Une élue pro-Trump suspendue une semaine de Twitter pour désinformation sur les vaccins

L'élue républicaine Marjorie Taylor Greene tient une conférence de presse pour demander le limogeage du Dr Anthony Fauci au Capitol Hill, le 15 juin 2021. (Photo, AFP)
L'élue républicaine Marjorie Taylor Greene tient une conférence de presse pour demander le limogeage du Dr Anthony Fauci au Capitol Hill, le 15 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 11 août 2021

Une élue pro-Trump suspendue une semaine de Twitter pour désinformation sur les vaccins

  • Le tweet exhortait l'agence américaine des médicaments à ne pas approuver de façon définitive les vaccins anti-Covid, qui «ne fonctionnent pas» selon l'élue
  • Twitter a depuis apposé un message sous ce tweet, le caractérisant comme «trompeur»

WASHINGTON: L'élue républicaine Marjorie Taylor-Greene, ardente partisane de l'ancien président Donald Trump, a été suspendue pour sept jours de son compte Twitter pour un message "trompeur" d'opposition aux vaccins anti-Covid, a annoncé mardi l'entreprise californienne.

Le tweet en question, daté de lundi, exhortait l'agence américaine des médicaments à ne pas approuver de façon définitive les vaccins anti-Covid, qui "ne fonctionnent pas" selon l'élue. Twitter a depuis apposé un message sous ce tweet, le caractérisant comme "trompeur" et invitant les utilisateurs à se référer aux informations fournies par les autorités sanitaires.

"Le tweet en question a été étiqueté en lien avec notre politique sur les informations trompeuses au sujet de la Covid-19", a affirmé un porte-parole de Twitter dans un communiqué.

"Le compte sera en mode lecture seule pendant une semaine en raison de violations répétées des règles de Twitter", précise le porte-parole.

Les règles de Twitter sur la désinformation en lien avec la Covid-19 stipulent qu'une suspension de sept jours est la conséquence d'une quatrième violation de ces règles.

En cas de cinquième infraction, l'élue de Géorgie risque la suspension définitive de son compte Twitter.

"Twitter m'a suspendue pour avoir dit la vérité, pour avoir tweeté ce que beaucoup de gens disent", a réagi l'élue dans un communiqué, après avoir réitéré ses accusations sur l'inefficacité des vaccins anti-Covid.

En février, elle avait présenté ses excuses pour avoir propagé des théories complotistes lui ayant valu une exclusion de deux commissions à la Chambre des représentants.

Près de quatre mois plus tard, elle avait provoqué une nouvelle controverse en comparant les obligations de port du masque à l'obligation pour les juifs de porter l'étoile jaune sous le nazisme.

Avant qu'elle ne soit élue au Congrès en novembre, cette fervente partisane de Donald Trump s'était aussi interrogée sur la réalité de plusieurs fusillades meurtrières, soupçonnant des mises en scène visant à durcir la législation sur les armes à feu, et mis en doute une partie des attentats du 11-Septembre.

Elle avait également affirmé en 2019 que la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, était coupable de "trahison", un crime selon elle "punissable par la mort".


La pierre tombale d'Elizabeth II officiellement dévoilée

La pierre fraîchement gravée porte les noms de la reine, du duc d'Édimbourg et des parents de la reine. (Crédit : ROYAL COLLECTION TRUST/DEAN AND CANONS OF WINDSOR)
La pierre fraîchement gravée porte les noms de la reine, du duc d'Édimbourg et des parents de la reine. (Crédit : ROYAL COLLECTION TRUST/DEAN AND CANONS OF WINDSOR)
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  • La nouvelle pierre porte, comme c'était déjà le cas auparavant, les noms des parents de la reine - le précédent roi et la reine mère Elizabeth - et désormais de la souveraine inhumée lundi et de son époux Philip
  • Décédée le 8 septembre à l'âge de 96 ans, après plus de 70 ans de règne, un record au Royaume-Uni, Elizabeth II a été inhumée lundi lors de somptueuses funérailles d'Etat

LONDRES : La pierre tombale de la reine Elizabeth II a été officiellement dévoilée samedi, avec la publication d'une photo par le palais de Buckingham, cinq jours après son inhumation à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor.

Située plus précisément au mémorial George VI, père d'Elizabeth II mort en 1952, la nouvelle pierre porte, comme c'était déjà le cas auparavant, les noms des parents de la reine - le précédent roi et la reine mère Elizabeth (1900-2002) - et désormais de la souveraine inhumée lundi et de son époux Philip (1921-2021).

