Le président libanais défend le patriarche après une campagne hostile de partisans du Hezbollah

Le patriarche maronite libanais, Béchara Boutros Raï, rencontrant le président libanais, Michel Aoun, au palais présidentiel de Baabda, au Liban, le 15 juillet 2020. (Photo, Reuters)
Le patriarche maronite libanais, Béchara Boutros Raï, rencontrant le président libanais, Michel Aoun, au palais présidentiel de Baabda, au Liban, le 15 juillet 2020. (Photo, Reuters)
Short Url
Publié le Mardi 10 août 2021

Le président libanais défend le patriarche après une campagne hostile de partisans du Hezbollah

  • Après des tirs de roquettes frontaliers entre Israël et le Hezbollah, le patriarche maronite, Béchara Boutros Raï, a vivement critiqué le Hezbollah
  • Alors que le Hezbollah n'a pas fait de commentaires sur ses propos, ses partisans l'ont accusé sur les réseaux sociaux de capituler et de soutenir le sionisme

BEYROUTH: Mardi, Michel Aoun a condamné les critiques envers le patriarche chrétien maronite du Liban, après que celui-ci a exprimé son opposition au groupe chiite Hezbollah soutenu par l'Iran. Le président libanais  a prévenu que les insultes devaient être évitées pour sauvegarder l'unité nationale.

À la suite de tirs de roquettes frontaliers entre Israël et le Hezbollah, le patriarche Béchara Boutros Raï a vivement critiqué le Hezbollah, déclarant qu'aucun groupe ne devrait décider de la guerre et de la paix, et exhortant l'armée à arrêter les tirs de roquettes en provenance du sud.

L'embrasement frontalier de vendredi a suscité les critiques des opposants au Hezbollah au Liban, où les difficultés s'accumulent en raison d'une crise financière paralysante.

Aoun – allié maronite du Hezbollah – a condamné les campagnes orchestrées contre Raï, et a souligné que la liberté d'expression était protégée par la Constitution, lors d'un appel téléphonique qu’il a eu avec le patriarche, selon la présidence.

Les points de vue devraient «s’exprimer dans un cadre politique sans insulter ou offenser, en vue de sauvegarder l'unité nationale et garantir la stabilité générale du pays», a déclaré Aoun.

Raï a affirmé que même si le Liban n'avait pas décidé de faire la paix avec Israël, il n'avait pas non plus décidé d'entrer en guerre. Il a assuré que le Liban ne voulait pas être impliqué dans des actions militaires qui «auraient pour conséquence des réponses israéliennes destructrices».

Sans nommer le Hezbollah, Raï a exhorté l’armée à empêcher les tirs de roquette depuis le Liban «non par souci de la sécurité d’Israël, mais par souci de la sécurité du Liban».

Bien que le Hezbollah n'ait pas fait de commentaires sur les propos de Raï, ses partisans l'ont accusé sur les réseaux sociaux de capituler et de soutenir le sionisme.

Le Hezbollah a déclaré avoir tiré des roquettes en terrain découvert près des forces israéliennes vendredi, dans la zone contestée des fermes de Chebaa, en représailles aux frappes aériennes israéliennes contre le Liban un jour plus tôt, qui sont également tombées sur des terres  inhabitées.

La tension à la frontière a commencé mercredi avec une frappe de roquettes depuis le Liban, dont la responsabilité n’a été revendiquée par aucun groupe, et au sujet de laquelle le Hezbollah n'a pas fait de commentaires.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Short Url
  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Short Url
  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Short Url
  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.