Les grands magasins parisiens vont exiger le pass sanitaire dès lundi

Le président du directoire du groupe Galeries Lafayette, Philippe Houze (R), parle pendant que le directeur général des Galeries Lafayette, Nicolas Houze, écoute lors d'une conférence de presse à Paris le 31 août 2017.  (ERIC PIERMONT / AFP)
Le président du directoire du groupe Galeries Lafayette, Philippe Houze (R), parle pendant que le directeur général des Galeries Lafayette, Nicolas Houze, écoute lors d'une conférence de presse à Paris le 31 août 2017. (ERIC PIERMONT / AFP)
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Publié le Samedi 14 août 2021

Les grands magasins parisiens vont exiger le pass sanitaire dès lundi

  • Les cinq grands magasins parisiens (Galeries Lafayette, Printemps, BHV, Le Bon Marché et la Samaritaine) vont instaurer le contrôle du pass sanitaire à partir de lundi, a annoncé samedi la préfecture de police
  • Dans le Val-de-Marne voisin, huit centres commerciaux dont Belle Epine (Thiais), ainsi que deux magasins Ikéa, seront également concernés, selon un arrêté du préfet. Mais pas le centre Créteil Soleil

PARIS: Les cinq grands magasins parisiens (Galeries Lafayette, Printemps, BHV, Le Bon Marché et la Samaritaine) vont instaurer le contrôle du pass sanitaire à partir de lundi, a annoncé samedi la préfecture de police.

A ces enseignes très prisées des touristes s'ajoutent les centres commerciaux parisiens Italie 2, Centre Beaugrenelle et Vill'up mais aussi le centre commercial Aéroville à proximité de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, tous disposant d'une surface de plus de 20.000 m2.

Ces 9 centres commerciaux "devront exiger un passe sanitaire valide auprès de leurs clients ainsi que le port du masque", précise le communiqué.

"Les emprises des trois aéroports parisiens" (Roissy, Orly et Le Bourget) devront également vérifier les pass sanitaires, alors que jusqu'à présent ils étaient seulement exigés pour prendre l'avion.

Dans le Val-de-Marne voisin, huit centres commerciaux dont Belle Epine (Thiais), ainsi que deux magasins Ikéa, seront également concernés, selon un arrêté du préfet. Mais pas le centre Créteil Soleil.

La mesure est prise à Paris, selon la préfecture, "dans un souci de cohérence et d'harmonisation sur l'agglomération parisienne" et "en concertation avec les préfets de la Seine Saint Denis, du Val de Marne et des Hauts de Seine".

Les préfets de Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine n'avaient toutefois pas encore publié d'arrêté samedi après-midi.

Mercredi le gouvernement a étendu l'usage du pass sanitaire aux commerces de plus de 20.000 m2 aux départements ayant un taux d'incidence supérieur à 200 pour 100.000 habitants sur une semaine.

"A Paris, si le taux d'incidence global reste légèrement en-deçà de 200 pour 100.000 habitants, il est largement supérieur dans les classes d'âge de 10 à 39 ans (343 dans la tranche d'âge de 20 à 29 ans)", justifie la préfecture.

Au total, 104 centres et grands magasins de plus de 20.000 m2 seront concernés par le contrôle du pass sanitaire à partir de lundi en métropole, selon un décompte établi samedi par l'AFP sur la base d'arrêtés préfectoraux, quasiment tous dans la moitié sud de l'Hexagone et en région parisienne.

La décision d'instaurer un pass sanitaire reste entre les mains des préfets qui, selon la loi validée la semaine dernière par le Conseil constitutionnel, ne peuvent le faire si cela compromet "l'accès des personnes aux biens et services de première nécessité ainsi qu'aux moyens de transport".


Mélenchon considère Borne comme une «libérale jusqu'au bout des ongles»

Le leader du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lors d'une conférence de presse à Paris, le 19 mai 2022 (Thomas SAMSON / AFP).
Le leader du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lors d'une conférence de presse à Paris, le 19 mai 2022 (Thomas SAMSON / AFP).
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  • «Mme Borne a un casier de maltraitance sociale extrêmement chargé. Elle est libérale jusqu'au bout des ongles et elle va au bout de sa logique», a déclaré le chef de file LFI Jean-Luc Mélenchon
  • A ce titre, le leader insoumis a notamment rappelé que la nouvelle cheffe du gouvernement avait «changé le régime d'allocation chômage»

PARIS : Jean-Luc Mélenchon a considéré dimanche qu’Élisabeth Borne était "libérale jusqu'au bout des ongles", ironisant sur les commentaires visant à dépeindre la nouvelle Première ministre comme une femme de gauche.

"Mme Borne a un casier de maltraitance sociale extrêmement chargé. Je ne lui fais pas un procès d'intentions. Je pense que c'est une femme cohérente. Je la respecte. Elle est libérale jusqu'au bout des ongles et elle va au bout de sa logique", a déclaré le chef de file LFI au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

A ce titre, le leader insoumis a notamment rappelé que la nouvelle cheffe du gouvernement avait, dans ses précédents portefeuilles ministériels, "aboli le statut des cheminots" ou encore "changé le régime d'allocation chômage".

Alors que l'exécutif s'apprête à dévoiler de nouvelles mesures anti-inflation, M. Mélenchon, qui souhaite que les prochaines élections législatives lui permettent d'accéder à Matignon, a balayé les propositions de l'actuelle majorité pour tenter d'enrayer la hausse des prix.