La dalle, dont des images étaient déjà apparues sur les réseaux sociaux, est faite de marbre noir belge sculpté à la main, incrustée de lettres en laiton, "pour s'harmoniser avec la pierre précédemment installée dans la chapelle", selon le palais de Buckingham.

Décédée le 8 septembre à l'âge de 96 ans, après plus de 70 ans de règne, un record au Royaume-Uni, Elizabeth II a été inhumée lundi lors de somptueuses funérailles d'Etat.

Elle repose désormais à la chapelle Saint-Georges, ou, outre les cercueils de ses parents et son époux, reposent également les cendres de sa soeur Margaret.

Vendredi, le palais avait publié une photo du roi Charles au travail, avec une fameuse boîte rouge qui sert pour les communications de documents officiels.


A l'ONU, le Mali s'en prend violemment à la France

Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français. (AFP)
Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français. (AFP)
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  • Evoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, Maïga a estimé lors de son discours que le Mali avait été «poignardé dans le dos par les autorités françaises»
  • Accusant la France de «pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde», il a en revanche salué «les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie»

NATIONS UNIES: Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français, qu'il a qualifié de "junte", ainsi qu'à plusieurs responsables africains et au secrétaire général de l'ONU.

Evoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, il a estimé lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies que le Mali avait été "poignardé dans le dos par les autorités françaises".

"Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme", a déclaré, trois fois, le colonel Maïga désigné Premier ministre par intérim en août par le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta.

Accusant la France de "pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde", il a en revanche salué "les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie".

Le Premier ministre par intérim a rejeté les déclarations du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a affirmé, il y a quelques jours lors d'une interview à RFI et France 24, que les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet n'étaient pas des "mercenaires", contredisant les accusations de Bamako.

"Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique", a lancé le colonel, qualifiant l'affaire de "bilatérale et judiciaire".

Alors que cette affaire a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins, il a estimé que cela "ne (relevait) pas des attributions du secrétaire général des Nations unies".

"M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements", a-t-il ajouté, avant de répéter sa demande d'une réforme de la force de maintien de la paix de l'ONU au Mali, la Minusma, en cours de revue par l'ONU.

Le colonel Maïga a également vertement critiqué plusieurs responsables africains, comme le président nigérien Mohamed Bazoum, qu'il a accusé de ne pas être nigérien, ou le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, en décrivant la "manoeuvre" permettant à un président de "conserver le pouvoir pour lui seul et son clan" en changeant la Constitution pour obtenir un troisième mandat.

Il a également accusé le président en exercice de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, de "mimétisme" des Nations unies.

"Il est important de lui préciser que le secrétaire général des Nations unies n'est pas un chef d'Etat et le président en exercice de la Cédéao n’est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu'il ne banalise pas la Cédéao", a-t-il déclaré.


L'extrême droite italienne à la veille d'une possible victoire historique

L'extrême droite italienne espérait une victoire historique samedi, à la veille de législatives cruciales qui pourraient faire de Giorgia Meloni la première dirigeante d'un parti post-fasciste à conduire le gouvernement d'un pays fondateur de l'Europe communautaire. (AFP)
L'extrême droite italienne espérait une victoire historique samedi, à la veille de législatives cruciales qui pourraient faire de Giorgia Meloni la première dirigeante d'un parti post-fasciste à conduire le gouvernement d'un pays fondateur de l'Europe communautaire. (AFP)
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  • A Naples (Sud), Giorgia Meloni, cheffe de Fratelli d'Italia (FdI) donné à près de 25% dans les intentions de vote, a lancé un tonitruant: "je suis une patriote!"
  • Mais c'est surtout son allié Matteo Salvini, chef de la Ligue (anti-immigrés), qui a occupé l'espace médiatique en exigeant «des  excuses ou la démission» d'Ursula von der Leyen

ROME: L'extrême droite italienne espérait une victoire historique samedi, à la veille de législatives cruciales qui pourraient faire de Giorgia Meloni la première dirigeante d'un parti post-fasciste à conduire le gouvernement d'un pays fondateur de l'Europe communautaire.

Les dirigeants des principales formations politiques ont jeté leurs dernières forces vendredi dans les ultimes réunions électorales de la campagne, le silence politique étant imposé à tous les candidats à partir de 22H00 GMT et jusqu'à la fermeture des bureaux de vote dimanche.

