Au moins 40 miliciens houthis tués dans les violents combats de Marib

Un combattant fidèle au gouvernement yéménite tire avec une tourelle montée à l'arrière d'une camionnette sur une position dans la région d'Al-Kassara, au nord-ouest de Marib. (Photo, AFP)
Un combattant fidèle au gouvernement yéménite tire avec une tourelle montée à l'arrière d'une camionnette sur une position dans la région d'Al-Kassara, au nord-ouest de Marib. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 02 août 2021

Au moins 40 miliciens houthis tués dans les violents combats de Marib

  • Des avions de guerre ont mené plusieurs raids de renfort dans la province de Marib, ciblant des véhicules militaires qui transportaient des miliciens
  • Des membres de la tribu ont déclaré avoir vu au moins deux véhicules militaires prendre feu après avoir été touchés par les avions de combat à Marib

ALEXANDRIE : Des dizaines de miliciens houthis au Yémen ont été tués dans des combats acharnés avec les forces gouvernementales au cours des dernières 24 heures dans les provinces de Marib, Lahj, Jouf et Al-Bayda, déclarent dimanche des responsables de l'armée et des chefs tribaux.

Au moins 40 Houthis ont été tués samedi et dimanche dans la contrée de Rahabah, au sud de la ville de Marib, lorsque les troupes gouvernementales ont repoussé leur assaut dans les zones montagneuses de la région, dit à Arab News le colonel Yahiya Al-Hatemi, directeur des médias militaires de l'armée yéménite. 

Le responsable militaire yéménite indique que l'armée et les tribus alliées, soutenues par l’aviation de la coalition arabe, ont monté une contre-offensive dans la région et ont réussi à prendre le contrôle d'une montagne et des armes laissées par les Houthis.

Des avions de guerre ont mené plusieurs raids de renfort dans la province de Marib, ciblant des véhicules militaires transportant des miliciens et des armes en direction des champs de bataille.

Des membres de la tribu précisent avoir vu au moins deux véhicules militaires prendre feu après avoir été touchés par des avions de guerre dans la province de Marib.

En expulsant les Houthis de la montagne d'Al-Abzakh, les loyalistes auraient le contrôle d'une vaste étendue de terres au sud de Marib et repousseraient efficacement la menace houthie contre la ville de Marib par le sud.

Malgré leurs pertes dans le sud, les Houthis ont continué d'attaquer agressivement les forces gouvernementales dans les zones à l'ouest de la ville de Marib, soulignent les médias locaux.

Les Houthis ont lancé des attaques contre les forces gouvernementales dans les régions d'Al-Mashjah et d'Al-Kasara, mais n'ont pas réussi à avancer.

Des milliers de personnes ont été tuées dans la province de Marib depuis février lorsque les Houthis ont renouvelé une offensive majeure pour contrôler la ville stratégique de Marib.

Les Houthis ont ignoré de nombreux appels locaux et internationaux à mettre fin leur offensive et à se conformer aux efforts de paix pour arrêter la guerre au Yémen.

Dans la province voisine de Jouf, les médias d'État citent le brigadier Mohammed Al-Hajji, un commandant de l'armée, qui indique que les troupes de l'armée et les membres des tribus ont repoussé dimanche une offensive des Houthis sur des sites contrôlés par le gouvernement à Al-Jadafer, à l'est de la province de Jouf, ajoutant que les rebelles ont été contraints de battre en retraite après avoir subi de « lourdes » pertes.

Des combats ont également eu lieu aux frontières entre les provinces de Lahj et d'Al-Bayda, où les Houthis ont attaqué une zone contrôlée par les forces fidèles au Conseil de transition du Sud.

Les médias locaux relatent qu'un soldat du gouvernement et plusieurs Houthis ont été tués lors de l'attaque manquée des Houthis dans la région de Senah, dans la province de Lahj. Des membres de la tribu ont attaqué dimanche les zones houthies du district d'Al-Souma, à l'ouest de la province d'Al-Bayda.

Coronavirus

Les cas de coronavirus continuent de fluctuer dans les provinces contrôlées par le gouvernement au Yémen, le Comité national du coronavirus basé à Aden enregistrant dimanche neuf nouveaux cas et un décès, contre trois nouveaux cas et zéro décès samedi.

Vendredi, le comité a annoncé 16 nouveaux cas et un décès.

Le nombre total de cas confirmés dans les zones libérées est de 7 070, dont 1 377 décès et 4 200 guérisons. Les responsables locaux de la santé pensent que le nombre croissant de cas pourrait représenter une nouvelle vague d’épidémie.

« La situation épidémiologique est préoccupante, car les cas ont commencé à augmenter », dit à Arab News par téléphone le Dr Ahmed Mansour, un responsable de la santé dans la ville méridionale de Taïz.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.