Le tourisme en Jordanie devrait exploser d'ici à 2023, selon des responsables du tourisme

Le secteur du tourisme en Jordanie a progressivement commencé à montrer des signes de redressement après un quasi-effondrement. (Photo AN/Sarah Glubb)
Le secteur du tourisme en Jordanie a progressivement commencé à montrer des signes de redressement après un quasi-effondrement. (Photo AN/Sarah Glubb)
Début juillet, le gouvernement a levé la plupart des mesures de confinement après une forte baisse des infections. (Photo AN/Sarah Glubb)
Début juillet, le gouvernement a levé la plupart des mesures de confinement après une forte baisse des infections. (Photo AN/Sarah Glubb)
L'Union européenne a inclus la Jordanie parmi une douzaine de nouveaux pays sûrs concernant l’épidémie au 1er juillet. (Photo AN/Sarah Glubb)
L'Union européenne a inclus la Jordanie parmi une douzaine de nouveaux pays sûrs concernant l’épidémie au 1er juillet. (Photo AN/Sarah Glubb)
Le roi Abdallah II a demandé au gouvernement de travailler d’arrache-pied, via ses ambassadeurs, afin de présenter la Jordanie comme un pays «sûr» pour voyager. (Photo AN/Sarah Glubb)
Le roi Abdallah II a demandé au gouvernement de travailler d’arrache-pied, via ses ambassadeurs, afin de présenter la Jordanie comme un pays «sûr» pour voyager. (Photo AN/Sarah Glubb)
La Jordanie a commencé par s'ouvrir au tourisme local, puis aux pays voisins du Golfe, et enfin au tourisme international. (Photo AN/Sarah Glubb)
La Jordanie a commencé par s'ouvrir au tourisme local, puis aux pays voisins du Golfe, et enfin au tourisme international. (Photo AN/Sarah Glubb)
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Publié le Samedi 31 juillet 2021

Le tourisme en Jordanie devrait exploser d'ici à 2023, selon des responsables du tourisme

  • Le tourisme régional a commencé à se redresser et les touristes internationaux devraient revenir en août, septembre et octobre
  • Le roi Abdallah II a demandé au gouvernement de travailler d’arrache-pied, via ses ambassadeurs, afin de présenter la Jordanie comme un pays «sûr» pour voyager

AMMAN/LONDRES: Le secteur du tourisme en Jordanie a progressivement commencé à montrer des signes de redressement après un quasi-effondrement dû à la pandémie de Covid-19, déclarent des responsables du tourisme.

Le ministère du Tourisme et des Antiquités et l’Office du tourisme de Jordanie (JTB) ont commencé à s'ouvrir au tourisme intérieur, puis au pays du Golfe ainsi qu’aux pays voisins, afin de faciliter les mouvements frontaliers, déclare à Arab News Dr Abed al-Razzaq Arabiyat, directeur général du JTB.

«Nous attendons le retour du tourisme international en août, septembre et octobre après avoir surmonté plusieurs difficultés», ajoute le directeur.

La Jordanie s'est distinguée par ses faibles taux d’infection à la Covid-19 au début de la pandémie, mais a ensuite connu une augmentation exponentielle des cas confirmés et a enregistré en novembre le plus grand nombre de décès liés au coronavirus par habitant au Moyen-Orient. Les autorités ont déclaré l'état d'urgence et imposé l'un des confinements les plus stricts au monde, frappant durement le secteur du tourisme.

La Jordanie a depuis réussi à faire baisser la courbe épidémiologique; elle est passée d'un pays de la «liste rouge» du Royaume-Uni à la «liste orange» et a considérablement accéléré en février sa campagne de vaccination.

«L'immunité collective est élevée et notre situation épidémiologique donne des indications positives afin qu'une percée complète pour le tourisme dans le Royaume soit possible», déclare M. Arabiyat, ajoutant que la Jordanie a davantage assoupli ses restrictions que de nombreux autres pays, ce qui jouera un rôle majeur pour attirer les touristes.

