séance photo au festival Cannes International Series 2019 au Palais des festival de Cannes, le 8 avril 2019. (Valerie Hache/AFP)
Le président du CSA, Roch-Olivier Maistre, lors d'une séance photo au festival Cannes International Series 2019 au Palais des festival de Cannes, le 8 avril 2019. (Valerie Hache/AFP)
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  • Après le 1er janvier 2022, des règles plus strictes s'appliqueront dans la perspective du scrutin présidentiel
  • Chaque candidat et ses soutiens devront avoir accès aux quatre tranches horaires (matin, journée, soirée, nuit) de manière équitable

PARIS :Des discours rediffusés à trois heures du matin et des interviews qui tournent en boucle dans la nuit noire: plusieurs candidats à la présidentielle se plaignent des pratiques des chaînes d'info qu'ils accusent de «jouer» avec les règles pour respecter les temps de parole.

«Cnews profite de la nuit pour rattraper son retard d'insoumission à l'antenne ! Le meeting de Jean-Luc Melenchon y est passé deux fois dans la nuit de dimanche à lundi» dernier, s'est exclamé cette semaine le député LFI Adrien Quatennens, joignant le CSA à «mettre de l'ordre».

La France Insoumise n'est pas la seule formation à s'inquiéter d'interventions de leur candidat en «diffusion nocturne» pour «contourner la règle du pluralisme» politique

Rappelant que le phénomène n'est pas nouveau, François Asselineau, candidat du parti pro-Frexit UPR, se souvient, lui, qu'en 2017, il passait «quelques fois en boucle sur BFMTV, à une heure où personne ne regardait la télévision».

Fin 2020, LCI s'était vue reprocher de diffuser des interventions de l'écologiste Yannick Jadot à des heures tardives. Contacté par l'AFP, LCI assure: «On a pu se faire taper sur les doigts dans le passé pour des rediffusions nocturnes, mais maintenant c'est complètement marginal, vraiment».

- «Marginal» -

Au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui veille au temps de parole dans les médias, on précise qu'il n'est «pas interdit d'effectuer des diffusions nocturnes».

Mais «si on est amené à constater, notamment pour des chaines d’info permanentes, qu’il y a beaucoup de diffusions nocturnes, le CSA sera amené à intervenir», a promis son président Roch-Olivier Maistre lors d'une conférence de presse jeudi.

Hors période électorale, la règle est de donner la parole un tiers du temps à l'exécutif, les deux tiers restants étant affectés aux partis politiques (y compris ceux issus de la majorité présidentielle), selon leur représentativité (résultats électoraux, sondages...).

Et ni l'horaire de diffusion, ni le temps de commentaires des éditorialistes ne sont pris en compte.

Pour Florian Philippot, candidat des Patriotes en 2022, les chaînes d'info ne sont donc pas dans l'illégalité, mais «elles jouent clairement avec les règles actuelles».

Egalement contactées, BFMTV et Cnews n'ont pas souhaité faire de commentaire.

- «Les règles actuelles ne vont pas» -

Après le 1er janvier 2022, des règles plus strictes s'appliqueront dans la perspective du scrutin présidentiel avec notamment, dans la dernière ligne droite, une obligation de «conditions de programmation comparable», où chaque candidat et ses soutiens devront avoir accès aux quatre tranches horaires (matin, journée, soirée, nuit) de manière équitable.

Mais à gauche comme à droite, certains candidats se plaignent déjà d'un temps de parole «ridicule, presque égal à zéro».

«Ce sont les règles actuelles qui ne vont pas», pointe M. Philippot, évoquant un «déséquilibre criant, inacceptable», en faveur, selon lui, «du clan macroniste, du RN et de M. Zemmour».

«Certains candidats, comme moi, sont invisibles sur les chaînes d'info», s'indigne M. Asselineau auprès de l'AFP.

Le régulateur de l'audiovisuel a «déjà eu l'occasion de faire des rappels auprès de médias», se défend M. Maistre. Un bilan du trimestre en cours doit être effectué d'ici à fin novembre.

Du côté de LCI, on estime «respecter scrupuleusement les temps de parole» et être «au global, dans un bon équilibre», la chaîne d'info mettant en avant sa «couverture en direct du discours de M. Mélenchon à Reims (dimanche dernier) et de la primaire écologiste, par exemple».

Pas satisfait de ces explications, M. Asselineau plaide, lui, pour la mise en place d'un temps minimum et maximum, par candidat, «en pondérant les passages médias par l'audience».

Et ce, «en avançant la remise des parrainages, en novembre ou décembre, pour avoir au moins quatre mois pendant lesquels les médias seraient contraints d'inviter tous les candidats».

Pour M. Philippot, «on devrait ajouter d'autres critères, tels que le dynamisme sur les réseaux sociaux, la capacité à organiser des événements +réels+ ou encore les résultats aux dernières élections, pour s'assurer d'une plus grande diversité de points de vue».


