Ravagée par la sécheresse, la Californie arrache ses précieux amandiers

La Californie produit 80% de ces fruits à coque consommés à travers le monde et les amandes de Woolf Farms voyagent aussi loin qu'en Inde ou en Australie... (Photo, AFP)
La Californie produit 80% de ces fruits à coque consommés à travers le monde et les amandes de Woolf Farms voyagent aussi loin qu'en Inde ou en Australie... (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 05 août 2021

Ravagée par la sécheresse, la Californie arrache ses précieux amandiers

  • D'une irrigation au compte-gouttes aux capteurs dernier cri installés à travers la propriété au sol craquelé, tout a été pensé pour optimiser l'utilisation de l'or bleu
  • A leur pied, les racines ont commencé à prendre la poussière. Le mercure, qui frôle les 40°C en cette matinée d'été, accélère leur décomposition

HURON: "C'est un crève-coeur": couchés sur le flanc, des amandiers gisent par rangées au milieu de l'exploitation de Daniel Hartwig. Désemparé face à une sécheresse dévastatrice et de nouvelles restrictions d'eau, l'agriculteur californien n'a eu d'autre choix que d'arracher ces arbres "de première qualité".


Sous les feuilles jaunies et recroquevillées de ces amandiers morts, on distingue de petites coques brunâtres. La récolte de cette année, si l'eau avait fini par arriver.


A leur pied, les racines ont commencé à prendre la poussière. Le mercure, qui frôle les 40°C en cette matinée d'été, accélère leur décomposition. Pour le reste, il y a ces énormes machines, qui transforment les arbres en montagnes de copeaux de bois.

«Choc brutal»
"C'est un choc si brutal", souffle auprès de l'AFP l'agriculteur, résigné devant ce spectacle macabre. Il est en charge de la gestion de l'eau de la méga-propriété de Woolf Farms, un domaine de plus de 8.000 hectares autour du petit bourg de Huron. C'est la première fois que l'exploitation doit arracher autant d'arbres avant qu'ils n'arrivent en fin de vie.


D'une irrigation au compte-gouttes aux capteurs dernier cri installés à travers la propriété au sol craquelé, tout a été pensé pour optimiser l'utilisation de l'or bleu.


Mais les amandiers ont très soif -- dans une vallée qui manque cruellement d'eau. Après plusieurs années de très faibles précipitations et un hiver particulièrement sec, les autorités de Californie ont fermé le robinet au monde agricole. En avril, après une série de calculs, il a fallu se rendre à l'évidence: "Il n'y avait pas assez d'eau sur le marché" pour garder tous les amandiers en vie, raconte Daniel Hartwig.


Un ballet de pelleteuses a donc déraciné 150 hectares de ces arbustes, sacrifiés pour assurer la survie des autres.


"C'est très douloureux", déplore le cultivateur. Et pour cause, le marché californien pèse près de 6 milliards de dollars par an. Poussé par la demande de substituts aux produits animaliers, comme le lait d'amande, il a doublé en 15 ans, d'après Daniel Hartwig.

«Les méchants»
La Californie produit 80% de ces fruits à coque consommés à travers le monde et les amandes de Woolf Farms voyagent aussi loin qu'en Inde ou en Australie...


Sans eau, cette ère est-elle révolue?


"C'est une fierté de pouvoir nourrir le monde depuis ici", affirme l'agriculteur devant le champ qui n'est plus. "Mais si nous n'avons pas les moyens de le faire, d'où viendra cette nourriture?", interroge-t-il.


Les mains enfoncées dans les poches de son jean, il grommelle: "Il y a cette idée reçue selon laquelle les agriculteurs sont là pour gaspiller de l'eau." 


"On nous fait passer pour les méchants", fustige-t-il. 


Pour irriguer les cultures qu'ils ont réussi à préserver, Woolf Farms pompe de l'eau à plusieurs centaines de mètres sous terre.


En roulant à travers la propriété qui s'étend à perte de vue, Daniel Hartwig pointe une série de champs en jachère. "Presque tout ça aurait été cultivable", assure le fermier au sujet des plants de coton, tomates et blé qui ont fait les frais de la sécheresse. "Maintenant, ce n'est plus qu'un ramassis de récoltes."


Il soupire: "on a fait tout ce qu'on a pu."


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com