L'armée américaine démontre que l'Iran est l'auteur de l'attaque du pétrolier

Traces de l'attaque au drone kamikaze contre le pétrolier MT Mercer Street (fournie)
Traces de l'attaque au drone kamikaze contre le pétrolier MT Mercer Street (fournie)
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Publié le Dimanche 08 août 2021

L'armée américaine démontre que l'Iran est l'auteur de l'attaque du pétrolier

  • Téhéran, défiant, accuse Israël de tramer un complot
  • Les fragments trouvés à bord et à proximité du pétrolier endommagé « correspondent aux systèmes d'attaque unidirectionnels de l'Iran

DJEDDAH : Les dirigeants iraniens, provocateurs, ont été confrontés samedi à une preuve de plus, attestant que Téhéran était derrière l'attaque meurtrière qui a ciblé un pétrolier géré par Israël au large des côtes d'Oman.

Les drones chargés d'explosifs qui ont frappé le MT Mercer Street la semaine dernière ont tué le capitaine roumain du navire ainsi qu'un garde de sécurité britannique. Cette attaque a suscité l'indignation de la communauté internationale.

Selon un nouveau rapport publié par le commandement central américain (CENTCOM), qui surveille les opérations militaires au Moyen-Orient, des photographies de fragments de drones, une analyse de la proximité des attaques par rapport à l'Iran et le caractère sophistiqué de l'offensive laissent présager que ce pays est impliqué dans cette opération.

Les fragments trouvés à bord et à proximité du pétrolier endommagé « correspondent aux systèmes d'attaque unidirectionnels de l'Iran, systèmes qui avaient été identifiés par le passé », précise le rapport.

« Le recours aux drones ‘kamikazes’ unidirectionnels conçus et produits par l'Iran est une pratique de plus en plus fréquente dans la région [...]. L'Iran et ses mandataires s'en servent régulièrement contre les forces de la coalition dans la région, notamment contre des cibles en Arabie saoudite et en Irak », ajoute le rapport.  

 « La distance entre le littoral iranien et l'endroit des attaques est à la portée des drones iraniens répertoriés », selon le rapport du commandement central.

Ces accusations reposent sur les conclusions des enquêteurs du porte-avions américain USS Ronald Reagan qui ont consulté le navire MV Mercer Street. Les enquêteurs précisent que le pétrolier semble avoir été touché par trois drones.  Des experts en explosifs britanniques et israéliens, qui ont pu consulter les preuves, ont partagé les conclusions des Américains, selon le CENTCOM.

Le rapport intervient au lendemain des accusations portées vendredi par les pays du Groupe des Sept (G7) selon lesquelles l'Iran compromettait la paix et la sécurité dans le monde et que toutes les preuves disponibles montraient que ce pays était responsable de l'attaque du pétrolier Mercer Street. « Il s'agit là d'une attaque intentionnelle et ciblée, et d'une violation flagrante du droit international [...]. Rien ne peut justifier cette attaque », ont déclaré les ministres des Affaires étrangères du G7.

En dépit de toutes ces preuves, l'Iran a nié samedi son implication dans l'attaque et a accusé Israël d'avoir concocté ce « scénario » pour tenter de nuire à la République islamique.

« Nous condamnons avec force la déclaration infondée des ministres des Affaires étrangères du G7 et du haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères, par laquelle ils lancent des accusations sans fondement contre l'Iran », a déclaré Saeed Khatibzadeh, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

L'attaque du pétrolier, tout comme les accusations portées contre l'Iran, font partie d'un « scénario » concocté à un moment « significatif », a-t-il ajouté, à quelques jours de la prestation de serment du nouveau président iranien Ebrahim Raïssi.

« Les experts et ceux qui sont familiers avec l'histoire de la région savent qu'Israël a l'habitude de concevoir de tels complots », affirme Khatibzadeh.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.