Une étude menée en Arabie Saoudite atteste de la sécurité du vaccin AstraZeneca

Le logo d'AstraZeneca devant le siège de la société en Amérique du Nord à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis (photo d'archive REUTERS)
Le logo d'AstraZeneca devant le siège de la société en Amérique du Nord à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis (photo d'archive REUTERS)
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Publié le Samedi 31 juillet 2021

Une étude menée en Arabie Saoudite atteste de la sécurité du vaccin AstraZeneca

  • Aucun effet secondaire significatif et aucune infection n'ont été signalés
  • Parmi les effets secondaires rapportés, citons une douleur au niveau de l'endroit de l'injection, des douleurs au niveau des muscles et des articulations et une fièvre plus marquée chez les hommes que chez les femmes

DJEDDAH : Une étude menée en Arabie Saoudite a attesté de la sécurité du vaccin développé par AstraZeneca pour lutter contre le coronavirus.

Les résultats de l'étude, intitulée « Innocuité et réactivité du vaccin ChAdOx1 (AZD1222) contre la Covid-19 en Arabie Saoudite », ont été présentés vendredi par le vice-ministre de la Prévention sanitaire, Abdallah Assiri.

Cette étude transversale a été réalisée auprès de 1592 personnes vaccinées choisies au hasard. Elle a permis de « mesurer la sécurité et la réactivité du vaccin ChAdOx1-S administré aux adultes après la première dose ».

Aucun effet secondaire majeur n'a été observé et aucune infection n'a été signalée au cours de la période d'observation. Les résultats indiquent que 34,7 % du groupe examiné ont signalé une réaction après la première dose, tandis qu'aucune réaction n'a été signalée après la seconde dose.

Parmi les effets secondaires rapportés, citons une douleur au niveau de l'endroit de l'injection (30.5 %), des douleurs au niveau des muscles et des articulations (27.5 %) et une fièvre plus marquée chez les hommes (62.4 %) que chez les femmes (37.6 %). L'étude conclut par ailleurs que le risque de contracter la Covid-19  après la vaccination était de 0,5 %, et qu’aucun cas n’a été hospitalisé.

EN CHIFFRES

- 524 584 Nombre total de cas

- 505 003 Guérisons

- 8 226 Décès

- 11 355 Cas actifs

« Les données montrent que le vaccin est bien toléré et que la réactogénicité diffère entre hommes et femmes. Au cours du suivi, on n'a pas signalé de cas d'infection par la Covid-19, d'admission à l'hôpital ou de décès », indique l'étude. « Cependant, on ne dispose pas de données sur la fréquence des différents variants en Arabie saoudite. Dans un essai clinique mené sur le plan international, une dose unique du vaccin Ad26.COV2.S s'est avérée efficace à 67 % dans la prévention de la Covid-19 modéré à sévère : cela a été confirmé 14 à 28 jours après l'administration de la dose. La protection contre la Covif-19 aigüe se chiffre à 77-85%, 14 à 28 jours après l'administration de la dose ».

Dans ce contexte, l'Arabie saoudite a signalé vendredi 14 nouveaux décès liés à la Covid-19, ce qui porte le bilan global à 8 226 morts. 1 187 nouveaux cas ont été recensés, portant à 524 584 le nombre de personnes infectées dans le Royaume. Aujourd’hui au total, l’Arabie saoudite compte 11 355 cas actifs, dont 1 395 patients dans un état critique. De plus, le ministère a signalé 1 000 infections dans le pays.

Le ministère de la Santé a rapporté aussi que 1 176 patients ont guéri, ce qui porte à 505 003 le total des guérisons dans le Royaume. Par ailleurs, 26 395 789 personnes ont reçu un vaccin contre la Covid-19 dans le pays à ce jour, dont 1 458 482 personnes âgées.


Le développement de l’Algérie se poursuivra grâce au soutien des États membres de l’ONU, selon Ramtane Lamamra

Le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra. (Photo, AN)
Le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra. (Photo, AN)
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  • Alger cherche à devenir un membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU
  • La candidature de l’Algérie est approuvée par l’Union africaine, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique

LONDRES: Le développement de l’Algérie demeure sur la bonne voie et se poursuivra grâce au soutien des États membres de l’ONU, a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères du pays, Ramtane Lamamra.

Dans son discours lors du débat de l’Assemblée générale des Nations unies, M. Lamamra a également réaffirmé la volonté de son pays de devenir un membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. «Mon pays est membre de l’ONU et célèbre son 60e anniversaire d’indépendance», a-t-il déclaré. «Il poursuit résolument le processus d’édification d'une Algérie nouvelle sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune.»

«Mon pays réaffirme son respect des valeurs et des principes (de l’ONU) et sa détermination à rétablir le rôle de l’action multilatérale dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales et la réalisation d’un développement global, équitable et durable», a-t-il ajouté.

M. Lamamra a souligné l’engagement de l’Algérie à l’égard des principes de la charte de l’ONU, à l’approche des élections prévues en juin prochain concernant l’adhésion au Conseil de sécurité.

