En Californie, la guerre de l'eau aura bien lieu

Des amandiers arrachés, du fait de la sécheresse, à Huron en Californie le 23 juillet 2021. Archives AFP
Des amandiers arrachés, du fait de la sécheresse, à Huron en Californie le 23 juillet 2021. Archives AFP
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Publié le Lundi 09 août 2021

En Californie, la guerre de l'eau aura bien lieu

  • L'eau, l'eau, l'eau: dans la vallée agricole de Californie l'intérêt pour ce précieux liquide peut parfois tourner à l'obsession tant il manque cruellement en cette période de sécheresse
  • Cet été, le verger de l'Amérique s'est transformé en un champ de poussière brunâtre, où se côtoient arbres desséchés et cultivateurs exaspérés

REEDLEY, ETATS-UNIS : L'eau, l'eau, l'eau: dans la vallée agricole de Californie l'intérêt pour ce précieux liquide peut parfois tourner à l'obsession tant il manque cruellement en cette période de sécheresse. Cet été, le verger de l'Amérique s'est transformé en un champ de poussière brunâtre, où se côtoient arbres desséchés et cultivateurs exaspérés.

Après plusieurs années de très faibles précipitations et un hiver particulièrement sec, l'Etat de l'ouest américain a basculé dans une sécheresse exceptionnelle. Soucieuses de continuer à alimenter les villes en eau et de protéger la faune sauvage, les autorités californiennes ont brusquement coupé le robinet au monde agricole, au risque de le faire basculer dans un torrent de colère.

Partout sur les routes qui relient les exploitations agricoles entre elles, des panneaux exhortent à "économiser l'eau de Californie!", accusant même l'Etat de déverser cette ressource si vitale dans l'océan.  Les cultivateurs reprochent au gouverneur démocrate Gavin Newsom de les étrangler sous une montagne de restrictions inutiles et de les priver par la même occasion du privilège d'alimenter les supermarchés d'Amérique.

«Affamer le monde»

"Deux de mes puits se sont asséchés la semaine dernière" et "800 de mes hectares de luzerne sont en train de mourir", peste auprès de l'AFP Nick Foglio, chez qui on exerce le métier d'agriculteur de père en fils depuis quatre générations. "En nous préoccupant du mauvais enjeu politique, nous allons simplement nous affamer et probablement affamer le reste du monde", fustige-t-il depuis un champ de Fresno.

La diminution de l'eau capturée par image satellite, le 7 août 2021. AFP PHOTO / Satellite image ©2020 Maxar Technologies.

Les autorités californiennes ne l'entendent pas de cette oreille. Face à l'ampleur de la crise climatique, elles ont même passé cette semaine de nouvelles mesures en urgence pour interdire à des milliers de personnes -- principalement des agriculteurs -- de détourner l'eau des torrents et rivières.  "Lors d'une année où Dame Nature ne fait pas tomber de pluie, il n'y a pas d'eau à recevoir pour eux", martèle Jeanine Jones, de l'agence californienne de gestion de l'eau.

«Situation catastrophique»

Quand les allocations d'eau de l'Etat sont coupées, les agriculteurs se tournent vers leurs puits creusés au prix de dizaines de milliers de dollars. Ces derniers sirotent les nappes phréatiques à des centaines de mètres de profondeur. Mais même là, l'eau fini par manquer. "La situation est assez catastrophique", souffle Liset Garcia, dont le puits qui irrigue la moitié de sa ferme de 8 hectares, mais aussi sa maison, s'est retrouvé à sec.

Depuis des semaines, la cultivatrice aux chemises à carreau attend le passage d'un foreur de puits, dont la liste d'attente déborde, pour voir s'il reste ne serait-ce qu'un peu d'eau, plus en profondeur. Installée à son étalage proche du bourg de Reedley, l'agricultrice de 30 ans qui subit de plein fouet les ravages du réchauffement climatique accueille ses clients avec une énergie presque déconcertante.

La chaleur a détruit nombre de ses cultures qui "ont littéralement cuit sous le soleil". "Les feuilles sont recroquevillées, les fruits n'arrivent pas à leur taille habituelle", "ils perdent de leur aspect sucré et juteux", déplore l'exploitante à la casquette estampillée du nom de son exploitation, "Sweet Girl Farms". 

"C'est maintenant un luxe d'avoir de la nourriture", lance-t-elle, "Ça ne vous paraît pas insensé?" Avec le réchauffement climatique, l'intensité et la fréquence des épisodes de sécheresse risque encore d'augmenter, menaçant encore plus l'équilibre de la sécurité alimentaire.

Nourrir l'Amérique dans ces conditions est un défi ambitieux. Mais cette région a peut-être déjà trouvé sa prochaine vache à lait: sous un soleil de plomb, des ouvriers installent et déballent de gros cartons au milieu de champs laissés en jachère. A l'intérieur, des milliers de panneaux solaires, et l'espoir de donner à une région à cran, un nouvel élan.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.