Grèce: le HCR établit un profil des migrants sur les îles pour faciliter leur intégration

Un camp de migrants en Grèce. Photo d'archives AFP
Un camp de migrants en Grèce. Photo d'archives AFP
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Publié le Samedi 14 août 2021

Grèce: le HCR établit un profil des migrants sur les îles pour faciliter leur intégration

  • Sur les îles grecques, les réfugiés et demandeurs d’asile sont les premiers à pouvoir venir en aide aux autres
  • «Vous avez un expert sur place, utilisez-le, d’autant plus que cette personne voit le problème de l’intérieur», a déclaré à l’AFP Mireille Girard, représentante en Grèce du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR)

ATHENES : Ils sont enseignants, peintres, professionnels de santé ou agriculteurs: les demandeurs d’asile arrivent en Grèce avec différentes qualifications, qui peuvent faciliter leur propre intégration et la vie de tous dans les camps, explique le HCR, qui a réalisé une enquête de profilage remise au ministère grec des Migrations.

Sur les îles grecques, les réfugiés et demandeurs d’asile sont les premiers à pouvoir venir en aide aux autres. "Vous avez un expert sur place, utilisez-le, d’autant plus que cette personne voit le problème de l’intérieur", a déclaré à l’AFP Mireille Girard, représentante en Grèce du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).

Lors de la crise sanitaire et pour la campagne de vaccination, "le HCR a mobilisé tous les réfugiés et demandeurs d’asile avec un profil médical de façon à ce qu’ils disséminent de façon plus crédible l’information sur le Covid", a ajouté la responsable, en commentant le rapport du HCR intitulé "Des talents derrière les chiffres".

C'est le cas d’Abdoulaye Amadou, demandeur d’asile venu du Cameroun en novembre 2019, dont le profil est dressé dans le rapport du HCR. Diplômé d'un bachelor en management, il commence à apporter son aide peu après son arrivée, en tant qu'interprète au sein des groupes médicaux à Lesbos.

Il fait partie des nombreuses personnes dans les camps des îles qui ont contribué à expliquer la pandémie et les gestes barrières. Aujourd’hui, il participe à la campagne de vaccination, précise le rapport dont l'AFP a obtenu une copie. 

"C’est important pour la perception que les réfugiés ont d’eux-mêmes et la confiance en leur avenir", ajoute Mireille Girard.

Car avant de fuir guerres et misère, de tout abandonner dans leur pays et de traverser la mer pour arriver dans une culture inconnue, les migrants avaient une vie, un métier et une expérience qui peuvent être "apportées à leur propres communautés ainsi qu'au marché du travail grec", souligne le rapport. 

«Gagnant-gagnant»

Une situation "gagnant-gagnant" pour les réfugiés et leurs hôtes, estime le HCR, qui dit vouloir "guider" et "soutenir la politique d'intégration" de la Grèce, en fournissant ces données sur le niveau d'éducation et l'expérience professionnelle des demandeurs d'asile.

Et de citer aussi Loghman, réfugié d'Iran, qui a ouvert sa propre pâtisserie à Thessalonique, la deuxième ville de Grèce. Ou encore Safar, tailleur couturier en Irak, qui à Trikala, au centre du pays, a fabriqué des masques pour les locaux et les réfugiés quand la pandémie a frappé la Grèce.

Entre avril et mai 2021, le HCR a réuni le niveau d'éducation et le profil de plus de 7.000 migrants sur les îles de Lesbos, Chios, Samos, Kos, Leros, Rhodes et Tilos, un travail que l'agence onusienne s'apprête aussi à réaliser dans les camps du continent grec.

Selon ce rapport dressé en juin et remis ensuite au ministère des Migrations, 86% des demandeurs d'asile interrogés ont un niveau d'éducation moyen ou supérieur. Le spectre des compétences est large, en majorité dans le commerce, l'industrie, l'exploitation minière, l'agriculture et l'alimentaire. Parmi eux, il y a aussi nombre de médecins, avocats, enseignants et comptables.

Principale porte d’entrée de l’Europe pendant plusieurs années, la Grèce connaît un nombre décroissant d'arrivées sur son sol, à 4.338 cette année selon les chiffres du HCR actualisés au 1er août, loin derrière l'Espagne et l'Italie.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.