L’Arabie saoudite explore des possibilités de production d’hydrogène avec l’Allemagne pour accroître ses parts sur le marché mondial

L’hydrogène bleu utilise le procédé traditionnel Haber-Bosch pour transformer le gaz naturel en hydrogène, mais il capture les émissions de carbone. (Shuttertstock)
L’hydrogène bleu utilise le procédé traditionnel Haber-Bosch pour transformer le gaz naturel en hydrogène, mais il capture les émissions de carbone. (Shuttertstock)
Short Url
Publié le Jeudi 12 août 2021

L’Arabie saoudite explore des possibilités de production d’hydrogène avec l’Allemagne pour accroître ses parts sur le marché mondial

  • Depuis deux ans, les Allemands sont fortement impliqués dans des discussions sur l’hydrogène avec leurs homologues saoudiens
  • Lundi dernier, le géant Saudi Aramco a déclaré être à la recherche d’accords pour extraire l’hydrogène bleu sur ses marchés principaux

RIYAD: L’Arabie saoudite se tourne vers l’Allemagne pour explorer des possibilités dans le secteur de l’hydrogène. En effet, le Royaume a l’intention de devenir l’un des plus grands producteurs d’hydrogène.

Le gouvernement saoudien a ainsi approuvé la signature d’un protocole d’entente entre le ministère de l’Énergie et le ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie afin d’étudier différentes perspectives dans le secteur de l’hydrogène. C’est ce qu’a déclaré mardi dernier l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Cet accord intervient au moment où le géant pétrolier Saudi Aramco prévoit d’accroître sa production d’hydrogène bleu, tandis que le projet de ville futuriste Neom compte présenter son premier projet d’hydrogène vert en 2025.

Bien que l’accord ait été signé hier, les Allemands, depuis deux ans, sont fortement impliqués dans des réflexions sur l’hydrogène avec leurs homologues saoudiens. Neom dispose déjà d’une équipe composée d’Allemands qui dirigera l’unité d’hydrogène, avec Peter Terium, ancien PDG d’Innogy et de RWE, à la tête du secteur de l’énergie.

Lundi dernier, le géant Saudi Aramco a déclaré être à la recherche d’accords pour extraire de l’hydrogène bleu sur ses marchés principaux en vue d’augmenter sa production. Il y voit un potentiel de croissance important. Aramco est actuellement en négociations avec des acheteurs potentiels au Japon et en Corée du Sud, deux pays qui représenteraient de très grands marchés, précise son PDG, Amin Nasser, au cours d’une conférence avec les investisseurs.

L’hydrogène bleu utilise le procédé traditionnel Haber-Bosch pour transformer le gaz naturel en hydrogène, mais il capture les émissions de carbone, tandis que l’hydrogène vert est fabriqué à partir d’eau et d’énergie renouvelable.

L’hydrogène est converti en ammoniac pour les transports longue distance.

Au mois de septembre de l’année dernière, Saudi Aramco et l’Institut d’économie énergétique du Japon (IEEJ) ont annoncé la première expédition d’ammoniac bleu d’Arabie saoudite vers le Japon.

Cet envoi, réalisé en partenariat avec Saudi Basic Industries Corporation (Sabic), comprenait quarante tonnes d’ammoniac bleu d’excellente qualité pour la production d’énergie zéro carbone.

M. Nasser a également déclaré que Saudi Aramco avait entamé des discussions sur des investissements renouvelables avec le PIF et Acwa Power.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.