Les États-Unis exhortent Raïssi de reprendre les pourparlers de vienne «sans tarder»

Le nouveau président iranien Ebrahim Raïssi fait un signe de la main lors de sa cérémonie d’investiture au Parlement, à Téhéran, le 5 août 2021. (Photo, Reuters/Majid Asgaripour/WANA)
Le nouveau président iranien Ebrahim Raïssi fait un signe de la main lors de sa cérémonie d’investiture au Parlement, à Téhéran, le 5 août 2021. (Photo, Reuters/Majid Asgaripour/WANA)
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Publié le Vendredi 06 août 2021

Les États-Unis exhortent Raïssi de reprendre les pourparlers de vienne «sans tarder»

  • Ned Price déclare que «ce processus ne peut pas durer indéfiniment»
  • Le président Ebrahim Raïssi a prêté serment dans la journée de jeudi

WASHINGTON: Les États-Unis ont exhorté jeudi l'Iran à reprendre rapidement les pourparlers sur la relance de l’accord nucléaire, après que le nouveau président ultraconservateur, Ebrahim Raïssi , ait déclaré qu’il aurait recours à la diplomatie afin de mettre fin aux sanctions.

«Nous exhortons l'Iran à reprendre les négociations sans tarder, afin que nous efforcions de conclure nos travaux», a déclaré à la presse le porte-parole du Département d'État, Ned Price, rappelant la position américaine selon laquelle la porte de la diplomatie ne resterait pas éternellement ouverte.

«Si le président Raïssi est sincère dans sa détermination à voir les sanctions levées, c'est précisément ce qui est proposé à Vienne», a-t-il déclaré.

Avec la montée en puissance de Raïssi, et qui a prêté serment jeudi, toutes les branches du pouvoir au sein de la République islamique deviennent contrôlées par des extrémistes anti-occidentaux fidèles au Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

«Notre message au président Raïssi est le même que (nous avions envoyé) à ses prédécesseurs… les États-Unis défendront, et feront progresser nos intérêts de sécurité nationale et ceux de nos partenaires», affirme Price. «Nous espérons que l'Iran saisira maintenant l'opportunité de privilégier les solutions diplomatiques.»

Price fait allusion aux mois de pourparlers indirects, à ce jour infructueux, dans la capitale autrichienne, sur la relance de l'accord nucléaire de 2015 rejeté par l'ancien président Donald Trump.

L'Iran négocie avec six grandes puissances pour relancer l'accord abandonné il y a trois ans. La dernière série de pourparlers à Vienne s'est terminée le 20 juin.

Price réitère que l'administration Biden, malgré ses inquiétudes concernant l'Iran, considére l'accord comme la clé qui garantit «des limites permanentes et vérifiables au programme nucléaire iranien».

Price rappelle que la proposition de mettre fin aux sévères sanctions en échange du respect de l'accord ne durerait pas «indéfiniment», et qu'à un moment donné, les avantages de la relance seraient érodés par les percées du programme nucléaire iranien.

«Pour nous, c'est une priorité urgente, étant donné les problèmes qui sont en jeu», a déclaré Price. «Nous espérons que les Iraniens aborderont la question avec le même degré d'urgence»

L'Iran a commencé à transgresser l’accord, qui lui accordait un allégement des sanctions en échange de la limitation de son programme atomique, en menant en 2019 des activités nucléaires interdites par l'accord, officiellement appelé Plan d'action global commun (PAGC).

L'Iran affirme que son programme nucléaire est destiné à des fins strictement pacifiques.

(Avec AFP et Reuters)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Cisjordanie: un Palestinien tué par des soldats israéliens

Des Palestiniennes musulmanes crient des slogans après que les forces de sécurité israéliennes ont refusé les visiteurs à l'entrée de l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, le troisième site le plus sacré de l'Islam, le 27 septembre 2022 pendant les vacances de Roch Hachana, le nouvel an juif. (AFP)
Des Palestiniennes musulmanes crient des slogans après que les forces de sécurité israéliennes ont refusé les visiteurs à l'entrée de l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, le troisième site le plus sacré de l'Islam, le 27 septembre 2022 pendant les vacances de Roch Hachana, le nouvel an juif. (AFP)
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  • Une source du gouvernorat de Jénine a déclaré qu'il s'agissait d'Abed Hazem, frère de Raad Hazem qui est accusé d'avoir commis un attentat meurtrier à Tel-Aviv en avril dernier
  • L'armée israélienne a confirmé dans un tweet que des troupes «opéraient à Jénine»

RAMALLAH: Un Palestinien a été tué par balle mercredi par les forces israéliennes lors d'un raid à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, a affirmé le ministère palestinien de la Santé.

