Le bitcoin intéresse les géants de la tech, le prix bondit

En cours d'échanges asiatiques, le prix du bitcoin a bondi de près de 15% en moins d'une heure et demi, pour atteindre 39 681 dollars, un plus haut depuis mi-juin. Vers 14H50 GMT (16H50 à Paris), le bitcoin valait 38.327 dollars (+11,1%). (Photo, AFP)
En cours d'échanges asiatiques, le prix du bitcoin a bondi de près de 15% en moins d'une heure et demi, pour atteindre 39 681 dollars, un plus haut depuis mi-juin. Vers 14H50 GMT (16H50 à Paris), le bitcoin valait 38.327 dollars (+11,1%). (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 26 juillet 2021

Le bitcoin intéresse les géants de la tech, le prix bondit

  • Ces entreprises essentielles au fonctionnement du réseau décentralisé bitcoin mais gourmandes en électricité vont se relocaliser dans des régions où l'énergie provient de sources moins polluantes, estime le milliardaire
  • Lors d'une discussion en ligne, les patrons d'Ark Invest, Cathie Wood,  de Tesla, Elon Musk, et de Twitter, Jack Dorsey, ont réaffirmé leur intérêt pour les cryptomonnaies

LONDRES: Tesla, Twitter et peut-être même Amazon: l'intérêt renouvelé des géants de la tech pour le bitcoin a donné un coup d'accélérateur au marché des cryptomonnaies lundi, après plusieurs semaines de patinage.


En cours d'échanges asiatiques, le prix du bitcoin a bondi de près de 15% en moins d'une heure et demi, pour atteindre 39 681 dollars, un plus haut depuis mi-juin. Vers 14H50 GMT (16H50 à Paris), le bitcoin valait 38.327 dollars (+11,1%).


Les analystes attribuaient cette hausse à une série d'informations positives ces derniers jours.


Mercredi, le fonds d'investissement américain Ark Invest organisait le "B word", un événement visant à promouvoir l'utilisation institutionnelle du bitcoin.


Lors d'une discussion en ligne, les patrons d'Ark Invest, Cathie Wood,  de Tesla, Elon Musk, et de Twitter, Jack Dorsey, ont réaffirmé leur intérêt pour les cryptomonnaies.


L'intervention de M. Musk était particulièrement attendue: l'excentrique milliardaire a souvent vanté les mérites des cryptomonnaies, mais s'était inquiété de l'impact du bitcoin sur l'environnement. Il avait pour cette raison décidé en mai que Tesla ne l'accepterait plus comme moyen de paiement.

Eloignement de Chine
              
Mercredi, il a annoncé que son groupe allait "très probablement" recommencer à le faire.


Ses inquiétudes se sont, a-t-il dit, amoindries par le durcissement des législations chinoises contre les "mineurs" de bitcoin.


Ces entreprises essentielles au fonctionnement du réseau décentralisé bitcoin mais gourmandes en électricité vont se relocaliser dans des régions où l'énergie provient de sources moins polluantes, estime le milliardaire.


Un message bienvenu pour les amateurs de cryptomonnaies, en difficulté récemment: si le bitcoin reste en hausse vertigineuse de 290% sur un an, il a reculé de 40% depuis son sommet atteint mi-avril à près de 65.000 dollars.


"Les achats se multipliaient depuis la conférence +The B Word+ de la semaine dernière", confirme à l'AFP Fawad Razaqzada, analyste chez ThinkMarkets.


Mais la prudence du marché, qui s'éloignait des actifs à risque en raison de la propagation du Covid-19 la semaine dernière, a empêché la cryptomonnaie de prendre son essor, ajoute Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown.


Depuis, un autre géant de la tech a fait part de son intérêt: vendredi, Amazon a posté une annonce de recrutement pour un poste de chargé de projet cryptomonnaie.


"Ca va commencer avec le bitcoin", a affirmé une source anonyme au quotidien économique CityAM.


"C'est toujours de la pure spéculation pour l'instant", précise cependant Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown.


Suite incertaine              


Si elle considère "probable que de plus en plus de grands acteurs acceptent les cryptomonnaies", elle conseille aux investisseurs de ne placer "qu'une partie marginale" de leur portefeuille dans ce secteur aux mouvements abrupts.


Car "si Amazon contredit cette information, le prix va retomber", prévient Loukas Lagoudis, du fonds d'investissement spécialisé ARK36.


"Le prix effervescent du bitcoin de ce matin a été exagéré par un nombre important de paris à la baisse qui ont été perdus", commente pour sa part James Bennett, du cabinet d'analyse de cryptomonnaies ByteTree, sur Twitter.


Un premier mouvement modéré à la hausse a poussé les investisseurs pariant sur une baisse à liquider leur position, ce qui peut exacerber la montée d'un actif financier.


Reste à savoir dans quelle direction le vent va souffler: ces derniers mois, les efforts de régulation du marché décentralisé du bitcoin avaient pesé sur le cours.


Outre les efforts chinois pour empêcher l'activité des mineurs comme des plateformes d'échanges, les régulateurs en Europe et aux Etats-Unis multiplient les avertissements et les sanctions.


"Je reste un sceptique du bitcoin, mais en repassant au dessus des 34.500 dollars", la cryptomonnaie bénéficie d'une tendance positive, juge toutefois Jeffrey Halley, analyste chez Oanda.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.