Face à la 4ème vague, le gouvernement déroule ses nouvelles mesures anti-Covid

«Nous comptons désormais plus de 19 000 cas par jour en moyenne, c'est 97 % de plus qu'il y a une semaine», a souligné Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. (Photo, AFP)
«Nous comptons désormais plus de 19 000 cas par jour en moyenne, c'est 97 % de plus qu'il y a une semaine», a souligné Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 29 juillet 2021

Face à la 4ème vague, le gouvernement déroule ses nouvelles mesures anti-Covid

  • La nouvelle loi sur les mesures anti-Covid, dont le pass sanitaire, entrera en vigueur le 9 août prochain
  • La flambée des contaminations se poursuit avec 27 934 enregistrées mercredi, le chiffre le plus haut depuis la fin avril

PARIS: État d'urgence sanitaire en Guadeloupe, nouveau protocole sanitaire à l'école et généralisation du pass sanitaire le 9 août: le gouvernement a déroulé mercredi ses mesures pour contenir la propagation de la Covid-19, contre lequel plus de 50% des Français sont désormais vaccinés.

À l'issue du Conseil des ministres, présidé en visioconférence par Emmanuel Macron depuis l'avion qui le ramène de Polynésie à Paris, le porte-parole du gouvernement a déploré une situation sanitaire "qui continue à s'aggraver et qui demeure préoccupante".

"Nous comptons désormais plus de 19 000 cas par jour en moyenne, c'est 97 % de plus qu'il y a une semaine", a souligné Gabriel Attal, en décrivant une carte de France "désormais presque entièrement rouge".

L'état d'urgence sanitaire sera par ailleurs déclaré mercredi soir en Guadeloupe, à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, en raison d'un taux d'incidence élevé et d'une couverture vaccinale trop faible dans ces territoires ultra-marins.

La France a dépassé mardi soir le seuil symbolique de 50% de sa population entièrement vaccinée, un niveau toujours éloigné du seuil d'immunité collective, estimé à environ 90% avec le variant Delta.

La nouvelle loi sur les mesures anti-Covid, dont le pass sanitaire, entrera en vigueur le 9 août prochain, a par ailleurs indiqué le porte-parole du gouvernement, soit quatre jours après la décision attendue du Conseil constitutionnel.

Depuis le 21 juillet, le pass est déjà obligatoire dans les lieux de loisirs et de culture (cinémas, musées...) qui rassemblent plus de 50 personnes. Il sera étendu aux cafés-restaurants, foires et salons, vols intérieurs, trajets en TGV, Intercités et trains de nuit.

Une période de «rodage»

M. Attal a promis une période initiale "d'adaptation et de rodage".

"On fera des mesures d'accompagnement", a indiqué un poids lourd du gouvernement, alors que les cinémas ou les parcs d'attraction accusent des baisses de fréquentation marquées.

"On va essayer de faire cela de façon la plus opérationnelle et fluide possible, de manière à avoir un bon taux de contrôle et, en même temps, de ne pas rendre la vie des voyageurs difficile", a précisé de son côté le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, qui veut éviter de "trop grandes files d'attente".

Les détenteurs de billets de train qui passeraient un test se révélant positif se feront rembourser leur billet, comme c'est déjà le cas pour le transport aérien.

Mardi matin, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a par ailleurs annoncé qu'à la rentrée, seuls les collégiens et lycéens non vaccinés devront suivre les cours à distance si un cas de Covid était détecté dans leur classe à partir de la rentrée, quand les classes d'écoles primaires fermeront dès le premier cas positif.

Pour tendre vers un taux de vaccination maximal dans le secondaire, "6 000 à 7 000 centres de vaccination" seront déployés à partir de la rentrée "dedans ou à côté" des établissements scolaires, a-t-il ajouté.

Le protocole sanitaire pour 2021-2022 a été publié mercredi matin sur le site de l'Éducation nationale et comprend "quatre scénarios en fonction de quatre degrés de circulation du virus", a précisé M. Blanquer. 

Des représentants du monde de la culture ont été reçus par les ministres de la Culture Roselyne Bachelot et de l'Économie Bruno Le Maire mardi matin. "Il a été décidé à l'occasion de cette réunion un moment de revoyure, le 30 août, pour constater quel aura été l'impact de la crise sur l'activité de ce secteur", un travail "également mené avec le secteur du tourisme", a précisé Gabriel Attal.

La flambée des contaminations se poursuit avec 27 934 enregistrées mercredi, le chiffre le plus haut depuis la fin avril. À l'hôpital, le nombre de malades a atteint 7 208 mercredi, soit 490 patients de plus en 24 heures, et 91 personnes ont été admises en services de soins critiques, portant le nombre total de malades de la Covid-19 dans ces services à 992 personnes.


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Short Url
  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
Short Url
  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Short Url
  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.