Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions liées à la Syrie, selon le Trésor

Les États-Unis ont ajouté huit personnes et dix entités à leur liste noire dans le cadre de mesures distinctes liées à la Syrie et à la lutte contre le terrorisme prises mercredi, y compris des branches des services de renseignement généraux et militaires syriens. (Fichier, AFP)
Les États-Unis ont ajouté huit personnes et dix entités à leur liste noire dans le cadre de mesures distinctes liées à la Syrie et à la lutte contre le terrorisme prises mercredi, y compris des branches des services de renseignement généraux et militaires syriens. (Fichier, AFP)
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Publié le Mercredi 28 juillet 2021

Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions liées à la Syrie, selon le Trésor

  • Les États-Unis ont ajouté huit personnes et dix entités à leur liste noire
  • La liste comprend des branches des services de renseignement généraux et militaires syriens

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions contre un groupe armé syrien qui avait tué une femme politique kurde lors de l'offensive turque en Syrie en 2019, promettant que les responsables d'atrocités dans le pays ravagé par la guerre continueraient de rendre des comptes.


Washington a également annoncé des représailles contre deux hommes, dont l'un installé en Turquie, accusés de financement de jihadistes en Syrie, ainsi que cinq responsables pénitentiaires du régime de Bachar al-Assad, pour leur implication selon les autorités américaines dans des pratiques de torture.


Le Trésor américain a annoncé bloquer tous les avoirs et interdire toute transaction impliquant les Etats-Unis avec Ahrar al-Charkiya, un groupe de combattants syriens pro-Ankara ayant fait les gros titres lors de l'invasion turque du nord de la Syrie en octobre 2019, permise par le retrait des forces américaines décidé par Donald Trump.


Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits humains avait alors dénoncé des exactions commises par des combattants de ce groupe, dont l'assassinat d'Hevrin Khalaf, 35 ans, militante des droits des femmes, et de son chauffeur, le 12 octobre 2019 sur une route du nord de la Syrie, un potentiel crime de guerre.


La Turquie pourrait être considérée comme "responsable" des crimes perpétrés par les groupes armés qui lui sont affiliés, avait ajouté l'ONU.


L'administration américaine a affirmé qu'Ahrar al-Charkiya avait depuis tué des centaines d'autres personnes dans une prison sous son contrôle, près d'Alep, et que le groupe a accueilli dans ses rangs d'anciens membres du groupe Etat islamique.


Les sanctions imposées mercredi visent aussi à "rappeler que les Etats-Unis utiliseront tous les outils diplomatiques à leur disposition pour faire en sorte que les personnes coupables de violences à l'encontre du peuple syrien et ayant provoqué sa souffrance, rendent des comptes", a indiqué Aimee Cutrona, une responsable du département d'Etat américain en charge de la Syrie.


"Ces sanctions interviennent alors que nous assistons à une recrudescence des violences dans le nord-ouest de la Syrie. Les Etats-Unis renouvellent leur appel à un cessez-le-feu immédiat et sur l'ensemble du territoire, et une désescalade des violences en Syrie", a-t-elle expliqué auprès de journalistes.


Le Trésor américain a également sanctionné cinq responsables pénitentiaires et huit prisons. Quelque 14.000 personnes seraient mortes sous la torture lors de la répression par Bachar al-Assad du soulèvement commencé il y a dix ans.


Hasan al-Shaban, installé en Turquie, et Farrukh Furkatovitch Fayzimatov, respectivement accusés d'avoir financé Al-Qaïda et le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, ont aussi été ciblés par les autorités américaines.


Les relations entre les Etats-Unis et la Turquie, pourtant alliés au sein de l'Otan, se sont compliqué sous l'administration Biden, qui a critiqué Ankara sur plusieurs dossiers, mais a aussi salué l'offre turque de prendre en charge la protection de l'aéroport international de Kaboul, après l'achèvement du retrait des forces américaines prévu fin août.


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.