Japon: Vincent Fichot cesse sa grève de la faim mais continue le "combat"

Dans cette photo d'archive prise le 10 juillet 2021, le résident français Vincent Fichot, dont les deux enfants ont été enlevés par leur mère japonaise, pose pour une photo suite à un entretien avec l'AFP au sujet de sa grève de la faim devant une gare. (Philippe Fong/AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 10 juillet 2021, le résident français Vincent Fichot, dont les deux enfants ont été enlevés par leur mère japonaise, pose pour une photo suite à un entretien avec l'AFP au sujet de sa grève de la faim devant une gare. (Philippe Fong/AFP)
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Publié le Vendredi 30 juillet 2021

Japon: Vincent Fichot cesse sa grève de la faim mais continue le "combat"

  • La garde partagée des enfants en cas de séparation des parents n'existe pas légalement au Japon, ce qui fait que les enlèvements parentaux sont courants et tolérés par les autorités
  • Fichot doit se préparer à une opération chirurgicale "avec anesthésie générale", ce qui l'oblige à être hospitalisé et à se réalimenter avant cette intervention

TOKYO : Un père de famille français a arrêté vendredi la grève de la faim qu'il menait depuis 21 jours à Tokyo, mais il veut continuer son "combat" pour revoir ses deux enfants enlevés par leur mère japonaise en 2018.

Il doit se préparer à une opération chirurgicale "avec anesthésie générale", ce qui l'oblige à être hospitalisé et à se réalimenter avant cette intervention, a-t-il précisé à l'AFP.

Très affaibli physiquement par son action qu'il menait jour et nuit devant une gare proche du Stade olympique de Tokyo, il s'était polyfracturé un doigt lors d'une chute mercredi.

Disant avoir perdu 13-14 kilos alors qu'il en pesait 80 au début de sa grève de la faim le 10 juillet, cet homme de 39 ans souffrait de plus en plus d'étourdissements au moindre effort physique depuis plusieurs jours.

"Le but de la grève de la faim, c'était vraiment de se mettre dans un état critique, je pense que je n'étais plus qu'à quelques jours de cela, afin de sensibiliser" les autorités françaises et les inciter à prendre une "décision forte" contre le Japon pour non-respect de ses engagements internationaux sur les droits de l'enfant, avait-il expliqué plus tôt vendredi à la presse.

"Le combat continue", a-t-il assuré sur les réseaux sociaux après avoir annoncé la fin de sa grève de la faim.

Parole libérée

La garde partagée des enfants en cas de séparation des parents n'existe pas légalement au Japon, ce qui fait que les enlèvements parentaux sont courants et tolérés par les autorités.

Aucun chiffre officiel n'existe, mais des associations locales estiment que 150.000 enfants sont enlevés chaque année par l'un de leurs parents dans l'archipel.

L'action de M. Fichot a libéré la parole de nombreux parents dans la même situation que lui au Japon, étrangers comme japonais, pères et mères.

Des dizaines de personnes venaient quotidiennement le soutenir, et confiaient parfois leurs propres histoires personnelles en sa compagnie, à la presse ou sur les réseaux sociaux. Des parlementaires nippons l'ont aussi rencontré.

Cet ancien employé de la finance, qui a épuisé tous ses recours devant la justice japonaise, avait attendu en vain une visite de soutien d'Emmanuel Macron, venu les 23 et 24 juillet pour l'ouverture des Jeux olympiques.

Des conseillers du président français l'avaient alors rencontré, et M. Macron avait évoqué son cas lors d'une rencontre avec le Premier ministre japonais Yoshihide Suga.

"Débat japonais"

"C'est une préoccupation qui est partagée par l'ensemble (des ambassadeurs, NDLR) qui ont des ressortissants dans des situations semblables", a déclaré vendredi l'ambassadeur de France au Japon, Philippe Setton, venu soutenir M. Fichot avec neuf autres diplomates européens, avant la fin de son action.

"Mais quelles que soient les circonstances dramatiques et douloureuses dans lesquelles se trouve M. Fichot notamment, nous ne voulons pas interférer dans un débat qui doit être un débat japonais", a-t-il souligné.

La visite de ces ambassadeurs a permis d'attirer davantage de médias japonais, beaucoup d'entre eux ayant hésité jusqu'à présent à parler de l'action de M. Fichot et de la manière très controversée dont le Japon interprète les textes internationaux sur les droits de l'enfant.

L'avocate de la mère de ses enfants n'avait pas souhaité réagir auprès de l'AFP la semaine dernière, se contentant de dénoncer des articles de presse "partiaux" en faveur de M. Fichot.

Selon le Français, son épouse aurait allégué des violences conjugales devant les juges, mais se serait ensuite "rétractée". Aucun jugement dans leur affaire ne fait référence à de quelconques violences de sa part.

Une information judiciaire pour soustraction de mineurs visant son épouse a été ouverte en France fin 2020 et M. Fichot fait partie d'un groupe de dix parents de quatre pays différents ayant porté plainte contre le Japon auprès du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies en 2019.

Désormais, il dit envisager aussi une plainte contre la France devant la justice administrative pour manquement à son obligation de protéger ses ressortissants.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.