L’Égypte et le Qatar conviennent de régler les questions en suspens

L’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (à d.) lit une lettre du président égyptien, remise par le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, à Doha, le 15 juin 2021 (Photo, AFP).
L’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (à d.) lit une lettre du président égyptien, remise par le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, à Doha, le 15 juin 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 15 juin 2021

L’Égypte et le Qatar conviennent de régler les questions en suspens

  • L’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a reçu une lettre de la part du président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi
  • Al-Sissi a écrit dans sa lettre que l’Égypte espérait prendre davantage de mesures au cours de la période à venir pour renforcer la coopération bilatérale d’une manière qui serve les intérêts des deux peuples et des deux pays

LE CAIRE: Mardi, l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, s’est entretenu avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, qui a visité Doha pour lui livrer un message de la part du président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.

«L’émir a reçu un message écrit de la part du président égyptien portant sur le renforcement des relations entre les deux pays, et les moyens de consolider les relations bilatérales, de manière à servir les intérêts des deux pays et peuples frères.»

Choukri est arrivé à Doha dimanche pour livrer le message de Al-Sissi sur l’évolution positive des relations égypto-qataries, à la suite de la déclaration d’AlUla.

Cette déclaration «renforce les liens d’amitié et de fraternité entre les deux pays et peuples, afin de satisfaire leurs aspirations», a affirmé le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, au Sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), lors de la signature de la déclaration d’AlUla, le 5 janvier.

Al-Sissi a écrit dans sa lettre que l’Égypte espérait prendre davantage de mesures au cours de la période à venir pour renforcer la coopération bilatérale d’une manière qui serve les intérêts des deux peuples et des deux pays, indique le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Hafez.

Choukri a également tenu des pourparlers avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane al-Thani, pour discuter de la réactivation de la coopération bilatérale, et des moyens de régler toutes les questions en suspens entre les deux pays.

Hafez a précisé que la réunion portait aussi sur les défis les plus importants auxquels sont confrontés les pays arabes et la région.

Par ailleurs, les deux ministres ont évoqué la réunion de la Ligue arabe qui s’est tenue mardi, et qui a traité des questions régionales les plus importantes, et des moyens de faire face aux interventions extérieures, qui nuisent à la sécurité nationale arabe, a détaillé Hafez.

Ils ont souligné l’importance de mettre l’accent sur la solidarité arabe avec l’Égypte et le Soudan lors d’une session prévue sur la question du grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd), a-t-il ajouté.

Choukri participera à cette réunion, à la demande de l’Égypte et du Soudan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.