Il précise que le roi Abdallah II a demandé au gouvernement de travailler d’arrache-pied, via ses ambassadeurs, afin de présenter la Jordanie comme un pays sûr, et que le pays «s’oriente clairement dans cette direction». Des campagnes de marketing sont en place et les offices de tourisme sont prêts à apporter leur contribution, car certains pays ont déjà placé le Royaume sur leurs listes «vertes». Les hôtels et complexes jordaniens ont également commencé à enregistrer des réservations du monde entier pour la période de septembre à novembre.

Le secteur du tourisme en Jordanie a progressivement commencé à montrer des signes de redressement après un quasi-effondrement. (Photo AN/Sarah Glubb)
Le secteur du tourisme en Jordanie a progressivement commencé à montrer des signes de redressement après un quasi-effondrement. (Photo AN/Sarah Glubb)

Le ministre des Transports, Wajih Azayza, déclare que l'aéroport international Queen Alia a accueilli 9 millions de passagers en 2019 et espère revenir à ces chiffres après la pandémie.

L'aéroport a annoncé le 17 juillet avoir accueilli plus de 1,2 million de passagers au cours du premier semestre de l'année, le nombre le plus élevé ayant été enregistré en juin avec plus de 389 000 passagers. La contribution économique totale de l'aéroport a dépassé 3,53 milliards de dollars (1 dollar = 0,84 euro), soit près de 8,9 % du produit intérieur brut (PIB).

Le gouvernement a également initié des programmes de subvention et lancé un fonds de risque touristique évalué à 28,2 millions de dollars afin de soutenir le secteur et atténuer les dommages. En 2019, la Jordanie a accueilli un chiffre record de 3 millions de visiteurs, rapportant 5,78 milliards de dollars, alors que ce chiffre est tombé à 1,41 milliard de dollars en 2020.

La pandémie de Covid-19 a été un désastre pour l’industrie touristique jordanienne, qui a subi son pire recul depuis des décennies l’année dernière. (Photo AN/Sarah Glubb)
La pandémie de Covid-19 a été un désastre pour l’industrie touristique jordanienne, qui a subi son pire recul depuis des décennies l’année dernière. (Photo AN/Sarah Glubb)

Le mois dernier, le roi a appelé à des efforts unifiés afin d’aider le secteur du tourisme et des voyages à se redresser – secteur qui représente près de 20 % du PIB –, et promouvoir le tourisme dans le «Triangle d'or» de Pétra, Wadi Rum et Aqaba.

Abed al-Razzaq Arabiyat souligne que Pétra, l'une des sept merveilles du monde, était la plus touchée en raison de sa forte dépendance au tourisme international, mais il s'attend à «entendre des nouvelles positives d'ici à septembre, car il y a une forte demande pour le “Triangle d'or”».

À partir du 1er juillet, les autorités ont mis en œuvre la deuxième phase de la stratégie jordanienne de retour à la vie normale, les installations touristiques étant autorisées à rouvrir à pleine capacité. Le couvre-feu dans les zones du «Triangle d’or» dans le Sud a été levé et les visiteurs entièrement vaccinés peuvent s’y rendre car elles ont été déclarées zones sans Covid. La phase 3 débutera le 1er septembre, à condition que le nombre de cas reste faible et que le gouvernement atteigne son objectif de vaccination.

La Jordanie a considérablement assoupli les restrictions par rapport à de nombreux pays, ce qui jouera un rôle majeur pour attiser le tourisme. (Photo AN/Sarah Glubb)
La Jordanie a considérablement assoupli les restrictions par rapport à de nombreux pays, ce qui jouera un rôle majeur pour attiser le tourisme. (Photo AN/Sarah Glubb)

M. Arabiyat souligne que le JTB a également lancé la campagne estivale de marketing baptisée «Breathe» pour cibler les touristes, en particulier les familles des pays du Golfe.

Il explique qu'après avoir enduré deux années épuisantes de pandémie, «revenir à la vie telle que nous la connaissions est devenu un rêve que tout le monde aspire à réaliser; envie de voyager et de profiter de la vie, envie de se sentir à nouveau en vie, d'où le nom de notre campagne “Breathe”… les gens doivent pouvoir profiter de la vie et simplement respirer.»

