Afghanistan: bombardements à Lashkar Gah où les talibans font taire des médias

Des combattants talibans en Afghanistan. Photo d'archives AFP
Des combattants talibans en Afghanistan. Photo d'archives AFP
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Publié le Mardi 03 août 2021

Afghanistan: bombardements à Lashkar Gah où les talibans font taire des médias

  • Les forces afghanes ont bombardé mardi les talibans à Lashkar Gah (sud), où ces derniers ont contraint plusieurs médias audiovisuels à cesser d'émettre, et semblent être parvenues à légèrement desserrer l'étau des insurgés à Hérat (ouest)
  • La Mission de l'ONU en Afghanistan (Unama) a tiré la sonnette d'alarme mardi quant aux conséquences sur les civils des combats urbains en cours dans ou à proximité de villes afghanes

KANDAHAR: Les forces afghanes ont bombardé mardi les talibans à Lashkar Gah (sud), où ces derniers ont contraint plusieurs médias audiovisuels à cesser d'émettre, et semblent être parvenues à légèrement desserrer l'étau des insurgés à Hérat (ouest).

La Mission de l'ONU en Afghanistan (Unama) a tiré la sonnette d'alarme mardi quant aux conséquences sur les civils des combats urbains en cours dans ou à proximité de villes afghanes.

"Les populations vivent dans la peur. L'offensive au sol des talibans et les bombardements aériens de l'armée afghane font le plus de mal", indique sur Twitter l'Unama, "profondément inquiète des tirs aveugles, de l'occupation des établissements de santé et des domiciles privés et des dégâts qu'ils subissent".

Les belligérants "doivent faire plus pour protéger les civils ou les conséquences seront catastrophiques", a-t-elle estimé.

"Les combats ont été intenses ce (mardi) matin" à Lashkar Gah, a déclaré à l'AFP Sefatullah (qui, comme de nombreux Afghans, n'a qu'un nom), directeur de la radio locale Sukon, affirmant que des bombardiers américains avaient ciblé "les positions des talibans" à l'intérieur de cette ville de 200.000 habitants.

Le porte-parole du ministère afghan de la Défense, Fawad Aman, avait déjà fait état lundi de frappes menées par des appareils américains à Lashkar Gah, ce que l'armée américaine en Afghanistan s'est refusée à commenter. 

"Les affrontements continuent près de la prison et des QG de la police et du NDS", les services afghans de renseignement, a ajouté Sefatullah en milieu de matinée.

Il a précisé que sa radio avait cessé d'émettre depuis dimanche, "car les talibans se sont emparés du bâtiment abritant" la station.

"Depuis dimanche, dix radios et trois chaînes de télévision ont cessé d'émettre, soit parce que les talibans ont pris leurs locaux, soit parce qu'ils leur ont dit d'arrêter. Seule une radio favorable aux talibans émet encore en ville", a-t-il ajouté.

Le ministère afghan de l'Information et de la Culture a de son côté indiqué que "onze radios et quatre chaînes de télévision étaient coupées en raison des attaques ou des menaces des talibans dans la province du Helmand", dont Lashkar Gah est la capitale.

«Allah Akbar»

Cela "empêche les habitants d'être au courant des événements (...) Les attaques et menaces des talibans contre les médias montrent leur hostilité à la liberté d'expression. Les terroristes ne veulent pas que les médias fassent état des faits et mettent au jour leurs injustices", a poursuivi le ministère.

Aux abords d'Hérat, troisième ville du pays, les forces afghanes ont repris plusieurs zones aux talibans qui étaient parvenus à quelques km de la ville ces derniers jours, a annoncé le gouvernement.

"Les forces de sécurité afghanes et les +forces de résistance+", les milices locales qui leur prêtent main-forte, "ont lancé une importante opération dans l'ouest de la ville et ont "repris plusieurs zones", notamment dans le district d'Injil qui enserre Hérat, a affirmé mardi à l'AFP Jailani Farhad, porte-parole du gouverneur d'Hérat.

Elles ont repris le contrôle de la route menant à l'aéroport, situé à une quinzaine de km au sud de la ville, en détruisant un point de contrôle que les insurgés y avaient installé, même si certains sont encore présents à proximité immédiate, a-t-il précisé.

Un responsable local a lui aussi affirmé que des bombardiers américains avaient frappé, au côté de l'aviation afghane, des positions des talibans à l'ouest d'Hérat.

Lundi soir, des milliers de personnes sont montées sur les toits de leur maison en scandant "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand") et des slogans en faveur des forces afghanes et des miliciens d'Ismail Khan, puissant chef de guerre local et vétéran de la lutte contre l'occupation soviétique (1979-1989), qui ont défendu la ville.                


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.