Iran: Raïssi choisit comme 1er vice-président une personnalité sanctionnée par Washington

Mohammad Mokhber, premier vice-président iranien (Photo, AFP).
Mohammad Mokhber, premier vice-président iranien (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 08 août 2021

Iran: Raïssi choisit comme 1er vice-président une personnalité sanctionnée par Washington

  • Mohammad Mokhber a dirigé depuis 2007 la Fondation de l'ordre de l'Imam (Setad), après avoir occupé plusieurs postes officiels dans la province du Khouzestan (sud-ouest)
  • Setad a été fondée à la fin des années 1980 afin de gérer les propriétés confisquées à la suite de la Révolution islamique de 1979

TEHERAN: Le président iranien, Ebrahim Raïssi, qui a pris ses fonctions cette semaine, a nommé dimanche comme premier vice-président le directeur d'une puissante fondation parapublique sanctionnée par les Etats-Unis, selon le site internet de la présidence.

Mohammad Mokhber a dirigé depuis 2007 la Fondation de l'ordre de l'Imam (Setad), après avoir occupé plusieurs postes officiels dans la province du Khouzestan (sud-ouest).

Setad a été fondée à la fin des années 1980 afin de gérer les propriétés confisquées à la suite de la Révolution islamique de 1979 et est devenue au fil des années un important conglomérat économique d'Etat avec des parts dans les différents secteurs y compris la santé.

Setad, dont le président est nommé par le guide suprême iranien, est notamment responsable, via sa Fondation Barekat, du développement du premier vaccin iranien anticovid, qui a reçu en juin une autorisation d'urgence par les autorités dans ce pays, le plus touché du Moyen et Proche-Orient par la pandémie.

La fondation Setad comme M. Mokhber figurent depuis janvier sur la liste noire du Trésor américain, Washington affirmant que Setad "avait des parts dans presque tous les secteurs de l'économie iranienne, notamment l'énergie, les télécommunications et les services financiers".

Vainqueur le 18 juin d'une présidentielle marquée par une abstention record, M. Raïssi, un ultraconservateur, succède au modéré Hassan Rohani.

Cet ancien chef de l'Autorité judiciaire a été critiqué par l'Occident pour son bilan en matière de droits humains, et sanctionné par les Etats-Unis depuis 2019.

Le président Raïssi a également choisi Gholamhossein Esmaili, jusque-là porte-parole de l'Autorité judiciaire, comme son chef de cabinet. 

Ancien procureur, M. Esmaili est visé par des sanctions de l'Union européenne et était depuis 2011 sur sa liste noire, alors qu'il était le chef de l'organisation des prisons, pour "graves violations des droits humains".

La présidence de Raïssi va consolider le pouvoir des conservateurs, qui avaient déjà remporté les législatives de 2020, marquées par la disqualification de plusieurs milliers de candidats réformistes et modérés.

Un membre ultraconservateur du Parlement (2004-2016, 2020), Alireza Zakani, a été élu maire de Téhéran dimanche, a rapporté l'agence de presse officielle Irna. 

M. Zakani, qui devra démissionner de son poste de député pour prendre ses fonctions, succède à Pirouz Hanachi, un vétéran de la fonction publique avec une expérience dans le développement urbain et perçu comme proche du camp réformateur.

Candidat à la présidentielle de 2021, ce docteur en médecine nucléaire âgé de 55 ans, s'était retiré de la course en faveur de M. Raïssi.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.