«L’Algérie est consciente de l’ampleur des défis sans précédent qui se posent aux niveaux international et régional», a-t-il indiqué. «Par conséquent, elle a présenté sa candidature au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité, une candidature approuvée par l’Union africaine, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique.»

M. Lamamra a également confirmé que l’Algérie accueillerait un sommet pour les États arabes les 1er et 2 novembre, et qu’Alger «aspirait à faire de cet événement une étape décisive dans le travail commun des États arabes en vue de relever les défis régionaux et internationaux actuels».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président algérien invite le roi du Maroc au sommet arabe d'Alger

Cette combinaison d'images créée le 27 août 2021 montre les drapeaux nationaux de l'Algérie et du Maroc (Photo, AFP).
Cette combinaison d'images créée le 27 août 2021 montre les drapeaux nationaux de l'Algérie et du Maroc (Photo, AFP).
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  • Le ministre algérien de la Justice Abderrachid Tabi «a remis la lettre d'invitation adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour assister aux travaux du sommet arabe, prévu les 1er et 2 novembre 2022 en Algérie»
  • La partie marocaine n'a toutefois pas divulgué qui représenterait le royaume chérifien à ce sommet de la Ligue arabe à Alger

RABAT: Un émissaire du président algérien Abdelmadjid Tebboune a remis mardi à Rabat une lettre d'invitation au roi du Maroc Mohammed VI pour assister au sommet de la Ligue arabe prévu début novembre à Alger, dans un climat de tension entre les deux rivaux du Maghreb.

Le ministre algérien de la Justice Abderrachid Tabi "a remis la lettre d'invitation adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI (...) pour assister aux travaux du sommet arabe, prévu les 1er et 2 novembre 2022 en Algérie", selon un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.

Sur instruction du souverain alaouite, M. Tabi a été reçu en personne par le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita.

La partie marocaine n'a toutefois pas divulgué qui représenterait le royaume chérifien à ce sommet de la Ligue arabe à Alger.

Le 12 septembre, le magazine panafricain Jeune Afrique, citant des sources "très bien informées", a affirmé que Mohammed VI "prendra part personnellement" au 31e sommet de la Ligue arabe en sa qualité de chef d'Etat du royaume chérifien.

Mais cette information n'a pas été confirmée officiellement. D'autres articles de presse marocains ont, depuis, fait état de la participation du chef du gouvernement Aziz Akhannouch et de Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères.

L'enjeu est d'autant plus significatif que les relations entre les deux poids-lourds du Maghreb sont au plus bas.

L'Algérie a rompu ses liens diplomatiques avec le Maroc en août 2021, accusant Rabat d'"actes hostiles". Une décision qualifiée de "complètement injustifiée" par Rabat.

En juillet dernier, Mohammed VI a réitéré une main tendue à l'Algérie, en aspirant "à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie puissent travailler main dans la main à l’établissement de relations normales entre les deux pays".

Mais tout dégel de la situation achoppe sur la question du territoire disputé du Sahara occidental.

Le statut de cette ex-colonie espagnole oppose depuis les années 1970 le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario soutenus activement par Alger.

Rabat, qui contrôle près de 80% de ce territoire, en a fait sa cause nationale et prône un plan d'autonomie sous sa souveraineté pour régler le conflit, tandis que le Polisario réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU.


Les Iraniens indignés après le meurtre d’une tiktokeuse lors d’une manifestation

Hadis Najafi a récemment fait parler d’elle après la diffusion d’une vidéo sur TikTok dans laquelle on la voit attacher ses cheveux et se préparer à rejoindre les manifestations antigouvernementales. (Twitter)
Hadis Najafi a récemment fait parler d’elle après la diffusion d’une vidéo sur TikTok dans laquelle on la voit attacher ses cheveux et se préparer à rejoindre les manifestations antigouvernementales. (Twitter)
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  • Najafi a reçu six balles au visage et au cou dans la ville de Karaj
  • Au moins 41 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations qui secouent le pays

DUBAÏ: Des funérailles ont été organisées pour Hadis Najafi, une jeune femme iranienne qui a

été abattue par les forces de sécurité lors de manifestations près de Téhéran.

Najafi a reçu six balles au visage et au cou dans la ville de Karaj, rapporte Radio Farda. Des vidéos des funérailles de la jeune femme de 20 ans ont circulé sur les réseaux sociaux pour lui rendre hommage. Elle avait récemment fait parler d’elle après la diffusion d’une vidéo sur TikTok dans laquelle on la voyait attacher ses cheveux et se préparer à rejoindre les manifestations antigouvernementales.

Ces manifestations ont été déclenchées par la mort de Mahsa Amini, 22 ans, détenue par la «police des mœur» pour avoir enfreint les règles strictes de port du voile. Au moins 41 personnes ont été tuées alors que l’Iran continue de réprimer les manifestations qui se déroulent dans tout le pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com