Tabby lève 42 millions d’euros et veut s’imposer sur de nouveaux marchés du CCG

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Publié le Vendredi 06 août 2021

Tabby lève 42 millions d’euros et veut s’imposer sur de nouveaux marchés du CCG

  • Cette nouvelle levée de fonds valorise l’entreprise à 300 millions de dollars (254 millions d’euros)
  • Le paiement différé est relativement nouveau dans une région où les consommateurs sont généralement réticents à payer leurs produits avant de les recevoir

RIYAD: Tabby, le principal fournisseur de paiement différé (Buy Now Pay Later – BNPL) en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis (EAU) a recueilli 50 millions de dollars (plus de 42 millions d’euros), lors d’une nouvelle levée de fonds valorisant l’entreprise à 300 millions de dollars (254 millions d’euros). 

Global Founders Capital et STV ont dirigé la levée de fonds, avec le soutien de Delivery Hero et CCVA. Des investisseurs existants dont Arbor Ventures, Mubadala Investment Capital, Raed Ventures, Global Ventures, MSA Capital, VentureSouq, Outliers VC, Jimco et HOF y ont également participé. 

Cette levée de fonds intervient un mois après que l’entreprise a recueilli 50 millions de dollars (plus de 42 millions d’euros), portant le financement total à 130 millions de dollars (110 millions d’euros) en moins de deux ans.

Le financement de série B (après une série A réussie, le tour B consiste à lever des capitaux afin de poursuivre l'expansion) de la société de technologie financière sera utilisé pour élargir sa gamme de produits et s’imposer sur de nouveaux marchés.

Ce financement permettra à Tabby de répondre à la demande croissante de produits de paiement différé au moment où la consommation connaît un essor remarquable, notamment en Arabie saoudite – le plus grand marché de l’entreprise.

Ahmad al-Chammari, associé au sein de STV, déclare: «Le marché mondial de paiement différé devrait augmenter de 30 % par an au cours des cinq années à venir. Nous prévoyons une croissance au moins deux fois plus rapide dans la région Mena (Afrique du Nord et Moyen-Orient), grâce à une transition rapide vers les paiements sans contact, la croissance du commerce électronique et l’accès au crédit.»

Les start-up de technologie financière, qui proposent des crédits à court terme en ligne en Arabie saoudite et aux EAU, affirment qu'elles connaissent une croissance exponentielle au moment où la pandémie de Covid-19 entraîne un changement au niveau des dépenses de consommation en ligne.

Le paiement différé est relativement nouveau dans une région où les consommateurs sont généralement réticents à payer leurs produits avant de les recevoir.

Cependant, les start-up Tamara – basée en Arabie saoudite – ainsi que Spotii, Tabby et Postpay – basées aux EAU – affirment toutes que l’utilisation a largement dépassé les attentes initiales, ce qui attire l’attention des investisseurs. Tamara a récemment levé 110 millions de dollars (93 millions d’euros) en titres d’emprunt et de participation, ce qui constitue une somme importante pour une jeune start-up au Moyen-Orient.

«Avec l’aide des acteurs mondiaux qui consolident l’espace de paiement différé dans la région Mena, nous sommes fiers de développer notre entreprise locale et de travailler avec des investisseurs qui sont conscients de sa valeur. Cet investissement nous permettra de proposer une expérience des plus enrichissantes et des plus pertinentes aux  consommateurs et détaillants régionaux», souligne Hosam Arab, PDG et cofondateur de Tabby.

C’est la première fois que Delivery Hero investit dans une société de technologie financière dans la région Mena. L’entreprise en question, qui possède et exploite plusieurs sociétés régionales de livraison de produits comme Talabat, InstaShop et Hunger Station, dispose d’une des bases de clients les plus importantes au sein de la région Mena.

«Nous sommes ravis que Tabby soit la première société technologique dans laquelle nous investissons dans la région Mena, une zone qui revêt une importance stratégique pour Delivery Hero. Tabby a le potentiel pour contribuer largement au développement du secteur et nous sommes fiers de soutenir l’entreprise dans son parcours», confie Mark Venema, vice-président principal de la stratégie chez Delivery Hero.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.