Sept personnes condamnées à perpétuité au Royaume-Uni après le meurtre d'une étudiante libanaise

Aya Hachem était une simple passante lorsqu'elle a été tuée dans une fusillade dans le nord de l'Angleterre. (Police de Lancashire)
Aya Hachem était une simple passante lorsqu'elle a été tuée dans une fusillade dans le nord de l'Angleterre. (Police de Lancashire)
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Publié le Vendredi 06 août 2021

Sept personnes condamnées à perpétuité au Royaume-Uni après le meurtre d'une étudiante libanaise

  • Aya Hachem, 19 ans, venait de terminer sa deuxième année d'études à l'université de Salford lorsqu'elle a été tuée
  • L'étudiante n'était pas la cible de la fusillade, commanditée par un homme d'affaires dans le but d’éliminer le patron d'une entreprise de pneus rivale

LONDRES: Sept Britanniques ont été condamnés à perpétuité pour le meurtre d'une étudiante en droit née au Liban abattue par erreur lors d'une attaque en voiture l'année dernière.

Aya Hachem, 19 ans, venait de terminer sa deuxième année d'études à l'université de Salford lorsqu'elle a été tuée. Le père avait choisi d’installer sa famille à Blackburn, dans le nord de l'Angleterre, afin de fuir la violence au Liban.

Elle a été abattue le 17 mai dernier, alors qu'elle faisait des courses avant l'iftar avec sa famille. Aya est décédée à l’hôpital. Une balle a atteint son épaule gauche, traversé son corps et s'est logée dans un poteau derrière elle.

L'étudiante qui passait par là n'était pas la cible de la fusillade, commanditée par un homme d'affaires afin d’éliminer le patron d'une entreprise de pneus rivale.

Pachah Khan, 31 ans, propriétaire de Quickshine Car Wash, a provoqué la colère de Feroz Suleman, patron de l’entreprise voisine RI Tyres, lorsque Quickshine Car Wash a commencé à vendre des pneus, devenant ainsi son concurrent direct.

Feroz Suleman, 40 ans, qui a ordonné l'attaque, a été condamné à une peine minimale de trente-quatre ans de prison avant de pouvoir espérer une libération conditionnelle.

Le tireur, Zamir Raja, 33 ans, qui a manqué son premier tir avant d'atteindre Aya Hachem avec le second, a été condamné à un minimum de trente-quatre ans de prison. Son chauffeur, Anthony Ennis, 31 ans, doit purger trente-trois ans de prison. M. Ennis, qui avait accéléré avant que Aya Hachem ne soit abattue, a fait trois fois le tour de l'entreprise de pneus avant que n’ait lieu l'attaque lors du quatrième passage.

Les complices; Ayaz Hussain, 36 ans; Abubakr Satia, 32 ans; Uthman Satia, 29 ans et Kashif Manzoor, 26 ans, ont été condamnés à des peines de prison minimales de trente-deux ans pour le premier, vingt-huit ans pour les deux suivants, et vingt-sept ans pour le dernier.

Zamir Raja, tueur à gages basé à Manchester, et son chauffeur Anthony Ennis, ont été chargés de tuer Pachah Khan après qu’Ayaz Hussain a eu pour mission d'engager un tueur.

Le véhicule utilisé dans l'attaque a été payé par l’associé de Feroz Suleman, Abubakr Satia.

Judy Chapman, 26 ans, a conduit son petit ami – Uthman Satia – ainsi que Zamir Raja et Anthony Ennis de Bolton à Blackburn. Elle les a récupérés après l'attaque. Judy Chapman a été reconnue coupable d'homicide involontaire et sera condamnée en octobre.

Kashif Manzoor, dont la participation a consisté à préparer la voiture, utiliser des câbles de démarrage et laisser le moteur tourner, a été mis en cause dans le meurtre.

Le juge, M. Turner, a déclaré à Feroz Suleman: «Vous avez été le moteur de toute l'entreprise meurtrière du début à la fin et vous avez suivi ce plan avec une détermination obsessionnelle.»

«Quand vous étiez en prison, vous avez dit à Abubakr Satia que vous étiez le capitaine du navire et que si vous deviez couler, tout le monde tomberait avec vous. Vous aviez absolument raison.»


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com