Un paquebot géant quitte l'Arabie saoudite pour la première fois

Des passants regardent le navire de croisière MSC Bellissima quittant le chantier naval "Chantiers de l'Atlantique" de Saint-Nazaire le 27 février 2019. Le paquebot "MSC Bellissima", a été construit par les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. (Sébastien Salom-Gomis / AFP)
Des passants regardent le navire de croisière MSC Bellissima quittant le chantier naval "Chantiers de l'Atlantique" de Saint-Nazaire le 27 février 2019. Le paquebot "MSC Bellissima", a été construit par les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. (Sébastien Salom-Gomis / AFP)
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Publié le Samedi 31 juillet 2021

Un paquebot géant quitte l'Arabie saoudite pour la première fois

  • Construit en France et plus long que trois terrains de football, le MSC Bellissima a entamé vendredi soir le premier d'une série de voyages au départ du port de Jeddah
  • Ce départ intervient deux jours après l'ouverture par l'Arabie saoudite de son premier terminal pour navires de croisière dans le port de Djeddah, sur la côte ouest du royaume

RIYAD, Arabie saoudite : Un paquebot de croisière géant a quitté l'Arabie saoudite pour la première fois, en direction des eaux de la région, alors que le royaume cherche à développer son industrie touristique et à diversifier son économie dépendante du pétrole.

Construit en France et plus long que trois terrains de football, le MSC Bellissima a entamé vendredi soir le premier d'une série de voyages au départ du port de Djeddah, au bord la mer Rouge, vers Aqaba (Jordanie) et Safaga (Egypte).

Ce départ intervient deux jours après l'ouverture par l'Arabie saoudite de son premier terminal pour navires de croisière dans le port de Djeddah, sur la côte ouest du royaume.

"L'inauguration du premier port pour bateaux de croisière représente une étape importante pour soutenir la croissance du secteur du tourisme dans le royaume", a déclaré le directeur général de Cruise Saudi, Fawaz Farooqi, cité par l'agence de presse saoudienne SPA. 

Le développement du secteur du tourisme et des loisirs est l'un des fondements du projet "Vision 2030" du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui vise à préparer la première économie du monde arabe à l'ère post-pétrolière.

Le MSC Bellissima mesure 315 mètres de long et a une capacité de 4.500 passagers, ce qui en fait l'un des plus grands navires de croisière du monde. Il dispose d'une multitude d'équipements, notamment des piscines, des salles de sport, des restaurants, des cafés et des salles de bal.

Le prix des voyages commence à 2.195 riyals saoudiens (environ 493 euros), selon les agences de voyage, certains itinéraires incluant Louxor en Egypte et Petra en Jordanie.

Le secteur mondial des croisières a été durement touché par la pandémie de coronavirus, qui a entraîné jusqu'ici la mort de plus de 4 millions de personnes dans le monde.

L'Arabie saoudite accélère la campagne de vaccination contre le Covid-19 dans tout le pays, dans le but de relancer le tourisme et d'accueillir des événements sportifs et des spectacles.

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.