Le British Museum et Tefaf restaurent les objets en verre détruits par l’explosion de Beyrouth

Finalisation du puzzle d'un verre brisé au Musée archéologique de l’AUB. (Photo/Bureau des communications de l’AUB et Musée archéologique).
Finalisation du puzzle d'un verre brisé au Musée archéologique de l’AUB. (Photo/Bureau des communications de l’AUB et Musée archéologique).
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Publié le Jeudi 29 juillet 2021

Le British Museum et Tefaf restaurent les objets en verre détruits par l’explosion de Beyrouth

  • Un an après l’événement dévastateur, le British Museum et The European Fine Art Foundation ont annoncé qu’ils allaient s’associer pour aider à restaurer certains objets antiques endommagés par l’explosion
  • La plupart des récipients sont irréparables et seuls 15 d’entre eux ont été identifiés comme pouvant être restaurés

DUBAÏ: Il y a bientôt un an, deux explosions ont secoué le port de Beyrouth, faisant plus de 200 morts, plus de 6 000 blessés et des centaines de milliers de sans-abri. Cet incident, qui a eu lieu le 4 août 2020, a causé des dommages importants aux bâtiments de la capitale libanaise, y compris le Musée archéologique de l’Université américaine de Beyrouth (Amaub), situé à 3 kilomètres du port de Beyrouth où les déflagrations se sont produites. À cause de ces explosions, de nombreuses œuvres d’art exposées ont été endommagées.

Aujourd’hui, environ un an après l’événement dévastateur, le British Museum et The European Fine Art Foundation (Tefaf) ont annoncé qu’ils allaient s’associer pour aider à restaurer certains objets antiques endommagés par l’explosion. 

Le musée et Tefaf restaureront huit récipients en verre datant de l’époque romaine et du début de l’ère islamique.

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La vitrine de récipients en verre exposée au Musée archéologique de l’AUB avant l’explosion. (Photo/Bureau des communications de l’AUB et Musée archéologique).

Lors de l’explosion, les objets en verre qui étaient exposés à l’AMAUB ont volé en éclats. Ils vont maintenant être minutieusement reconstitués dans les laboratoires de conservation du British Museum à Londres.

La plupart des récipients sont irréparables et seuls 15 d’entre eux ont été identifiés comme pouvant être restaurés. Sur ces 15 objets, seuls 8 peuvent être transportés en toute sécurité au British Museum pour y être conservés.

Les œuvres en verre restaurées seront exposées temporairement au British Museum avant de retourner à Beyrouth.

Claire Cuyaubère, restauratrice de l’Institut national du patrimoine français, a aidé à rassembler et à classer les tessons de verre ancien provenant des débris mélangés, qui comprenaient le verre de la vitrine et des fenêtres environnantes, après l’explosion.

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La restauratrice Claire Cuyaubère travaillant sur le «puzzle» que constituent les tessons d’un récipient en verre au Musée archéologique de l’AUB. (Photo/Bureau des communications de l’AUB et Musée archéologique).

Elle est retournée à Beyrouth en juillet 2021 afin d’identifier et de faire correspondre les tessons de chaque récipient, et de déterminer ceux qui pouvaient être expédiés à Londres. Le travail sur le puzzle a été financé par les Amis du département du Moyen-Orient du British Museum.

«Tout comme le reste du monde, nous avons assisté avec horreur aux scènes dévastatrices qui se sont produites à Beyrouth en août de l’année dernière. Nous avons immédiatement proposé l’aide du British Museum à nos collègues présents dans la ville. Un an après la tragédie, nous sommes heureux de pouvoir apporter l’expertise et les ressources du British Museum pour restaurer ces objets antiques importants afin qu’ils puissent être appréciés au Liban pendant de nombreuses années encore», a déclaré Hartwig Fischer, directeur du British Museum, dans un communiqué.

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com