A Naples (Sud), Giorgia Meloni, cheffe de Fratelli d'Italia (FdI) donné à près de 25% dans les intentions de vote, a lancé un tonitruant: "je suis une patriote!".

Mais c'est surtout son allié Matteo Salvini, chef de la Ligue (anti-immigrés), qui a occupé l'espace médiatique en exigeant "des  excuses ou la démission" d'Ursula von der Leyen. Il reproche à la présidente de la Commission européenne d'avoir brandi jeudi aux Etats-Unis la menace de sanctions en cas d'atteintes aux principes démocratiques de l'Union européenne par l'Italie.

Les sondages étant interdits dans les deux semaines précédant le scrutin, les dernières enquêtes créditaient FdI de 24 à 25% des intentions de vote, devant le Parti Démocrate (PD, centre gauche) entre 21 et 22%. Suivent le Mouvement 5 Etoiles (ex-antisystème) de 13 à 15%, la Ligue à 12%, Forza Italia à 8%.

"Je suis préoccupée par le fait que les sondages donnent gagnante la droite, surtout Giorgia Meloni, parce que de ce qu’elle a déclaré sur les droits des femmes, sur les droits des jeunes, sur les droits en général, je prévois un retour en arrière d’au moins cinquante ans", a déclaré à l'AFP-TV Maria Tasca, 27 ans, une étudiante sicilienne.

"Je ne vais pas voter demain car à mon avis aujourd'hui il n’y a pas les personnes justes pour gouverner. A l'avenir, s'il y a quelqu’un de valable, j’irai voter pour lui", assure pour sa part Pasquale Pestrichella, un jeune magasinier de Bari (Sud).

L'abstention pourrait dépasser les 30% lors de ce scrutin, selon les analystes, un chiffre élevé pour l'Italie.

Sur le radar de Bruxelles 

Bruxelles suit avec attention ce scrutin, en particulier sur la question sensible des sanctions contre Moscou et sur les éventuelles tensions qui pourraient naître entre la Commission et un gouvernement ultra-conservateur et souverainiste.

Solidaire de l'Otan depuis le début de l'invasion russe en Ukraine sous la houlette de Mario Draghi, Rome entretient traditionnellement des relations cordiales avec Moscou.

Silvio Berlusconi, le troisième partenaire de la coalition conservatrice avec Forza Italia, a soulevé la polémique en déclarant jeudi soir que Vladimir Poutine avait été "poussé" par sa population à envahir l'Ukraine.

Lorsqu'il était chef de gouvernement, Berlusconi traitait en ami le président russe, qu'il a reçu à titre personnel dans sa villa de Sardaigne et avec lequel il s'est rendu en Crimée après l'annexion de cette péninsule ukrainienne par la Russie en 2014. Devant le tollé suscité par ses derniers propos, il a réaffirmé vendredi sa "loyauté absolue" envers l'Otan et l'UE.

Matteo Salvini, lui, fait pression pour un allègement des sanctions contre Moscou, qu'il juge inefficaces et contre-productives, tout en jugeant "injustifiable" l'invasion de l'Ukraine.

Atlantiste, Giorgia Meloni a en revanche pris des positions claires en faveur du soutien à l'Ukraine, des sanctions contre la Russie et de l'envoi d'armes à Kiev.

Les rapports avec l'UE seront aussi scrutés de près, Mme Meloni alternant des promesses de coopération avec des menaces voilées.

"Nous voulons une Italie forte, sérieuse et respectée sur la scène internationale", prévient-elle.

La coalition droite/extrême droite promet de tenir ses engagements européens. Giorgia Meloni a officiellement enterré son projet de faire sortir l'Italie de l'euro, mais les inquiétudes persistent, d'autant qu'elle vient de réitérer son soutien au régime hongrois dirigé par l'ultranationaliste Viktor Orban.

Elle réclame la renégociation du plan de relance post-Covid italien, financé à hauteur de près de 200 milliards d'euros par l'Europe, pour tenir compte de la flambée des coûts de l'énergie dans la foulée de la guerre en Ukraine.

Or, le déboursement des fonds est lié à une série de réformes dont la mise en œuvre a été scrupuleusement respectée par le gouvernement sortant de Mario Draghi et qui semblent désormais compromises.

Pour Meloni, "la fête est finie", l'Italie "va commencer à défendre ses intérêts nationaux comme le font les autres".