Fawzi al-Hammouri, président de l'Association des hôpitaux privés de Jordanie, déclare qu'il y a eu une très importante augmentation du nombre de patients arrivant en Jordanie afin d’être soignés en juin, particulièrement en provenance d'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe, après avoir connu une baisse au cours de l'année dernière.

M. Arabiyat souligne toutefois que la plus grande préoccupation est de préserver l'emploi dans le secteur du tourisme.

La Jordanie prend plusieurs mesures afin de ramener le nombre de touristes étrangers au niveau record de 3 millions de visiteurs en 2019. (Photo AN/Sarah Glubb)
La Jordanie prend plusieurs mesures afin de ramener le nombre de touristes étrangers au niveau record de 3 millions de visiteurs en 2019. (Photo AN/Sarah Glubb)

Layali Nashashibi, directrice de la communication et des relations publiques chez Mövenpick Hotels and Resorts, déclare que le groupe n’a pas licencié de personnel durant la pandémie, même s'il a dû fermer les deux hôtels de Pétra et un à Aqaba, tandis que l'hôtel de la mer Morte a été utilisé par le gouvernement pour les mises en quarantaine au moment du rapatriement des Jordaniens de l'étranger.

«Aqaba, au début, n’était pas affectée par la Covid-19, mais Aqaba a le tourisme et le port. Si les deux activités fermaient, l'économie en souffrirait donc énormément; les autorités ont alors décidé qu'Aqaba resterait ouverte de 6 heures à 17 heures», précise Layali Nashashibi à Arab News.

«J'ai dû intervenir auprès du gouvernement afin de prolonger certains horaires d’ouverture d’hôtels et de restaurants, ainsi que pour ouvrir davantage d’établissements», précise-t-elle, ajoutant qu'après avoir parlé avec le Premier ministre, le groupe a réussi à prolonger les heures d'ouverture jusqu'à 22 heures dans tout le Royaume.

Les efforts du gouvernement afin de relancer le secteur du tourisme semblent porter leurs fruits, mais les responsables s'attendent à une convalescence de deux ans. (Photo AN/Sarah Glubb)
Les efforts du gouvernement afin de relancer le secteur du tourisme semblent porter leurs fruits, mais les responsables s'attendent à une convalescence de deux ans. (Photo AN/Sarah Glubb)

«Nous comptons désormais sur le tourisme international en Jordanie… Nous sommes optimistes, le gouvernement, le ministère du Tourisme et le JTB nous ont promis que Ryanair et EasyJet reprendront leurs vols vers Aqaba d'ici au mois d’octobre», ajoute-t-elle. EasyJet a commencé à enregistrer des réservations pour Aqaba à partir de novembre, tandis que les navires de croisière ont également commencé à affluer, l'un d'entre eux en provenance de Djeddah devant arriver à Aqaba au début du mois d'août.

Mme Nashashibi déclare avoir également organisé des séjours réservés aux voyagistes. Les autorités proposent différents types de réductions fiscales et de remises sur les taxes d'atterrissage. Les touristes d'Europe de l'Est ont commencé à venir à Aqaba à partir de la fin juin, et les vols en provenance de Russie devraient augmenter au cours de la période à venir.

La ville est réglementée par l'Autorité de la zone économique spéciale d'Aqaba, qui en a fait une ville à faible taux d'imposition et exempte de droits de douane, attirant plusieurs mégaprojets d'investissement comme Ayla Oasis, Saraya Aqaba, Marsa Zayed et contribuant à l'expansion du port; tous ont été fortement affectés.

Les autorités ont annoncé des mesures spéciales pour le «Triangle d'or» de la Jordanie, qui comprend Pétra, Wadi Rum et Aqaba; les visiteurs entièrement vaccinés peuvent s’y rendre car ces zones ont été déclarées sans Covid-19. (Photo AN/Sarah Glubb)
Les autorités ont annoncé des mesures spéciales pour le «Triangle d'or» de la Jordanie, qui comprend Pétra, Wadi Rum et Aqaba; les visiteurs entièrement vaccinés peuvent s’y rendre car ces zones ont été déclarées sans Covid-19. (Photo AN/Sarah Glubb)

«J'espère que la Covid-19 disparaîtra et que tout sera comme avant ou mieux qu'avant», déclare Layali Nashashibi, ajoutant qu'elle n’imagine pas le secteur du tourisme s'améliorer avant le troisième trimestre 2022 et qu’elle s'attend à un boom du tourisme et économique d'ici à 2023.

