Les attaques des talibans ont redoublé depuis l'accord avec les Etats-Unis

Un membre des Forces armées nationales surveille un poste de contrôle à Herat le 28 juillet 2021. (Photo, AFP)
Un membre des Forces armées nationales surveille un poste de contrôle à Herat le 28 juillet 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 juillet 2021

Les attaques des talibans ont redoublé depuis l'accord avec les Etats-Unis

  • «Ce qui est le plus inquiétant, c'est la vitesse et la facilité avec lesquelles les talibans ont apparemment pris le contrôle de districts dans le nord du pays»
  • A la demande du gouvernement de Kaboul, l'Inspecteur général ne publie pas le nombre des pertes de l'armée afghane, dont les effectifs s'élèvent à quelque 300 000 hommes et femmes

WASHINGTON: Les attaques des talibans contre le gouvernement afghan ont fortement augmenté depuis la signature en février 2020 de l'accord conclu entre les Etats-Unis et les insurgés qui a conduit au retrait des forces étrangères du pays, selon un rapport officiel américain publié jeudi.


Les "attaques initiées par l'ennemi", attribuées majoritairement aux talibans, sont passées de 9 651 fin 2019 à 13 242 fin 2020, indique le Bureau de l'inspecteur général spécial pour la reconstruction de l'Afghanistan (Sigar, qui dépend du Congrès), s'appuyant sur les données de la mission de l'OTAN en Afghanistan.


C'est la première fois, depuis décembre 2019, que cette dernière publie des chiffres détaillés de ces attaques.


Entre le 1er mars et le 31 mai, date des dernières données recueillies par la mission de l'Otan en Afghanistan, Resolute Support, avant le retrait de la plus grande partie des forces de la coalition, 10 383 attaques ont été recensées, dont 3 268 ont été mortelles, selon le bureau du Sigar.


A la demande du gouvernement de Kaboul, l'Inspecteur général ne publie pas le nombre des pertes de l'armée afghane, dont les effectifs s'élèvent à quelque 300 000 hommes et femmes.


Selon la mission de l'Otan, la violence contre les civils a atteint de nouveaux records en avril et mai, avec 705 civils tués et 1 330 blessés. C'est presque autant que les trois mois précédents cumulés.


Resolute Support attribue 93% des victimes civiles des derniers mois aux forces antigouvernementales (40% aux talibans, 38% à des insurgés non identifiés, 14% au groupe Etat islamique et moins de 1% au réseau Haqqani proche des talibans), précise ce rapport.


Le rapport note que les talibans ont pris le contrôle d'un grand nombre de districts dans les zones rurales, même s'ils ne contrôlent pas les grandes villes.


"La tendance globale est clairement défavorable au gouvernement afghan qui pourrait faire face à une crise existentielle s'il ne la renverse pas", a souligné l'inspecteur général, John Sopko, cité dans le rapport. 


"Ce qui est le plus inquiétant, c'est la vitesse et la facilité avec lesquelles les talibans ont apparemment pris le contrôle de districts dans le nord du pays, ancien bastion de l'opposition aux talibans", a-t-il ajouté.


La récente avancée éclair des talibans fait craindre qu'ils ne s'emparent à nouveau du pouvoir, 20 ans après en avoir été chassés fin 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, après leur refus de livrer le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden dans la foulée des attentats du 11-Septembre.


Dimanche à Kaboul, le chef des opérations américaines en Afghanistan, le général Kenneth McKenzie, a prévenu que les Etats-Unis vont continuer leurs frappes aériennes contre les talibans, si ceux-ci poursuivent leur offensive.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.