Pour son entrée en Bourse tant attendue, Robinhood courtise ses utilisateurs

Fin mars 2021, Robinhood dont la popularité n'a cessé de grandir depuis le début de la pandémie, recensait 18 millions d'utilisateurs contre 7,2 millions un an avant. (Photo, AFP)
Fin mars 2021, Robinhood dont la popularité n'a cessé de grandir depuis le début de la pandémie, recensait 18 millions d'utilisateurs contre 7,2 millions un an avant. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 juillet 2021

Pour son entrée en Bourse tant attendue, Robinhood courtise ses utilisateurs

  • Quelque 55 millions d'actions sont proposées par l'entreprise et ses dirigeants au prix de 38 dollars l'unité, leur permettant de lever 2,1 milliards de dollars
  • Robinhood Markets Inc a popularisé l'idée d'acheter ou vendre facilement des actions sans aucune commission

WASHINGTON: L'application de courtage Robinhood, coqueluche des boursicoteurs américains, courtise ses utilisateurs en leur proposant d'être aussi actionnaires lors de son introduction en Bourse très attendue jeudi, qui valorise le trublion de la finance à environ 32 milliards de dollars.


Robinhood Markets Inc, développeur de l'application de courtage au nom de "Robin des bois", a popularisé l'idée d'acheter ou vendre facilement des actions sans aucune commission. Elle va faire ses premiers pas sur le Nasdaq sous le sigle "HOOD".


Quelque 55 millions d'actions sont proposées par l'entreprise et ses dirigeants au prix de 38 dollars l'unité, leur permettant de lever 2,1 milliards de dollars.


De 20% à 35% des actions nouvelles sont réservées à la souscription des utilisateurs de l'application.


Une fois les frais retirés, l'opération devrait rapporter 1,89 milliard de dollars d'argent frais à la plateforme, qui veut se développer notamment dans le domaine des cryptomonnaies.


Fin mars 2021, Robinhood dont la popularité n'a cessé de grandir depuis le début de la pandémie, recensait 18 millions d'utilisateurs contre 7,2 millions un an avant.


Ils détenaient au total 80 milliards de dollars d'actifs, un montant qui s'est multiplié par quatre en un an. 


Le groupe est parvenu à dégager un bénéfice net de 7,4 millions de dollars en 2020, contre une perte de 106,6 millions l'année d'avant.


Au coeur de la pandémie, pendant plusieurs trimestres, son application a figuré parmi la plus téléchargée sur le magasin d'applications d'Apple, l'App Store, se targue encore le groupe.


Basée à Menlo Park (Californie), la société a été fondée en 2013 par Vladimir Tenev et Baiju Bhatt, d'anciens concepteurs de plateformes de trading à haute fréquence. Son credo: "démocratiser la finance pour tous !"


"Nous avons été les pionniers du négoce d'actions sans commission et sans minimum de compte. Le reste de l'industrie nous a imités", affirment les documents soumis à l'autorité boursière américaine, la SEC, pour son introduction à Wall Street.

Dans le viseur 
Mais la plateforme s'est aussi retrouvée dans le collimateur des législateurs et régulateurs américains. On lui a reproché de participer à la volatilité de Wall Street lors de l'engouement des boursicoteurs pour des actions feu de paille, comme la chaîne de jeux vidéo GameStop.


Soutenu par une armée de boursicoteurs adeptes des réseaux sociaux et ligués contre des fonds spéculatifs qui misaient sur l'action à la baisse, le titre GameStop s'était envolé au début de l'année à Wall Street.


Cette vague de spéculations, qui n'est pas complètement éteinte, avait aussi emmené vers des sommets des titres de groupes à l'avenir pourtant vu comme incertain, tels les cinémas AMC ou le fabricant de téléphones Blackberry.


Les législateurs ont aussi reproché à Robinhood de rendre les transactions boursières trop ludiques sur son application, pouvant conduire à des décisions mal informées.


En juin, le groupe a écopé d'une amende de près de 70 millions de dollars pour avoir fait du tort à des clients.


La SEC, de son côté, s'interroge sur le bien-fondé des méthodes de fonctionnement du courtier en ligne. 


Car le trader finance l'absence de commissions en sous-traitant ses larges volumes d'ordres à des teneurs de marché intermédiaires qui le rétribuent pour cela. Une pratique légale, mais opaque.