A Lille, le PS investit Hidalgo et relance sa campagne

Anne Hidalgo, maire de Paris et candidate du Parti socialiste (PS) à l'élection présidentielle française de 2022, prend la parole lors du sommet de la construction organisé par la Fédération française du bâtiment (FFB) à Paris, le 21 octobre 2021.(Stéphane de Sakutin / AFP)
Anne Hidalgo, maire de Paris et candidate du Parti socialiste (PS) à l'élection présidentielle française de 2022, prend la parole lors du sommet de la construction organisé par la Fédération française du bâtiment (FFB) à Paris, le 21 octobre 2021.(Stéphane de Sakutin / AFP)
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  • Un mois et demi après s'être déclarée candidate à Rouen, la maire de Paris végète dans les intentions de vote, autour de 4 à 7%
  • A Lille, la maire de Paris sera investie officiellement par le Parti socialiste, dont les 22.000 militants l'ont préférée au maire du Mans Stéphane Le Foll

LILLE, France : «Une nouvelle étape qui s'ouvre»: Anne Hidalgo rassemble samedi à Lille la famille socialiste pour un premier meeting destiné à rassurer son camp et donner un nouvel élan à sa campagne présidentielle qui n'arrive pas à décoller.

Un mois et demi après s'être déclarée candidate à Rouen, la maire de Paris végète dans les intentions de vote, autour de 4 à 7%, rétrogradée derrière l'écologiste Yannick Jadot et l'insoumis Jean-Luc Mélenchon.

Alors que les deux-tiers des sympathisants de gauche disent souhaiter une union de leur camp au premier tour, selon un sondage Ipsos pour Le Parisien et franceinfo, Anne Hidalgo doit désormais convaincre qu'elle peut créer une dynamique, à moins de six mois de la présidentielle, après un début de campagne «à bas bruit».

«On est autour de 5%, c'est une alerte. Je vois que la gauche est en confettis (...) Avec six ou sept candidats, il n'y a pas de gauche possible au second tour. Anne Hidalgo est la seule capable de rassembler», assure le sénateur Patrick Kanner.

A Lille, la maire de Paris sera investie officiellement par le Parti socialiste, dont les 22.000 militants l'ont préférée au maire du Mans Stéphane Le Foll.

Un millier de personnes est attendu dans le fief de sa mentor Martine Aubry, qui sera présente, tout comme de nombreux élus socialistes - dont son «équipe de France des maires», une nouvelle génération d'élus PS quadra ou quinquagénaires qui constituent sa garde rapprochée-, ainsi que des personnalités de la société civile.

Des poids lourds du PS sont annoncés, mais pas François Hollande. L'ex-chef de l'Etat, très critique sur l'émiettement de la gauche et ses candidatures «lilliputiennes», assure cependant qu'il votera pour elle.

Anne Hidalgo fera son premier véritable discours de campagne, qui lui permettra de donner sa vision de la France et ses priorités, qu'elle a pour certaines déjà exposées: pouvoir d'achat, revalorisation des salaires, défense des classes moyennes et populaires, transition écologique, santé, promesse républicaine et éducation.

- «Confrontation» -

La candidate avait été très critiquée sur sa première proposition de doubler les salaires des enseignants, jugée irréaliste par ses concurrents. «Ce n'est pas une mesure catégorielle, c'est une mesure pour remettre l'école au milieu du village, une mesure de justice sociale et de service public», insiste le sénateur socialiste Rémi Feraud.

Elle l'a maintenue jeudi sur franceinfo, la jugeant «tout à fait» réalisable sur un quinquennat, et a promis de dévoiler «prochainement» des «propositions fortes» pour «les premiers de corvée», dont les soignants.

«C'est le moment d'engager la confrontation face aux dérives de l'extrême droite et face au bilan d'Emmanuel Macron. Il faut parler du pouvoir d'achat, des questions de la vie quotidienne des Français», estime Mathieu Klein, maire socialiste de Nancy, proche de la candidate.

Dans les semaines qui viennent, la mobilisation va s'intensifier, assure-t-il, avec «de nouvelles rencontres avec les Français» et «une série d'initiatives autour des question d'éducation, la colonne vertébrale de son projet présidentiel».

«Anne Hidalgo n'est pas fragile du côté de l'écologie, elle est connue pour être écologiste. Mais elle doit imposer dans la durée la conviction qu'elle est la candidate de la justice sociale», insiste un parlementaire de son cercle proche.

Pierre Jouvet, porte-parole du PS dit n'avoir «aucun doute» sur le fait qu'Anne Hidalgo «sera la première présidente de la République française».

Mais «la campagne sera difficile», a souligné le premier secrétaire du PS Olivier Faure, lors de la désignation d'Anne Hidalgo par les militants.

