Les exclusions électorales au Qatar génèrent controverse et arrestations, selon la BBC

Les critères retenus pour les candidature et l’élection ont suscité la polémique sur les réseaux sociaux du pays. (Photo, Shutterstock)
Les critères retenus pour les candidature et l’élection ont suscité la polémique sur les réseaux sociaux du pays. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Mardi 10 août 2021

Les exclusions électorales au Qatar génèrent controverse et arrestations, selon la BBC

  • Des membres de la tribu Al-Murrah, qui ne remplissent pas les conditions requises, dénoncent une «loi arbitraire»
  • Le pays sera divisé en trente circonscriptions électorales, avec un élu pour chaque

Les critères de candidature requis pour participer aux élections du Conseil de la Choura au Qatar ont suscité une large controverse sur les réseaux sociaux de l'émirat, a rapporté la BBC.

L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a récemment ratifié une loi électorale qui balise les premières élections législatives du pays, prévues en octobre.

En vertu de la nouvelle loi, «toute personne dont la nationalité d'origine est qatarie, et âgée de 18 ans et plus, a le droit d'élire les membres du Conseil de la Choura. Ceux qui ont acquis la nationalité qatarie, si leur grand-père est qatari et né au Qatar, seront exclus de la condition de nationalité d'origine».

La loi stipule également que «la nationalité d'origine des candidats doit être qatarie», et qu'ils doivent être âgés de plus de 30 ans pour se présenter.

Élections de la Choura

Si les conditions de candidature et d'élection ont suscité une polémique sur les réseaux sociaux du pays, l'exigence de «l'origine qatarie» a suscité l’ire générale.

Des membres de la tribu Al-Mourrah, qui ne remplissent pas les conditions requises, ont diffusé un nombre de vidéos pour protester contre ce qu'ils qualifient de «loi arbitraire qui les empêche de se présenter aux élections du Conseil de la Choura».

Des militants ont lancé le hashtag #Al_Murrah_Qatari_People_Before_the_Government, qui rappelle que la tribu vivait au Qatar avant même qu'un gouvernement ne soit formé.

QUI SONT LES «QATARIS D’ORIGINE »?

Selon l'article 1 de la loi sur la nationalité qatarie, les Qataris d'origine sont :

• Ceux qui se sont installés au Qatar avant 1930, y ont maintenu leur résidence normale et ont conservé leur citoyenneté qatarie jusqu'à la date d'entrée en vigueur de la loi n° 2 de 1961.

• Toute personne dont l’origine est prouvée qatarie, même si elle ne remplit pas les conditions stipulées dans la clause précédente, et les personnes déclarées qataries par décret royal.

• Ceux dont la citoyenneté qatarie a été rétablie conformément aux dispositions de la loi.

• Toute personne née au Qatar ou à l'étranger d'un père qatari, en vertu des clauses précédentes.

Le ministère de l'Intérieur a déclaré plus tard que sept personnes devront comparaître devant le Procureur. Elles sont accusées «d’avoir utilisé les médias sociaux comme outil pour diffuser de fausses nouvelles et attiser des conflits raciaux et tribaux».

Le ministère a déclaré dans un tweet que les «autorités compétentes constatent que le contenu publié dans les comptes (de ces individus) est lié à l'objet de l'accusation. Ils ont alors été déférés devant le Procureur pour lancer les procédures adéquates».

Cependant, beaucoup ont rejeté «la méthode des intimidations, des menaces voilées et de (l’excuse de) l'incitation à la tension tribale dont certains (seraient coupables)».

Loulwa bent Jassim Al-Thani estime que «les opposants auraient dû recourir à l'autorité de règlement des griefs de la commission électorale, au lieu de faire le choix de placer leur tribu en confrontation avec l'État».

Hamad Moubarak Al-Shafi affirme que, «trois ans auparavant, certains répétaient le slogan «ma tribu c’est le Qatar et Tamim est mon émir». Maintenant, avec les élections du Conseil de la Choura, la donne a changé parmi ces hypocrites qui ont échangé leur slogan pour «ma tribu n'est qu'à moi» ».

Anwar Al-Rashid croit que «la loi électorale du Qatar peut bien ne pas répondre aux ambitions de beaucoup de gens et elle comporte des lacunes, mais je la soutiens entièrement. Si certains ont d'autres points de vue, qu’ils viennent nous donner une alternative».

