Une Saoudienne condamnée à mort pour l’enlèvement de trois bébés : la demande émouvante des parents

La femme, surnommée « la Kidnappeuse de Dammam », avait enlevé Nassim Habtoor en 1996. (Shutterstock).
La femme, surnommée « la Kidnappeuse de Dammam », avait enlevé Nassim Habtoor en 1996. (Shutterstock).
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Publié le Vendredi 04 septembre 2020

Une Saoudienne condamnée à mort pour l’enlèvement de trois bébés : la demande émouvante des parents

  • Les preuves sont concluantes dans l’enquête qui a été menée, mais la kidnappeuse refuse de parler pour révéler où se trouve l’enfant
  • Noori Habtoor, le père du garçon disparu, Nassim Habtoor, explique qu’il craint de ne jamais savoir ce qui est arrivé à son fils

LA MECQUE : Les parents d’un enfant enlevé en 1996 par une Saoudienne, surnommée « la Kidnappeuse de Dammam », lui ont demandé, dans un message émouvant, qu'elle révèle où se trouvait leur fils, après qu'un tribunal l'a condamnée à mort.

Noori Habtoor, le père du garçon disparu, Nassim Habtoor, explique qu’il craint de ne jamais savoir ce qui est arrivé à son fils, une fois exécutée la décision de la cour pénale qui a statué sur l’enlèvement de trois enfants.

La ravisseuse, qui était également jugée pour l’enlèvement de deux autres garçons, a refusé de révéler où se trouvait Nassim, qui aurait maintenant 20 ans. L’audience au procès, qui se tient à Dammam, une province à l’est du Royaume, a de même condamné à vingt-cinq ans de prison un Yéménite qui l’avait aidée.

Habtoor a confié à Arab News qu’il voulait que « la ravisseuse révèle les informations qu’elle possède. Si seulement la mère de Nassim et moi pouvions lui parler en tête-à-tête, pour qu’elle nous dise où se trouve notre fils, avant qu’il ne soit trop tard. »

Selon lui, Youssef al-Amari, un des trois enfants enlevés par cette femme à Dammam, a été kidnappé le 9 septembre 1996. Dix jours plus tard, son fils Nassim était enlevé au même endroit.

Elle a avoué avoir enlevé un enfant sur la corniche de Dammam, à peu près au moment où Nassim a disparu. Les autres enfants ont été kidnappés dans un hôpital de la ville.

« La ravisseuse n'a pas admis avoir enlevé les autres bébés, ni Nassim. Les preuves sont concluantes dans l’enquête qui a été menée, mais elle refuse de dire où il se trouve. Pourtant, elle est au courant des recherches et de notre chagrin », ajoute Habtoor.

Moussa al-Khanizi est un des trois enfants disparus. Son père, Ali al-Khanizi, a expliqué à Arab News que le procès est équitable et impartial. La famille est « satisfaite » du verdict après de longues années passées à l’attendre dans la douleur et les insomnies.

Il raconte que la mère de Moussa a beaucoup souffert quand son fils a soudain disparu, juste après sa naissance. Selon lui, la ravisseuse doit maintenant donner le nom de ses complices et dire où se trouve Nassim.

« Nous sommes tous conscients que la kidnappeuse sait où se trouve Nassim Habtoor et qu’elle refuse de le dire. On ne peut qu’inciter son fils, son avocat, ses frères, et sa famille à nous aider et à la faire avouer si elle a kidnappé d’autres bébés. »

« Cela nous conduirait à la soutenir et à exiger une réduction de la peine. Sinon, elle risque la peine de mort », a ajouté Al-Khanizi.

L’avocat Hisham al-Faraj assure que le verdict des juges reflète la gravité du crime et espère que la peine de mort aura un effet dissuasif pour les autres.

« Le droit judiciaire est garanti même pour les personnes reconnues coupables, selon le système en vigueur dans le pays. Même pour les personnes reconnues coupables de tels crimes et condamnées à mort, la vérification de la Cour d'appel est obligatoire, ce qui signifie que l'affaire sera renvoyée au tribunal de première instance et à la Cour d'appel pour s'assurer que l’accusée mérite la peine de mort. »

« Même après l'enquête de la Cour d'appel, formée par des juges qui ont des dizaines d’années d'expérience, la décision n'est pas définitive. Afin de garantir les droits des personnes, il revient à la Cour suprême – qui dispose de juges de plus de quarante ans d'expérience – de décider si la peine de mort sera maintenue », a ajouté Al-Faraj.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Soudan: deux enfants tués et 12 blessés dans une frappe de drones sur une école 

Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR

KHARTOUM: Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP.

La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR.

Al-Rahad se trouve près d'El-Obeid, ville stratégique sur la route reliant l'ouest du pays à la capitale Khartoum, et dont les FSR cherchent désormais à s'emparer, après la prise en octobre d'El-Facher, dernier bastion de l'armée dans la région occidentale du Darfour.

Plus de 115.000 personnes ont depuis fui le Kordofan, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".


Le prince William explore AlUla et la réserve de Sharaan

Le prince William de Grande-Bretagne en visite à la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne en visite à la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne et le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, en compagnie d’un garde du programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne et le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, en compagnie d’un garde du programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne aux côtés du prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, lors d’une visite à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne aux côtés du prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, lors d’une visite à AlUla. (Reuters)
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  • Le prince William a terminé sa visite en Arabie saoudite par une étape à AlUla, où il a visité la réserve naturelle de Sharaan et rencontré des gardes engagés dans la protection de la biodiversité
  • AlUla, qui abrite le site UNESCO de Hégra, est au cœur des efforts saoudiens pour développer le tourisme culturel et de luxe

RIYAD : Le prince William de Grande-Bretagne a achevé la dernière journée de sa visite officielle en Arabie saoudite par une tournée à AlUla, où il s’est rendu au programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan.

Le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, a accompagné l’héritier du trône britannique, âgé de 43 ans et fervent défenseur de l’environnement, durant cette visite. Le prince William a également rencontré des gardes œuvrant à la préservation de la faune locale.

AlUla abrite le site archéologique de Hégra, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et réputé pour ses tombes nabatéennes antiques disséminées au cœur de montagnes et vallées de grès préservées.

Ces dernières années, les autorités saoudiennes ont redoublé d’efforts pour faire d’AlUla une destination de premier plan pour le tourisme de luxe et les expositions artistiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince William arrive à AlUla pour la prochaine étape de sa tournée en Arabie saoudite

Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
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  • Accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine

ALULA : Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Il a été accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine.

Le comité d’accueil comprenait également le général de division Yousef ben Abdullah Al-Zahrani, directeur de la police régionale, Ibrahim ben Abdullah Barri, directeur du Bureau du protocole royal, ainsi que d’autres hauts responsables.

Plus tôt mardi, le prince William s’était rendu à Riyad, où il a rencontré des joueuses de football, joué aux jeux vidéo et échangé avec des clients dans un café.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com