Sally Abu Hijleh, de l'agence Montana Travel and Tourism, déclare également qu'il faudra près d’un an pour que le tourisme se rétablisse complètement, ajoutant que l’agence travaillait sur des offres et des prix réduits afin d’encourager les voyages.

Selon Marwan Eid Abo al-Adas, propriétaire de la boutique de souvenirs Bazaar al-Wadeeh à Jerash, même si les touristes reviennent cet été, tous les secteurs du tourisme ont subi des pertes si lourdes que, selon lui, ils auront encore du mal à s’en sortir. «Il faut compter deux ou trois ans car il doit y avoir une continuité dans le secteur du tourisme», explique-t-il.

Marwan Soudi, un Jordanien vivant à l'étranger, qui n'a pas pu rentrer chez lui l'année dernière, déclare: « Avec la façon dont elles gèrent la pandémie et la campagne de vaccination en Jordanie, les autorités prévoient que le tourisme revienne à la normale d'ici à 2022-2023, je dirais que cela semble être un objectif raisonnable.»

Le touriste saoudien Abdelaziz al-Shalawi indique qu'en raison du fait que la Jordanie présente l'un des taux d'infection les plus bas, les touristes d'Arabie saoudite préfèrent s'y rendre cet été plutôt que dans n'importe quel autre pays, notamment en Europe, car sa «sécurité est excellente».

M. Al-Shalawi explique que la Jordanie est belle et variée et que les Saoudiens sont également attirés par le Royaume pour ses prestations médicales. «La Jordanie a du potentiel et de très bons médecins et s’efforce d'attirer le tourisme médical, tout en proposant des loisirs», ajoute-t-il.

Le touriste américain Tom Langdon déclare qu'il espère que le tourisme s'ouvrira davantage à partir de juillet pour aider les Bédouins de Pétra et les personnes qui dépendent du tourisme.

«C'est assez malheureux. Je suis allé à Pétra, il devait y avoir à peu près 20 personnes là-bas; l'un des vendeurs m'a montré une vidéo, qui ressemblait à un concert de rock, on aurait dit qu'on pouvait à peine bouger sans toucher quelqu'un et il m’a expliqué que c’était comme ça avant la pandémie de Covid-19», explique-t-il.

«Je pense que la Jordanie est une source inexploitée, et je trouve regrettable qu'une grande partie de ce pays ne soit pas connue de plus de gens. Pratiquement tous les endroits que j’ai visités en Jordanie étaient absolument magnifiques et j'ai passé un très bon moment.»

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Liban vote l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient

Le parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d'"historique" par le ministre de la Justice Adel Nassar. (AFP)
Le parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d'"historique" par le ministre de la Justice Adel Nassar. (AFP)
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  • "Le projet de loi visant à abolir la peine de mort au Liban a été approuvé", a annoncé le bureau du président du Parlement
  • Le texte précise que les crimes commis avant l'entrée en vigueur de cette loi seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité

BEYROUTH: Le parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d'"historique" par le ministre de la Justice Adel Nassar.

Le pays n'avait plus procédé à des exécutions depuis 2004.

"Le projet de loi visant à abolir la peine de mort au Liban a été approuvé", a annoncé le bureau du président du Parlement.

Le texte précise que les crimes commis avant l'entrée en vigueur de cette loi seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité.

Le ministre de la Justice a salué une décision "historique", soulignant que grâce à ce vote, Beyrouth ne serait plus débouté de ses demandes d'extradition de suspects de la part de pays où la peine de mort est abolie.

C'est "une étape monumentale pour les droits humains dans le pays, une rupture claire avec une sentence cruelle et arbitraire qui n'aurait jamais dû être prononcée", a déclaré de son côté Ramzi Kaiss, chercheur de l'ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).

Le vote d'abolition de la peine de mort fait partie d'une série de projets de loi discutés lors de la session parlementaire, dont une loi générale d'amnistie, serpent de mer depuis plusieurs années.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.