A l'hôpital, le pass sanitaire soigne son entrée

Les patients qui arrivent aux urgences, ceux en situation de handicap sévère ou en grande précarité sont exemptés de pass, de même que leurs accompagnants. Photo d'illustration AFP
Les patients qui arrivent aux urgences, ceux en situation de handicap sévère ou en grande précarité sont exemptés de pass, de même que leurs accompagnants. Photo d'illustration AFP
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Publié le Mardi 10 août 2021

A l'hôpital, le pass sanitaire soigne son entrée

  • Pour faire des établissements de santé des «sanctuaires» face à l'épidémie de Covid-19 comme le veut le gouvernement, les patients venant pour des soins programmés et leurs accompagnants doivent montrer patte blanche
  • Devant les hôpitaux de l'AP-HP, des agents de sécurité vêtus de gilets fluorescents scannent sans discontinuer les QR codes qui leur sont présentés

PARIS : "Globalement, ça se passe bien, on est soulagé": contrôlé par des agents de sûreté, le pass sanitaire est entré en vigueur lundi pour les patients et leurs proches dans les hôpitaux, où l'heure est encore à la pédagogie.

"On est au démarrage dans un dispositif qui se veut très souple", assure à l'AFP Marion Bousquié, directrice de l'hôpital Ambroise-Paré (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) à Boulogne-Billancourt.  "Aujourd'hui, tous les patients entrent à l'hôpital comme prévu, même en absence de pass sanitaire, mais on leur explique quelles sont les règles qui entrent en vigueur", explique-t-elle, ajoutant que la plupart ont présenté leur pass très spontanément.

Pour faire des établissements de santé des "sanctuaires" face à l'épidémie de Covid-19 comme le veut le gouvernement, les patients venant pour des soins programmés et leurs accompagnants doivent montrer patte blanche. Devant les hôpitaux de l'AP-HP, des agents de sécurité vêtus de gilets fluorescents scannent sans discontinuer les QR codes qui leur sont présentés.

Les patients qui arrivent aux urgences, ceux en situation de handicap sévère ou en grande précarité sont exemptés de pass, de même que leurs accompagnants. Pour les premiers jours, l'AP-HP a déployé des médiateurs armés de flyers, dont le rôle est d'informer mais aussi d'évaluer la situation des uns et des autres.

Sophie, cadre de santé, est volontaire pour assurer cette médiation aux portes d'Ambroise-Paré. "Nous sommes là pour que la loi s'applique sur le terrain mais c'est notre mission de faire en sorte que tout le monde puisse être soigné", rassure-t-elle. Des tentes pour réaliser des tests antigéniques délivrant des résultats en 15 minutes ont été installées pour accueillir les patients ayant besoin de se faire dépister, faute de vaccination complète.

«Quelques résistances»

Devant l'hôpital européen Georges-Pompidou (XVe arrondissement), en ce jour de rodage, une altercation survient entre un accompagnant et les contrôleurs du pass sanitaire. "Moi, je m'en fiche de pouvoir aller au restaurant ou au cinéma, ce que je veux c'est pouvoir accompagner ma femme à son rendez-vous", crie Gérard à travers les barrières de sécurité. Dépourvu de pass, ce septuagénaire n'a pas pu accompagner au scanner sa femme Nicole, atteinte d'un cancer, qu'il a attendue dans sa voiture.

Coline Martin, médecin dans le service de diabétologie, anticipe "pas mal" d'annulations de consultations: "Je pense que les patients ne sont pas forcément au courant... Ils vont venir, se faire refuser et revenir plus tard avec un test. Ça va être assez compliqué cette semaine, il y aura sûrement quelques résistances". Debache Tayeb, enseignant-chercheur, a lui bénéficié de la flexibilité des agents de sûreté. "J'ai juste montré mon attestation de rendez-vous et ils m'ont laissé rentrer", sans pass, relève-t-il.

Les personnels des établissements de santé ou intervenant auprès des personnes fragiles ont pour leur part jusqu'au 15 octobre pour présenter un schéma vaccinal complet. A l'AP-HP, les agents disposent d'un portail internet pour télécharger un certificat attestant de leur statut (vaccination complète, rétablissement du Covid, contre-indication à la vaccination, test antigénique ou PCR négatif de moins de 72 heures). Ils doivent l'actualiser avant chaque prise de poste.


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
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  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.