Dix-sept essais nucléaires français au Sahara algérien de 1960 à 1966

Dans cette photo d'archive prise le 25 février 2010, un homme passe devant une clôture à l'entrée de l'ancien site d'essais de bombes nucléaires français de la montagne Tena Fila à Ain Ekra à Tamanrasset, à 2000 kilomètres au sud d'Alger. (Photo, AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 25 février 2010, un homme passe devant une clôture à l'entrée de l'ancien site d'essais de bombes nucléaires français de la montagne Tena Fila à Ain Ekra à Tamanrasset, à 2000 kilomètres au sud d'Alger. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 28 juillet 2021

Dix-sept essais nucléaires français au Sahara algérien de 1960 à 1966

  • Les quatre premiers essais sont aériens, la charge explosive étant soit fixée en haut d'un mât métallique, soit au sol
  • Les deux tirs suivants, Gerboises «blanche» et «rouge», d'une puissance réduite à 5 kilotonnes, ont lieu les 1er et 27 avril de la même année

ALGER: La France a procédé à un total de 17 essais nucléaires au Sahara algérien entre le 13 février 1960 et le 16 février 1966, sur les sites de Reggane puis d'In Ekker. 


Réalisée au plus fort de la guerre d'indépendance de l'Algérie (1954-1962), cette première série, nom de code "Gerboise", a lieu à une cinquantaine de kilomètres de la petite ville algérienne de Reggane, alors en territoire français.

Les quatre premiers essais sont aériens, la charge explosive étant soit fixée en haut d'un mât métallique, soit au sol.

Située à 1.200 km à vol d'oiseau d'Alger, Reggane a été choisie en juillet 1957 pour servir de "base-vie" aux personnels civils et militaires qui participent au programme nucléaire. 


Une cité souterraine où travaillent 6 000 à 7 000 personnes a été construite dans les contreforts d'une vallée proche de la ville et à 40 km environ du polygone d'expériences de Hamoudia, abritant le PC atomique d'où la mise à feu sera télécommandée, à 15 km environ de la bombe de type A.


Le tir du 13 février 1960, baptisé "Gerboise bleue", lance la première bombe atomique française au plutonium, d'une puissance de 60 à 70 kilotonnes (près de 4 fois celle d'Hiroshima), qui fera de la France la 4e puissance nucléaire mondiale.


Les deux tirs suivants, Gerboises "blanche" et "rouge", d'une puissance réduite à 5 kilotonnes, ont lieu les 1er et 27 avril de la même année.


Le quatrième tir, Gerboise "verte" -- 5 kilotonnes également -- est déclenché en urgence le 25 avril 1961, dans un climat politique tendu par la tentative de putsch de généraux français à Alger.


Les 13 essais suivants sont souterrains, au fond de tunnels creusés dans la montagne à In Ekker, en bordure du massif du Hoggar, pour limiter la dispersion de particules radioactives dans l'atmosphère. 


Après l'indépendance de l'Algérie, en 1962, les essais français se sont poursuivis au Sahara en vertu d'un accord secret. Le dernier, Grenat -- moins de 20 kt --, a eu lieu le 16 février 1966.


Le 1er mai 1962, lors de l'essai Béryl, un nuage radioactif s'échappe de la galerie de tir insuffisamment confinée.


L'agence de presse officielle algérienne APS chiffrait en 2012 à au moins 30 000 le nombre de victimes algériennes de ces essais, atteintes de maladies radio-induites.


Pour les spécialistes du nucléaire, ces 17 essais sahariens ont permis aux techniciens du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et aux militaires de mettre au point la bombe au plutonium équipant les Mirage IV de première génération de la force de dissuasion française.


Aujourd'hui, les autorités algériennes demandent à la France de leur remettre la liste complète des lieux d'enfouissement des matériaux radioactifs et de nettoyer les sites des essais.


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.