Une source du gouvernorat de Jénine a déclaré à l'AFP qu'il s'agissait d'Abed Hazem, frère de Raad Hazem qui est accusé d'avoir commis un attentat meurtrier à Tel-Aviv en avril dernier. L'armée israélienne a confirmé dans un tweet que des troupes "opéraient à Jénine".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères présente ses condoléances pour le décès de Shinzo Abe

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
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  • Les deux parties se sont par ailleurs entretenues au sujet de la situation en Ukraine et du marché international du pétrole
  • Le ministre des Affaires étrangères saoudien a exprimé sa volonté de «poursuivre avec détermination l'héritage diplomatique légué par l'ancien Premier ministre Abe

DUBAÏ: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane al-Saoud, a présenté ses condoléances pour le décès de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe Shinzo lors d'une rencontre avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Hayashi Yoshimasa, mardi.

Le prince Faysal s'est rendu au Japon pour assister aux funérailles officielles du Premier ministre japonais. Les cérémonies se sont tenues en début de journée. De son côté, M. Yoshimasa a salué la participation de l'Arabie saoudite à la cérémonie.

Il a en outre exprimé sa volonté de «poursuivre avec détermination l'héritage diplomatique légué par l'ancien Premier ministre Abe et de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays, en l'occurrence le Japon et l'Arabie saoudite», selon une déclaration du ministère japonais des Affaires étrangères.

Son homologue saoudien a réitéré pour sa part sa volonté de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays.

Les deux parties se sont par ailleurs entretenues au sujet de la situation en Ukraine et du marché international du pétrole. M. Yoshimasa a remercié le prince Faysal pour l'approvisionnement en pétrole provenant d'Arabie saoudite.

Le ministre saoudien a rappelé que le Royaume s'engage à fournir le pétrole au Japon de façon continue.

Les deux ministres sont également convenus de favoriser la coopération entre leurs pays afin de réaliser la neutralité carbone par le biais de l'utilisation de l’énergie non polluante qu'ils comptent promouvoir.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru dans Arab News Japan


Les raisons du départ de la Fnac du Maroc

Le magasin a annoncé un déstockage et des promotions alléchantes de 70% (Photo Twitter).
Le magasin a annoncé un déstockage et des promotions alléchantes de 70% (Photo Twitter).
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  • Comment l’une des plus grandes enseignes du monde de la distribution de livres et de matériel multimédia a-t-elle décidé, après onze ans de présence au Maroc, de baisser le rideau?
  • «Ce n’est pas le piratage qui a nui aux activités de la Fnac au Maroc, mais plutôt leur erreur de casting managérial et leur faible connaissance du marché marocain»

CASABLANCA: Au Morocco Mall de Casablanca, l’un des plus grands centres commerciaux du continent africain, les gens se pressent. Accroupis dans le magasin Fnac, l’un des plus importants de la région, ils sont à l’affût d’une bonne affaire. Le magasin a annoncé un déstockage et des promotions alléchantes de 70%. Une opération qui a fait le bonheur de certains amateurs de jeux vidéo, peu aisés, qui ne pouvaient s’offrir des produits Fnac jugés onéreux. Les quelques employés restés sur place, après la fermeture totale, ne cachent pas leur désarroi. Ce sentiment est partagé par des clients fidèles rencontrés sur place.

Comment l’une des plus grandes enseignes du monde de la distribution de livres et de matériel multimédia a-t-elle décidé, après onze ans de présence au Maroc, de baisser le rideau, alors qu’elle avait annoncé à l’époque, en grande pompe, un ambitieux plan de développement sur le marché marocain? Aujourd’hui, seuls trois magasins sont sortis de terre au Maroc, un à Tanger et deux à Casablanca – l’un occupe deux étages au Morocco Mall et l’autre se situe dans le quartier très fréquenté du Maârif, près du Twin Center. Ces trois sites sont aujourd’hui définitivement fermés. En revanche, son principal concurrent, Virgin Megastore, a su se démarquer en ouvrant dix magasins dans les plus grandes artères et les plus importants centres commerciaux du pays.

Pour le groupe Aksal, partenaire de Fnac au Maroc, ce choix répond à des réorientations stratégiques qui visent à se positionner davantage sur le digital. Un argument qui ne convainc pas Nabil Jebbari, entrepreneur culturel et expert en économie de la culture. «Je ne pense pas que le départ de la Fnac du Maroc soit dû à une réorientation vers le digital. Les présences physique et digitale peuvent bel et bien coexister sur le marché marocain.

Plusieurs facteurs ont poussé le groupe français à plier bagage. Ils avaient un problème au niveau du modèle de développement, de l’investissement en foncier et son amortissement. Surtout, il y avait un problème au niveau du casting. Les managers de l’enseigne n’ont pas pu répondre aux attentes des consommateurs locaux. Pourtant, ils ont eu onze ans pour le faire. Virgin Megastore l’a fait et le résultat est tangible aujourd’hui», déclare Nabil Jebbari à Arab News en français.