«Le Qatar et le Koweït subissent une campagne de diffamation inégalée», dit-il.

D’aucuns espèrent toutefois «que tout le monde va s'arrêter l’espace d’une minute, et passer en revue certaines des causes des objections et des divergences, afin d’étouffer la sédition dans l'œuf».

Élections législatives

Des élections auront lieu pour sélectionner les deux tiers des membres du Conseil de la Choura, soit trente des quarante sièges. L'émir nommera les membres restants.

Le pays sera divisé en trente circonscriptions électorales, avec un élu pour chaque.

Lors d'un référendum tenu en 2003, les Qataris, qui ne représentent que 10 % de la population, ont approuvé une nouvelle constitution qui prévoit des élections partielles au Conseil. Actuellement, tous ses membres sont nommés.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.

 


A Gaza, rats, puces et parasites prolifèrent dans les camps de déplacés

Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
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  • Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique
  • "J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab

KHAN YOUNES: Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre.

Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique, alors que les températures montent.

"J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab, un déplacé gazaoui vivant sous une tente près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

"Je ne peux pas dormir de la nuit car je dois constamment veiller sur les enfants", explique à l'AFP cet ouvrier du bâtiment de 32 ans, originaire de Bani Suheila.

Dans les campements dressés en bord de mer, les rongeurs peuvent facilement creuser des galeries dans le sable, sous les parois des tentes et s'introduire dans les cuisines et les garde-manger construits avec les moyens du bord.

Infestation de gale 

La quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée par les ordres d'évacuation israéliens et les frappes aériennes menées durant la guerre contre le Hamas, déclenchée par l'attaque sans précédent du groupe islamiste palestinien en Israël en octobre 2023.

Selon les Nations Unies, 1,7 million d'habitants du territoire palestinien - sur un total de plus de deux millions - vivent toujours dans des camps, dans l'impossibilité de rentrer chez eux, ou dans les zones restées sous contrôle militaire israélien, malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.

Dans ces installations, "les conditions de vie se caractérisent par des infestations de vermine et de parasites", a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies après des visites de terrain en mars.

A l'hôpital Al-Aqsa, dans le centre de Gaza, Hani al-Flait, chef du service de pédiatrie, explique que son équipe est quotidiennement confrontée à des cas d'infections cutanées, notamment de gale.

Elles sont d'autant plus graves "que ces enfants et leurs familles vivent dans des conditions déplorables, sans installations sanitaires de base ni accès à l'eau potable", dit-il à l'AFP. "A cela s'ajoute la pénurie de traitements adaptés".

Eaux usées 

"Nous vivons dans des tentes et des écoles inondées d'eaux usées", déplore auprès de l'AFP Sabreen Abou Taybeh, dont le fils souffre d'une infection ressemblant à la varicelle.

"Je l'ai emmené chez des médecins et à l'hôpital, mais ils ne font rien. Comme vous le voyez, l'éruption persiste" dit-elle en montrant les taches rouges qui recouvrent le torse et le dos du garçonnet.

Ghalia Abou Selmi raconte lutter tous les jours contre les souris. Elles ont rongé la parure qu’elle avait préparée pour le mariage de sa fille, "une véritable catastrophe".

Quant aux puces, "elles provoquent des allergies cutanées, non seulement chez les enfants, mais aussi chez les adultes", poursuit cette femme de 53 ans, en triant des vêtements troués dans la tente qui lui sert désormais de maison.

Sa famille, explique-t-elle, a été déplacée 20 fois depuis octobre 2023 et n’est toujours pas retournée chez elle, dans la ville d’Abasan al-Kabira, près de la frontière avec Israël.

Malgré le cessez-le-feu, Israël continue de contrôler tous les accès à Gaza, avec des inspections strictes et des refus fréquents de livraisons d’aide, selon les ONG et les Nations Unies.

Cette situation provoque des pénuries de multiples produits de base, des médicaments au carburant en passant par les vêtements et la nourriture.

Des frappes aériennes et des échanges de tirs entre l’armée israélienne et ce qu’elle présente comme des combattants du Hamas ont encore lieu presque quotidiennement.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 777 personnes ont été tuées par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu.

Israël recense de son côté cinq soldats tués à Gaza durant la même période.


Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud affirme Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
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  • "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales"
  • Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.

"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.

Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.