Assaut du Capitole: des républicains, dont un critique de Trump, pourraient se joindre à l'enquête

Interrogée dimanche sur la chaîne ABC sur ses intentions de nommer d'autres républicains, dont l'élu Adam Kinzinger, critique de l'ancien magnat de l'immobilier et qui avait voté en faveur de sa seconde mise en accusation, Nancy Pelosi a répondu: "C'est ce que je compte faire." (Photo, AFP)
Interrogée dimanche sur la chaîne ABC sur ses intentions de nommer d'autres républicains, dont l'élu Adam Kinzinger, critique de l'ancien magnat de l'immobilier et qui avait voté en faveur de sa seconde mise en accusation, Nancy Pelosi a répondu: "C'est ce que je compte faire." (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 25 juillet 2021

Assaut du Capitole: des républicains, dont un critique de Trump, pourraient se joindre à l'enquête

  • L'annonce intervient après une passe d'arme cette semaine concernant la composition de cette commission entre Mme Pelosi et le chef de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy
  • La première audience de cette commission, dotée du pouvoir d'assigner des témoins et de réclamer des documents, doit avoir lieu mardi

WASHINGTON: La présidente démocrates de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a annoncé dimanche son intention de nommer plusieurs républicains, dont des critiques de Donald Trump, à la commission chargée d'enquêter sur l'assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier, par des partisans de l'ex-président américain.


L'annonce intervient après une passe d'arme cette semaine concernant la composition de cette commission entre Mme Pelosi et le chef de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy.


Ce dernier a indiqué mercredi qu'aucun des cinq élus républicains qu'il avait proposés pour participer à cette enquête ne s'y joindrait finalement, après la décision de la responsable démocrate d'en rejeter deux, féroces défenseurs de Donald Trump et ayant relayé des théories du complot concernant l'attaque du 6 janvier.


Interrogée dimanche sur la chaîne ABC sur ses intentions de nommer d'autres républicains, dont l'élu Adam Kinzinger, critique de l'ancien magnat de l'immobilier et qui avait voté en faveur de sa seconde mise en accusation, Nancy Pelosi a répondu: "C'est ce que je compte faire."


"Lui et d'autres républicains se sont dits intéressés pour servir au sein de la commission", a-t-elle expliqué au sujet de cet élu de l'Illinois.


"Je voulais nommer trois des membres que le leader McCarthy avait suggérés mais il a retiré leurs noms", a-t-elle rappelé.


Les démocrates avaient déjà début juillet choisi pour cette commission la républicaine Liz Cheney, farouche critique de Donald Trump, l'une des deux seuls élus du parti conservateur à avoir voté en faveur de la création de cette commission.


"Les responsables de cette attaque doivent rendre des comptes et cette commission spéciale répondra à cette responsabilité de façon professionnelle, rapide et impartiale", avait-elle alors déclaré dans un communiqué.


La première audience de cette commission, dotée du pouvoir d'assigner des témoins et de réclamer des documents, doit avoir lieu mardi.


Sa création avait été approuvée fin juin par la Chambre des représentants après le blocage par les républicains d'une enquête indépendante, qui aurait été menée, comme celle créée après les attentats du 11 septembre 2001, par dix experts choisis à parts strictement égales par les deux partis.


Les républicains ont justifié leur décision en affirmant que les investigations parlementaires déjà en cours et le travail de la police suffisaient. Au moins 500 personnes ont été inculpées dans cette affaire.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.