Afghanistan: un bâtiment de l'ONU attaqué à Herat, un policier afghan tué

Un membre des Forces armées nationales surveille un poste de contrôle à Herat le 28 juillet 2021.(AFP)
Un membre des Forces armées nationales surveille un poste de contrôle à Herat le 28 juillet 2021.(AFP)
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Publié le Vendredi 30 juillet 2021

Afghanistan: un bâtiment de l'ONU attaqué à Herat, un policier afghan tué

  • Les attaques contre les personnels civils et les bâtiments de l'ONU sont interdites par le droit international et peuvent s'apparenter à des crimes de guerre
  • De nombreux habitants d'Herat fuient vendredi les alentours d'Herat où les combats font rage entre forces afghane et talibans

KABOUL: Les bureaux des Nations unies ont été attaqués vendredi à Herat, la grande ville de l'Ouest afghan, autour de laquelle s'affrontent talibans et forces afghanes, selon la Mission de l'ONU en Afghanistan, qui condamne cette attaque ayant coûté la vie à un policier afghan.

"Cette attaque contre l'entrée d'un bâtiment des Nations unies clairement identifié a été menée par des éléments antigouvernementaux", a indiqué l'Unama dans un communiqué, précisant qu'elle a causé la mort d'un policier afghan gardant le bâtiment et en a blessé plusieurs.

L'entrée du complexe a essuyé des tirs de lance-roquettes et d'armes à feu, a poursuivi l'Unama, ajoutant qu'aucun employé de l'ONU n'a été blessé.

Elle a souligné que la zone où se trouvent les bureaux attaqués était le théâtre vendredi de combats entre talibans et forces gouvernementales.

"Cette attaque contre les Nations Unies est déplorable et nous la condamnons dans les termes les plus forts", a déclaré Deborah Lyons, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en Afghanistan et cheffe de l'Unama, citée dans le communiqué.

"Ceux qui ont mené cette attaque doivent être identifiés et rendre des comptes", a-t-elle souligné.

Les attaques contre les personnels civils et les bâtiments de l'ONU sont interdites par le droit international et peuvent s'apparenter à des crimes de guerre, a rappelé l'Unama, qui a aussi rendu hommage aux gardes afghans qui ont défendu le complexe onusien face aux assaillants.

De nombreux habitants d'Herat fuient vendredi les alentours d'Herat où les combats font rage entre forces afghane et talibans, lesquels se rapprochent des limites de l'agglomération de 600 000 habitants, la troisième du pays en terme de population.

Les insurgés se sont récemment emparés de plusieurs districts de la province d'Herat, ainsi que de deux postes-frontière qui y sont situés, celui d'Islam Qala, le principal point de passage avec l'Iran, et celui de Torghundi avec le Turkménistan.

Selon un correspondant de l'AFP, les forces afghanes et les miliciens d'Ismail Khan, un puissant chef de guerre local opposé aux talibans, se sont déployés autour d'Herat.

Les talibans ont déclenché début mai une offensive tous azimuts contre les forces afghanes, à la faveur de l'amorce du retrait définitif - désormais quasiment achevé - des 10.000 soldats de l'Otan - dont 2.500 américains - en Afghanistan.

Ils se sont emparés en trois mois de vastes zones essentiellement rurales de ce pays, face à des forces gouvernementales qui n'ont jusqu'ici opposé qu'une faible résistance et ne contrôlent plus pour l'essentiel que les capitales provinciales et la plupart des grands axes.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.