Nouveau revers militaire au Yémen pour les Houtis, 11 combattants tués

Un service funèbre est organisé à la mosquée Al-Saleh à Sanaa le 24 février 2021, pour les combattants houthis tués au combat. (Photo, AFP/Archives)
Un service funèbre est organisé à la mosquée Al-Saleh à Sanaa le 24 février 2021, pour les combattants houthis tués au combat. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Dimanche 25 juillet 2021

Nouveau revers militaire au Yémen pour les Houtis, 11 combattants tués

  • Un haut commandant parmi les morts au moment où la milice soutenue par l'Iran subit des pertes à Marib
  • Trois civils, dont deux enfants, ont été blessés samedi dans la ville méridionale de Taïz lorsqu'un obus de mortier tiré par les Houthis a explosé dans un quartier résidentiel

ALEXANDRIE : La milice houthie soutenue par l'Iran au Yémen a organisé samedi des funérailles militaires à Sanaa pour 11 de ses combattants, dont un commandant en chef, qui ont été tués au combat. 

Les combattants ont transporté les cercueils du brigadier Hamer Yahiya Yahiya Al-Fakih, chef d'état-major militaire du district de Hamdan dans la capitale, et 10 autres personnes décédées lors d'affrontements avec les troupes gouvernementales ou lors de frappes aériennes de la coalition arabe.

Al-Fakih et d'autres chefs militaires houthis ont été tués dans des zones contestées cruciales à Marib, où les Houthis ont lancé une offensive dans le but de s'emparer de la ville riche en pétrole. Une source militaire locale a déclaré samedi à Arab News qu'au moins deux autres hauts commandants houthis avaient été tués dans des combats à Marib au cours des dernières 48 heures.

Le ministère yéménite de la Défense a annoncé que les Houthis avaient intensifié leurs attaques contre les troupes gouvernementales dans quatre provinces, provoquant la mort de dizaines de combattants des deux côtés.

Les troupes gouvernementales et les tribus alliées ont repoussé samedi un assaut des Houthis dans la région d'Al-Mashjah, à l'ouest de Marib, les rebelles étant contraints de battre en retraite. De nombreux Houthis ont été tués ou blessés et au moins sept véhicules militaires ont été détruits au cours de la bataille qui a duré plusieurs heures, a indiqué le ministère.

D'autres affrontements ont éclaté à Al-Kasara, à l'ouest de Marib, où les Houthis n'ont pas réussi à faire des gains malgré leurs attaques acharnées, a indiqué une source militaire.

«Nous avons repoussé toutes les vagues de la milice et elles ne pouvaient pas bouger d'un pouce au sol», a déclaré la même source à Arab News. 

L'armée yéménite a également abattu un drone équipé d'explosifs au-dessus d'une zone résidentielle au nord de la ville de Marib. 

Dans la ville voisine d'Al-Bayda, où les Houthis ont fait des progrès majeurs au cours des deux dernières semaines, des combats ont éclaté dans les districts d'Al-Zaher et d'Al-Souma pendant que les troupes gouvernementales essayaient de reprendre des zones aux milices Houthies.

Encouragés par leurs gains à Al-Bayda, les Houthis ont lancé de nouvelles attaques contre des troupes gouvernementales dans les provinces méridionales de Lahj et Shabwa pour la première fois depuis des années. 

Des sources militaires locales ont affirmé qu'un soldat du Conseil de transition du Sud avait été tué dans des combats avec les Houthis entre Al-Bayda et Lahj. 

Des affrontements similaires se sont aussi produits aux frontières des provinces d'Al-Bayda et de Shabwa.

Trois civils, dont deux enfants, ont été blessés samedi dans la ville méridionale de Taïz lorsqu'un obus de mortier tiré par les Houthis a explosé dans un quartier résidentiel. 

Toujours à Taïz, un tireur d'élite houthis a tiré sur une femme de 65 ans à l'épaule dans le district de Maqbanah. 

Au cours des six dernières années, les Houthis ont encerclé Taïz, la troisième plus grande ville du Yémen, et intensifié les bombardements du centre-ville afin de forcer les troupes gouvernementales à se rendre. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.