En référence au chèque alimentation annoncé par l'exécutif, M. Mélenchon a considéré qu'il n'était "pas la réponse" sans pour autant le refuser en bloc. 

"Il y a des moments où c’est bien qu’il y ait des chèques (...) mais ce n'est pas la réponse", a déclaré M. Mélenchon car c'est "le trésor public qui alimente le trésor privé". 

"Je suis pour le blocage des prix", a-t-il rappelé, insistant pour trouver la solution qui permettra d'arrêter "la spirale inflationniste" en particulier sur les carburants et les prix de l'énergie. 


Retraites : Borne fait le voeu de «ne pas mentir» aux Français

La Première ministre française et candidate à la députation Elisabeth Borne visite une ferme laitière à Bernières-le-Patry, le 21 mai 2022, lors d'une visite de campagne dans la 6e circonscription du Calvados (Photo, AFP).
La Première ministre française et candidate à la députation Elisabeth Borne visite une ferme laitière à Bernières-le-Patry, le 21 mai 2022, lors d'une visite de campagne dans la 6e circonscription du Calvados (Photo, AFP).
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  • La Première ministre Elisabeth Borne défend dimanche dans le JDD le projet de réforme des retraites
  • Pour la Première ministre annoncer aux Français qu’ils vont travailler moins, brandir la retraite à 60 ans, c’est leur mentir

PARIS: La Première ministre Elisabeth Borne défend dimanche dans le JDD le projet de réforme des retraites, insistant sur son voeu de "ne pas mentir" aux Français.

"Ceux qui voudraient faire croire (que la réforme des retraites) n’est pas indispensable ne disent pas la vérité aux Français", affirme la cheffe du gouvernement.

Emmanuel Macron a proposé pendant la campagne présidentielle de "décaler l'âge légal" de départ à la retraite "de 4 mois par an" pour le porter "en 2031 à 65 ans", avec un dispositif de "carrières longues" et un autre de "pénibilité".

"L’enjeu, pour notre pays, est d’assurer la force de notre modèle social, de poursuivre le progrès social et d’investir, notamment dans la santé et l’éducation", plaide Mme Borne : "Le président de la République a pris des engagements clairs : ni hausse d’impôts, ni augmentation de la dette. Or, nous vivons de plus en plus longtemps, le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités diminue… Si on veut préserver le système de retraite par répartition, auquel nos concitoyens sont attachés, il faudra progressivement travailler un peu plus longtemps".

La retraite à 65 ans "n’est pas un totem", assure-t-elle, "mais il faut assurer le financement de notre modèle social. Et annoncer aux Français qu’ils vont travailler moins, brandir la retraite à 60 ans, c’est leur mentir. C’est ce qu’a fait le RN pendant des années. C’est aussi une mesure que l’on retrouve dans le programme de la Nupes et qui n’est pas crédible. Les promesses façon +demain, on rase gratis+, les Français n’y croient pas. Moi, je ne leur mentirai pas.".


France: manifestation contre un projet d'usine d'un groupe danois, jugée polluante

Cette vue générale montre une brume de pollution sur Lyon, dans le sud-est de la France, le 15 octobre 2021. (Photo, AFP)
Cette vue générale montre une brume de pollution sur Lyon, dans le sud-est de la France, le 15 octobre 2021. (Photo, AFP)
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  • Le projet avait pourtant reçu un avis défavorable après une enquête publique concluant aux nuisances du site, liées notamment à son impact environnemental
  • Samedi, 400 à 500 manifestants ont critiqué une usine «qui serait une des plus polluantes de France» et dénoncé un «déni de démocratie»

LILLE : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi dans le nord de la France contre un projet d'une usine de laine de roche du géant danois Rockwool, dénonçant notamment la pollution de l'air qu'il génèrerait.

Leader mondial de la fabrication d'isolants en laine de roche, Rockwool a été autorisé l'an dernier de la préfecture de l'Aisne à exploiter l'usine à Courmelles, un village au sud de la ville de Soissons, dans le département de l'Aisne.

Le projet avait pourtant reçu un avis défavorable après une enquête publique concluant aux nuisances du site, liées notamment à son impact environnemental dans ce département essentiellement rural.

Samedi, 400 à 500 manifestants ont critiqué une usine "qui serait une des plus polluantes de France" et dénoncé un "déni de démocratie" mais aussi la production d'un produit utilisé pour l'isolation thermique "non durable, non recyclable, déjà obsolète", selon le collectif d'opposants Stop Rockwool.

Le conseil municipal de Courmelles s'est lui aussi prononcé, à l'unanimité, contre cette implantation, tout comme de nombreux riverains et un collectif de médecins qui alerte sur le rejet de substances toxiques dans l'atmosphère (particules fines, ammoniac, acide chlorhydrique...).

Dans ce bras de fer, les deux parties ont saisi le tribunal administratif.

Les associations s'opposant au projet ont déposé des recours contre l'arrêté préfectoral en juillet 2021 tandis que la préfecture de l'Aisne et la société Rockwool ont attaqué l'arrêté municipal refusant le permis de construire.

Sur son site internet, Rockwool explique transformer une ressource naturelle abondante en des produits qui répondent aux "plus grands défis de notre monde" en améliorant les performances thermiques des bâtiments.