La marine saoudienne présente son nouveau navire de guerre, Jazan, en Espagne

Avante 2200, la dernière corvette de la marine saoudienne, a été lancée dans le chantier naval de Navantia en Espagne le 24 juillet 2021. (SPA)
Avante 2200, la dernière corvette de la marine saoudienne, a été lancée dans le chantier naval de Navantia en Espagne le 24 juillet 2021. (SPA)
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Publié le Lundi 26 juillet 2021

La marine saoudienne présente son nouveau navire de guerre, Jazan, en Espagne

  • La corvette Avante 2200 est construite par l’entité publique saoudienne Sami (Saudi Arabian Military Industries) en collaboration avec le chantier naval espagnol Navantia
  • Les navires de guerre du projet Sarawat possèdent les derniers systèmes de combat pour faire face à toutes les menaces aériennes, terrestres et souterraines

MADRID: La marine royale saoudienne a récemment célébré la mise en eau de la corvette Avante 2200, qui est le quatrième navire de guerre de ce genre dans le cadre du projet Sarawat.

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L’ambassadeur du royaume d’Arabie saoudite auprès du royaume d’Espagne, Azzam ben Abdelkarim al-Qain, rencontre des responsables de la coentreprise Sami-Navantia en Espagne, le 24 juillet 2021. (SPA)

La cérémonie de lancement de ce navire a eu lieu dans le chantier naval de Navantia, en Espagne.

Les corvettes sont construites par l’entité publique saoudienne Sami (Saudi Arabian Military Industries) en collaboration avec le chantier naval espagnol Navantia.

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De hauts responsables saoudiens et espagnols ont participé à la cérémonie de lancement de la dernière corvette Avante 2200 dans le chantier naval de Navantia, en Espagne, le 24 juillet 2021. (SPA)

Les corvettes devraient être livrées en 2024, soit un an après la date initialement prévue. Elles comprendront des systèmes innovants de combat et de contrôle de tir ainsi qu’un service de communications intégrées, parmi d’autres technologies.

L’ambassadeur du royaume d’Arabie saoudite auprès du royaume d’Espagne, Azzam ben Abdelkarim al-Qain, le vice-président de Sami pour la communication d’entreprise, les services de soutien et les technologies de l’information, Waël ben Mohammed al-Sarhan, ainsi que d’autres hauts responsables des marines royales saoudienne et espagnole et de Sami-Navantia ont participé à la cérémonie de lancement.

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Les corvettes devraient être livrées en 2024, soit un an après la date initialement prévue. Elles comprendront des systèmes innovants de combat et de contrôle de tir ainsi qu’un service de communications intégrées, parmi d’autres technologies. (SPA).

Le lieutenant-général Fahd ben Abdallah al-Ghufaïli, commandant de la marine royale saoudienne, déclare: «Le projet Sarawat permettra d’améliorer le niveau d’alerte de la marine royale saoudienne, d’accroître la sécurité maritime dans la région et de protéger les intérêts stratégiques vitaux du Royaume. De plus, les navires construits dans le cadre de ce projet contribueront à renforcer la capacité de la marine relative à la localisation des industries militaires de pointe d’un point de vue technique.»

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Les navires de guerre du projet Sarawat possèdent les derniers systèmes de combat pour faire face à toutes les menaces aériennes, terrestres et souterraines. (SPA).

Les navires de guerre du projet Sarawat possèdent les derniers systèmes de combat pour faire face à toutes les menaces aériennes, terrestres et souterraines et pour lutter contre les guerres électroniques. Ils disposent d’un plus grand potentiel qu’un grand nombre de marines à l’échelle mondiale et permettent d’accroître la capacité de la marine royale saoudienne sur le plan de la protection de la sécurité maritime du pays.

Le projet comprend également des services de formation destinés aux membres de l’équipage, des simulateurs d’instruction ainsi qu’un soutien technique et logistique après-vente sur le long terme.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.