Pass sanitaire: la SNCF s'élève contre des accusations de contrôle au faciès

Mathilde Panot, vice-présidente du groupe LFI à l'Assemblée, a écrit jeudi «"Nous contrôlerons de façon plus vigilante et accrue les arabes et les noirs"». (Photo, AFP)
Mathilde Panot, vice-présidente du groupe LFI à l'Assemblée, a écrit jeudi «"Nous contrôlerons de façon plus vigilante et accrue les arabes et les noirs"». (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 23 juillet 2021

Pass sanitaire: la SNCF s'élève contre des accusations de contrôle au faciès

  • Le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, a dit vendredi «s'associe(r) à tous les cheminots qui sont offensés par (le) tweet» de Mme Panot
  • L'Unsa ferroviaire a jugé pour sa part que «ce propos de la part d'une députée est absolument scandaleux»

PARIS: Un dirigeant de la SNCF s'est élevé vendredi contre des accusations formulées par une députée insoumise sur des contrôles au faciès liés à l'obligation du pass sanitaire dans les trains longue distance.

Relayant sur Twitter une information sur la possibilité de voir la SNCF mettre en place des contrôles aléatoires du pass sanitaire, Mathilde Panot, vice-présidente du groupe LFI à l'Assemblée, a écrit jeudi "'Nous contrôlerons de façon plus vigilante et accrue les arabes et les noirs'", suivi du mot-dièse "#TraduisonsLes".

Ce tweet a provoqué de nombreuses réactions sur la plateforme, dont celle de l'utilisateur "Cheminot" qui a invité Mme Panot à "supprimer ce tweet, s'excuser et s'expliquer", en faisant valoir que "la SNCF c'est les cheminots qui la font (...) qui continuent de subir comme d'autres", tandis que "les fachos, on ne les aime pas bien chez nous, depuis toujours".

En réponse, Mme Panot, élue du Val-de-Marne (sud-est de Paris), a assuré qu'elle ne mettait "pas en cause les cheminots avec qui" elle a "partagé et partage tant de combats, mais bien la direction de la SNCF" et le gouvernement. Citant le Défenseur des droits, elle a affirmé que "les personnes perçues comme noires ou arabes ont 20 fois plus de risque de se faire contrôler".

Répondant également sur Twitter à la députée, le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, a dit vendredi "s'associe(r) à tous les cheminots qui sont offensés par (le) tweet" de Mme Panot. "Nous sommes au service de tous et profondément attachés aux valeurs républicaines. Je suis à votre disposition pour vous présenter notre travail sur le pass sanitaire", a ajouté M. Fanichet.

L'Unsa ferroviaire a jugé pour sa part que "ce propos de la part d'une députée est absolument scandaleux". "C'est une insulte envers les cheminots qui exercent leur métier chaque jour dans le respect strict de la déontologie et de l'éthique", a poursuivi le deuxième syndicat représentatif à la SNCF, qui "condamne fermement ces propos et demande à la SNCF d'intervenir".

Certains trains ciblés

De son côté, un des secrétaires fédéraux de SUD-Rail (troisième syndicat) a estimé qu'il s'agissait "sans doute (d')un dérapage" de la députée. Des contrôles des pass sanitaires des voyageurs "aléatoires mais massifs, ça veut dire que c'est juste certains trains qui seront ciblés mais contrôlés entièrement avant l'embarquement ou contrôlés entièrement à bord s'il y a une équipe prévue à bord", a expliqué Erik Meyer.

"Les contrôles aléatoires individuels ne sont pas prévus. Les cheminots ne participeraient pas à des contrôles au faciès", a-t-il assuré.

La CGT-Cheminots a indiqué qu'elle ne réagirait pas: "Nous ne commentons jamais les commentaires", a déclaré son secrétaire général, Laurent Brun.

Dès la publication du tweet initial de Mme Panot, en plein débat sur l'adoption d'un nouveau projet de loi anti-Covid avec à la clef l'extension du pass sanitaire, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, avait répondu sur Twitter en publiant une photo du chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon, la main sur le front et les yeux dans une gestuelle d'incrédulité.


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
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  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.