L'Espagne entame le renvoi vers le Maroc de quelque 800 migrants mineurs à Ceuta

Des migrants marocains escaladent une falaise alors qu'ils tentent de traverser la frontière entre le Maroc et l'enclave nord-africaine de Ceuta, en Espagne, le 19 mai 2021. (AFP)
Des migrants marocains escaladent une falaise alors qu'ils tentent de traverser la frontière entre le Maroc et l'enclave nord-africaine de Ceuta, en Espagne, le 19 mai 2021. (AFP)
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Publié le Vendredi 13 août 2021

L'Espagne entame le renvoi vers le Maroc de quelque 800 migrants mineurs à Ceuta

  • Des mineurs ont commencé à être escortés par la police vers la frontière vendredi dans la journée, d'après des images diffusées par le média local El Faro de Ceuta
  • L'ONG Save The Children a annoncé vendredi qu'elle allait porter plainte pour tenter de suspendre ces expulsions controversées

MADRID: L'enclave espagnole de Ceuta a entamé vendredi l'expulsion vers le Maroc de quelque 800 migrants mineurs non accompagnés arrivés très nombreux mi-mai, a confirmé une source de la préfecture à l'AFP.

Celle-ci confirme une information avancée par plusieurs médias espagnols annonçant le renvoi de ces jeunes trois mois après leur arrivée, parmi près de 10 000 migrants qui avaient franchi la frontière en deux jours au nord du Maroc, un afflux sans précédent.

Des mineurs ont commencé à être escortés par la police vers la frontière vendredi dans la journée, d'après des images diffusées par le média local El Faro de Ceuta.

D'après la radio Cadena Ser, ces expulsions ont été ordonnées le 10 août par le ministère de l'Intérieur dans un courrier à la préfecture et au gouvernement local.

Cette petite enclave comptait encore près de 820 jeunes en juillet d'après le parquet de Ceuta chargé des mineurs. 

L'ONG Save The Children a annoncé vendredi qu'elle allait porter plainte pour tenter de suspendre ces expulsions controversées.

L'arbitrage sur le renvoi des migrants mineurs prend du temps car chaque cas doit être évalué par les autorités qui déterminent s'il est dans leur intérêt de les renvoyer, le dernier mot revenant à la préfecture.  

Les 17 et 18 mai, Ceuta avait vu arriver entre 8 000 et 10 000 migrants en 48 heures: une vague migratoire inédite à la faveur d'un relâchement des contrôles par Rabat sur fond de crise diplomatique avec Madrid au sujet de l'accueil en Espagne du chef du Front Polisario pour y être soigné.

Parmi eux, quelques 2 500 migrants, tous âges confondus, étaient encore présents dans l'enclave fin juillet, d'après le chef du gouvernement local, Juan Rivas.


Emirats: deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile 

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi
  • "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X

ABOU DHABI: Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.

"L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.

 

 


Expulsion de l'ambassadeur d'Iran: le Hezbollah boycotte une réunion du gouvernement 

Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
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  • Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer
  • Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!"

BEYROUTH: Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision inédite des autorités sommant l'ambassadeur de partir d'ici dimanche, et lui ont demandé de demeurer dans le pays.

En signe de mécontentement, les deux ministres représentant le Hezbollah et les deux autres représentant Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, ont décidé de ne pas se rendre à la réunion du gouvernement, a indiqué à l'AFP un responsable libanais sous couvert d'anonymat.

Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer.

Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!", selon une équipe de l'AFP.

"Nous sommes contre cette décision du gouvernement, qui ne passera pas", dit à l'AFP Elham al-Mokdad, une des protestataires, devant le bâtiment situé à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah bombardé par Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi a pris la décision d'expulser l'ambassadeur pour "ingérence" dans les affaires intérieures libanaises.

"Nous réclamons que l'ambassadeur américain soit expulsé, ainsi que le ministre des Affaires étrangères", affirme une autre manifestante, Farida Noureddine, 43 ans.

La décision d'expulser l'émissaire iranien intervient dans le cadre des pressions des autorités libanaises sur le Hezbollah et son parrain iranien.

Elles ont interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe non-étatique armé, ainsi que la présence et l'action des Gardiens de la Révolution iraniens qui, selon le Premier ministre Nawaf Salam, dirigent les opérations du groupe contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran. L'armée israélienne mène depuis une campagne de frappes aériennes qui a fait plus de 1.000 morts et un million de déplacés.


Le Conseil du Golfe veut participer à toutes les discussions sur la guerre avec l’Iran

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
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  • Le chef du CCG a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe
  • Le Conseil du Golfe a indiqué que ses membres souhaitent être impliqués dans toute discussion sur la guerre avec l’Iran

DUBAÏ : Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi, a accusé jeudi l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe, tout en exhortant à inclure les États du Golfe dans tout effort diplomatique visant à résoudre la crise.

Dans une série de déclarations, Jasem Mohamed Al-Budaiwi a affirmé que l’Iran était responsable de la récente escalade et a averti que ses actions constituaient une menace directe pour la stabilité régionale.

Il a indiqué que des attaques iraniennes avaient visé des raffineries de pétrole en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, qualifiant ces frappes de « systématiques » et dirigées contre des installations énergétiques critiques.

« Nous insistons sur la nécessité d’impliquer les pays du CCG dans toute discussion ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à renforcer leur sécurité et leur stabilité », a déclaré Al-Budaiwi dans une allocution télévisée, ajoutant que si les États du Golfe ont le droit de se défendre, ils privilégient la voie diplomatique.

« La communauté internationale doit adresser un message unifié à l’Iran pour qu’il mette fin à ses attaques », a-t-il ajouté, appelant à une pression mondiale coordonnée pour éviter une nouvelle escalade.

Le secrétaire général a également rejeté toute tentative de redessiner la carte de la région après le conflit, mettant en garde contre toute modification des frontières géopolitiques une fois la crise terminée.

Al-Budaiwi a en outre accusé l’Iran d’exiger des paiements de la part des navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle par laquelle transite une part importante du pétrole mondial.

Le chef du CCG est le premier haut responsable régional à formuler publiquement une telle accusation.

Al-Budaiwi, qui dirige le bloc composé de Bahreïn, du Koweït, d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Riyad. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com