Après le retentissant échec de la dernière présidentielle (Benoit Hamon avait fait 6,3%), «personne ne souhaite notre victoire», mais «nous allons t'accompagner», a-t-il assuré à Anne Hidalgo. Le parti s'est déjà mis en ordre de marche, avec une opération d'affichage et de tractage dès le week-end dernier.

Anne Hidalgo ne pourra pas compter pour l'instant sur le soutien du Parti radical de gauche, qui, rassemblé en convention samedi, devrait décider de son indépendance à la présidentielle, invitant toute la gauche à se rassembler «dans un accord de gouvernement».


Logiciel espion Pegasus: rencontre franco-israélienne de haut niveau à Paris

Le logiciel Pegasus permet, une fois installé dans un téléphone mobile, d'espionner l'utilisateur de l'appareil, accédant à ses messageries, ses données, ou activant l'appareil à distance à des fins de captation de son ou d'image. (Photo, AFP)
Le logiciel Pegasus permet, une fois installé dans un téléphone mobile, d'espionner l'utilisateur de l'appareil, accédant à ses messageries, ses données, ou activant l'appareil à distance à des fins de captation de son ou d'image. (Photo, AFP)
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  • «Nous demandons des garanties dans l'affaire NSO et y travaillons avec les Israéliens», a précisé l'Elysée
  • Les téléphones mobiles d'au moins cinq ministres français et un diplomate rattaché à l'Elysée ont été infectés par le logiciel espion israélien

PARIS : Une rencontre de haut niveau entre responsables israélien et français a eu lieu récemment à Paris pour tenter d'apaiser les tensions nées des révélations sur le logiciel espion Pegasus, a annoncé vendredi l'Elysée, confirmant des informations de presse.


Il y a eu "une session utile du dialogue stratégique entre Emmanuel Bonne et le NSC, le conseiller national à la sécurité" israélien Eyal Hulata, a déclaré l'Elysée à l'AFP, confirmant des informations du média en ligne Axios.


Emmanuel Bonne est le conseiller diplomatique de l'Elysée, et proche collaborateur d'Emmanuel Macron.


"Nous demandons des garanties dans l'affaire NSO et y travaillons avec les Israéliens", a précisé l'Elysée.


Selon Axios, Eyal Hulata, est venu à Paris pour faire des propositions pour tenter d'apaiser les tensions entre les deux pays après les révélations du volet français de l'affaire Pegasus.


Les téléphones mobiles d'au moins cinq ministres français et un diplomate rattaché à l'Elysée ont été infectés par le logiciel espion, avaient expliqué à l'AFP plusieurs sources proches du dossier fin septembre.


Les téléphones ont été compromis en 2019 et 2020 et ont présenté des marqueurs d'infection par le logiciel espion commercialisé par la société israélienne NSO lors de leur examen par les services de sécurité français. NSO commercialise le logiciel mais explique ne pas l'exploiter, ce qui est fait par ses clients. 


Selon Axios, M. Hulata a proposé que les téléphones français soient à l'avenir déclarés intouchables par NSO dans ses négociations avec des clients potentiels, une interdiction dont bénéficient déjà les téléphones américains et britanniques.


Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP que cette option était sur la table entre les deux parties.


Une source proche de NSO avait affirmé début octobre que le groupe suit des règles très strictes avant d'octroyer à ses clients le droit d'utiliser son logiciel, prévoyant diverses exclusions. Une autre source proche de NSO avait assuré que le groupe avait déjà écarté de nombreux clients, estimant ne pas disposer de garanties suffisantes sur une utilisation légitime de son produit.


Ni le bureau du Premier ministre israélien, ni NSO, n'ont fait de commentaires sur la rencontre entre M. Hulata et M. Bonne.


Axios ne dit pas si la proposition israélienne a été acceptée, mais affirme que des officiels israéliens espèrent que la sortie de la crise provoquée par cette affaire est proche. Aucune des sources interrogées par l'AFP n'a commenté l'évolution des échanges.


Une enquête publiée à partir du 18 juillet par un consortium de 17 médias internationaux avait révélé que le logiciel Pegasus aurait permis d'espionner les numéros d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d'entreprise de différents pays.


Plusieurs plaintes ont été déposées en France par des personnes se disant victimes du logiciel.


Le Maroc a notamment été accusé d'avoir eu recours au logiciel, ce que Rabat a démenti, parlant d'"allégations mensongères et infondées" et enclenchant plusieurs procédures judiciaires en France, en Espagne et en Allemagne. 


Le logiciel Pegasus permet, une fois installé dans un téléphone mobile, d'espionner l'utilisateur de l'appareil, accédant à ses messageries, ses données, ou activant l'appareil à distance à des fins de captation de son ou d'image.