"Tous les courtiers ne font pas cela aux Etats-Unis. C'est interdit au Royaume-Uni, au Canada et en Australie et cela n'existe pas dans la plupart de l'Europe", a récemment souligné le nouveau président de la SEC, Garry Gensler, qui se penche sur ce dossier.


Dans son avis de présentation aux futurs actionnaires, Robinhood reconnaît que son activité est soumise à "des lois complexes et changeantes" et à "des enquêtes réglementaires". "Des changements dans ces lois (..) pourraient nuire à (notre) activité", admet-il.


"Robinhood a choisi le moment idéal pour entrer en Bourse", a assuré récemment dans une note William Smith, président du cabinet spécialisé Renaissance Capital, en pointant le boom du négoce de détail et des cryptomonnaies. 


"Jusqu'à 35% des actions proposées lors de l'entrée en Bourse sont destinées aux utilisateurs (de l'application), donc l'affaire ferait mieux de bien se passer sinon Robinhood devra peut-être changer de nom", a-t-il ironisé.


ArcelorMittal confirme la construction à Dunkerque de son plus gros four électrique en Europe

Le président français Emmanuel Macron (à gauche) observe les nouvelles lignes de production lors de sa visite de la nouvelle installation de production d’acier électrique d’ArcelorMittal à Mardyck, dans le nord de la France, le 10 février 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) observe les nouvelles lignes de production lors de sa visite de la nouvelle installation de production d’acier électrique d’ArcelorMittal à Mardyck, dans le nord de la France, le 10 février 2026. (AFP)
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  • ArcelorMittal investit 1,3 milliard d’euros dans un four électrique de 2 Mt/an à Dunkerque, le plus grand d’Europe, avec un démarrage prévu en 2029 et un financement public couvrant 50 % via les CEE
  • Le projet marque un tournant vers la décarbonation de l’acier (60 % recyclé), tout en maintenant une production stable du site, soutenu par des mesures européennes de protection du marché et un contrat énergétique de long terme avec EDF

DUNKERQUE: Le sidérurgiste ArcelorMittal a confirmé mardi la construction d'un four électrique d'une capacité de deux millions de tonnes d'acier par an sur son site de Dunkerque, ce qui en fait son plus gros en Europe, destiné à remplacer un des deux hauts-fourneaux du site.

Le projet annoncé en janvier 2024 par le géant de l'acier, comprenant initialement deux fours et chiffré jusqu'à 1,8 milliard d'euros, concerne finalement un four électrique, pour un montant de 1,3 milliard d'euros, a précisé ArcelorMittal.

Le début des travaux est prévu "dans les semaines qui viennent" et le démarrage du four "courant 2029" a précisé le président d'ArcelorMittal Fance, Alain Grix de la Salle peu avant l'annonce officielle en présence du président Emmanuel Macron.

L'investissement sera financé à hauteur de 50% via le mécanisme de certificats d'économie d'énergie (CEE), un dispositif encadré par l'Etat qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des projets visant à réduire la consommation d'énergie.

L'un des deux haut-fourneaux de Dunkerque sera arrêté lorsque le four électrique sera "en rythme de production normale", c'est-à-dire dans les "années à peu près 2030", a-t-il précisé, ajoutant que le site doit garder "un niveau total de production stable" à 5,5 millions de tonnes.

Les hauts-fourneaux fabriquent de l'acier à partir de matières premières brutes, tandis que le four annoncé fonctionnera à 60% avec de l'acier recyclé.

ArcelorMital a salué dans un communiqué "les progrès accomplis par la Commission européenne", citant les restrictions sur les importations d'acier en Europe, dont le groupe espère qu'elles seront mises en oeuvre avant le 1er juillet, et le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.

Le PDG d'ArcelorMittal, Aditya Mittal, a remercié dans un communiqué M. Macron et le gouvernement français pour "leur soutien, et en particulier leur mobilisation pour faire évoluer les mécanismes de défense du marché de l'acier" qui "vont bénéficier à l'ensemble de l'industrie de l'acier en Europe, à commencer par Dunkerque".

Avec deux fours électriques en cours d'agrandissement à Sestao en Espagne, ArcelorMittal prévoit d'avoir "une capacité proche de 5 millions de tonnes d'acier en acier décarboné".

En France, ArcelorMittal et EDF ont signé en décembre 2025 "un contrat sur 18 ans pour les sites français du groupe" lui garantissant un accès à l'énergie "à un coût compétitif", a souligné l'Elysée.


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".