Algérie: extradition des Emirats d'un ancien PDG de Sonatrach proche de Bouteflika

L'ancien PDG de Sonatrach, Abdelmounem Ould Kaddour, assiste à la présentation des résultats 2017 et du plan stratégique SH2030 du géant national de l'énergie algérien au siège de la société le 30 avril 2018. (Photo, AFP)
L'ancien PDG de Sonatrach, Abdelmounem Ould Kaddour, assiste à la présentation des résultats 2017 et du plan stratégique SH2030 du géant national de l'énergie algérien au siège de la société le 30 avril 2018. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 05 août 2021

Algérie: extradition des Emirats d'un ancien PDG de Sonatrach proche de Bouteflika

  • Menotté et escorté par des policiers, M. Ould Kaddour, un proche du président déchu Abdelaziz Bouteflika, est arrivé en fin d'après-midi à l’aéroport international Houari Boumédiène d'Alger, en provenance de Dubaï
  • M. Ould Kaddour est poursuivi notamment dans une affaire de corruption liée au rachat par la Sonatrach en 2018 de la raffinerie d'Augusta et de différentes infrastructures dans le sud de l'Italie auprès d'Esso Italie, une filiale de l'Américain ExxonMobil

ALGER : L'ancien PDG du groupe pétrolier algérien Sonatrach Abdelmoumen Ould Kaddour, recherché dans son pays pour des affaires de corruption et interpellé à Dubaï, a été extradé vers l'Algérie où il est arrivé mercredi, selon des images diffusées par la télévision nationale.

Menotté et escorté par des policiers, M. Ould Kaddour, un proche du président déchu Abdelaziz Bouteflika, est arrivé en fin d'après-midi à l’aéroport international Houari Boumédiène d'Alger, en provenance de Dubaï où il avait été arrêté en mars à la suite d'un mandat d'arrêt international émis un mois plus tôt par la justice algérienne.

L'ancien PDG du groupe pétrolier public devait être présenté dans la journée à un juge d'un tribunal d'Alger, a précisé la télévision. 

M. Ould Kaddour est poursuivi notamment dans une affaire de corruption liée au rachat par la Sonatrach en 2018 de la raffinerie d'Augusta et de différentes infrastructures dans le sud de l'Italie auprès d'Esso Italie, une filiale de l'Américain ExxonMobil.

Le montant de la cession n'avait pas alors été précisé mais selon les médias algériens le groupe pétrolier a déboursé 720 millions de dollars, un montant jugé excessif pour une vieille raffinerie entrée en production en 1950.

Nommé à la tête de la Sonatrach en mars 2017, M. Ould Kaddour a été limogé trois semaines après la chute d'Abdelaziz Bouteflika début avril 2019, poussé à la démission par un mouvement populaire de contestation inédit, le Hirak, après 20 ans de pouvoir.

Ould Kaddour avait dirigé dans le passé la société d'ingénierie pétrolière Brown and Root Condor (BRC), filiale de la Sonatrach et de la compagnie américaine de services pétroliers Halliburton.

BRC avait été dissoute en 2007 après des soupçons de corruption dans des contrats obtenus en violation de la réglementation, selon le quotidien algérien El Watan.

Le géant public des hydrocarbures a été secoué ces dernières années par une série de scandales financiers qui ont fait l'objet d'enquêtes en Algérie et à l'étranger.


Liban: une frappe israélienne endommage un site protégé par l'Unesco à Tyr

 Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
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  • Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban
  • Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés

TYR: Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes.

"Je lance un appel pour éviter de cibler les sites archéologiques du pays (..) en particulier les ruines de Tyr qui sont dans le patrimoine commun de l'humanité", a déclaré Ghassan Salamé à l'AFP.

Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés.

Cette ville est la cible d'une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'armée israélienne avait émis un nouvel ordre d'évacuation dimanche pour une zone qui inclut l'un des deux sites, comprenant des vestiges romains, avant de mener des frappes.

Des correspondants de l’AFP ont pu voir une partie de la zone proche des colonnes antiques recouverte de débris, fragments de métal tordu, branches d’arbres brisées.

Des gravats de béton et de métal parsèment un escalier de pierre menant à l’intérieur du site.

"L'ampleur des débris et des dégâts dans le site est importante", selon Ali Badaoui.

Les frappes se sont abattues sur des bâtiments avoisinants et l'une a touché un bureau administratif du site, rapporte le responsable.

"Certains artéfacts archéologiques ont été endommagés lorsque des gravats les ont atteints, car une pluie de débris est tombée sur un vaste périmètre", visant "colonnes, chapiteaux, bases de colonnes, mosaïques", énumère-t-il.

Ghassan Salamé a souligné que que les autorités évalueraient les dégâts "dès qu'un cessez-le-feu aura lieu ou que nous pourront avoir accès aux ruines sans mettre en danger la vie de nos archéologues".

Il a souligné qu'Israël "ne respecte pas" la Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé, ni les "Boucliers bleus", un emblème symbolique mis en place par un comité lié à l'Unesco pour protéger le site de Tyr.

Depuis une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2023-2024, l’Unesco a placé plus de 70 sites patrimoniaux au Liban, dont Tyr, sous " protection renforcée provisoire".

Le site de Tyr "est un site civil, un site inscrit au patrimoine mondial, ce n’est absolument pas un site militaire, et il n’y a aucune activité militaire sur place", a assuré M. Badaoui.

L’autre site protégé de Tyr, El‑Bass, a aussi été endommagé depuis le début de la guerre le 2 mars, a-t-il ajouté.


L'armée israélienne dit qu'elle poursuivra ses opérations «dans tout le Liban»

L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
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  • "Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin
  • "Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth.

"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.

"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".


L'armée israélienne annonce un nouveau barrage de missiles iraniens

Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
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  • L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien
  • "Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace"

JERUSALEM: L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.

"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.